jeudi 28 février 2013

Dôme tome 2 de Stephen King

Année d'édition : 2011
Edition: Albin Michel
Nombre de pages : 566
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : "Le dôme : personne n'y entre, personne n'en sort"















J'avais bien hâte de me plonger dans la suite de ce dyptique dont j'ai adoré le premier tome ! Autant dire que lorsque j'en eu envie et qu'en plus l'occasion s'est présentée d'en faire une LC, je n'ai pu que sauter sur l'occasion.
Nous retrouvons donc nos personnages à l'intérieur du Dôme et la situation s'aggrave puisque Jim Rennie renforce son emprise sur les habitants afin d'avoir le contrôle complet de la ville. Dale Barbara est toujours en prison, accusé du meurtre de 4 personnes et les habitants commencent à le croire coupable, souhaitant même son exécution.

Je ne vais pas en dire davantage pour ne pas vous spoiler ce second tome, mais je l'ai dévoré du début à la fin, prenant sur mon temps de sommeil pour découvrir avec hâte le sort que réservait l'auteur à nos héros. J'ai été complètement séduite comme toujours par le style de Stephen King qui parvient toujours à glisser de l'humour noir dans ses romans au pire moment et qui nous transforme carrément en spectateurs de cette étrange situation en nous promenant un peu partout en ville, décrivant de-ci de-là ce qu'il s'y passe. Du coup on se sent comme un voyeur, là à tout regarder, à fouiner chez les uns et les autres. Peu à peu le roman prend une tournure dramatique qui m'a mis les larmes aux yeux et a presque réussi à me faire pleurer, et rien qu'en y repensant... Wahou ! J'ai donc pris une claque extraordinaire avec cette suite à la hauteur du premier et même si l'explication donnée ne satisfera pas tout le monde, moi elle me va et me suffit complètement puisqu'au fond il ne pouvait mieux choisir.

Lire Stephen King demande à ne pas être cardiaque, à ne pas attendre de véritable Happy End et d'accepter de voir des personnages odieux profiter des plus faibles et faire souffrir les autres. Aussi ce second opus réserve bon nombre de morts tragiques et de "héros" qui tentent de survivre en sachant qu'ils dépendant tous de la ville, du dôme et de ceux qui en sont à l'origine. On en voit qui change de personnalité pour se fondre dans la foule et ne pas devenir une victime du complot de Jim Rennie et de sa nouvelle police qui, il faut l'avouer, abuse de ses fonctions et s'en donne à coeur joie sur les habitants pour laisser parler leur part sombre et profiter des autres afin de se valoriser. La plupart de ses nouvelles recrues sont des gamins lâches qui n'ont jamais tenu une arme, mais qui sont fiers qu'on ait fait appel à eux. Du coup il ne faudra pas s'attendre à ce qu'ils soient doux et protecteurs avec les autres.

Dôme c'est un roman qui vous gifle tant c'est écrit avec brio. Personnellement j'en suis complètement fan et du coup j'attends la série avec impatience, en espérant que rien ne sera oublié ni trop ajouté.

Certains passages sont juste époustouflant comme l'explosion par exemple qui m'a scotchée et m'a mis les larmes aux yeux ou la lutte de Olly Dinsmore qui franchement mérite une médaille pour ce qu'il va endurer et la manière dont il va se battre et seul en plus.

Bref, Dôme tome 2, j'ai adoré, kiffé, je l'ai dévoré et Wahou j'en redemande ! Ma seule frustration c'est que ça y est, je l'ai fini !






mardi 26 février 2013

La prophétie de Glendower, tome 1 de Maggie Stiefvater

Année d'édition : 2013
Edition : Black Moon
Nombre de pages : 452
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Depuis l’enfance, Blue entend dire qu’elle tuera la mort de l’homme de sa vie… d’un simple baiser. Elle a donc résolu de ne jamais tomber amoureuse, ainsi le problème est réglé, la prophétie annulée. Pourtant, quand elle se voit entraînée dans le groupe des Corbeaux, elle se met à douter. Car, à la tête de cette bande de riches étudiants, se trouve Gansey. Or récemment l’esprit de Gansey est apparu à Blue. Depuis, elle ne cesse de se remémorer la prophétie : « Il n’y a que deux raisons pour lesquelles un esprit peut apparaître à un non-voyant à la veille de la Saint-Marc, Blue. Tu dois être soit l’amour de sa vie, soit la cause de sa mort. »




Blue est une jeune fille entourée d'une famille de médium. Depuis son enfance, elle sait grâce à eux qu'elle tuera celui qu'elle aime si elle l'embrasse. Mais quelle sera vraiment la cause de son décès ? Accident, meurtre d'un amoureux jaloux ? Toutes les hypothèses semblent plausibles. Lorsqu'elle fait la connaissance de l'esprit de Gansey, ses proches lui apprennent que c'est lui qu'elle tuera si elle l'embrasse. Dès lors, Blue ne cherchera plus qu'à rencontrer le jeune homme pour mieux se protéger de lui, mais surtout le protéger lui.
Gansey est un jeune étudiant riche qui vit sa vie avec insouciance, mais surtout qui est obnubilé par la découverte du corps de Glendower, un roi endormi dans un endroit magique et qui réalise les voeux de quiconque parvient à le réveiller. Lorsqu'il fait la connaissance de Blue, la jeune fille décide de l'aider dans sa quête accompagnée des amis de Gansey, Adam, Ronan et bien d'autres. Blue veille cependant à ne pas trop approcher Gansey et se laisse un peu séduire par Adam, le plus calme et timide d'entre eux.

Le style particulier de Maggie Stiefvater ici ne m'a vraiment pas emballée. Il a rendu ma lecture fastidieuse et longue. Dans les loups de Mercy Falls, me semblait que le style était beaucoup plus fluide, plus travaillé, plus agréable. Alors soit il s'agit ici d'un changement de traducteur ce qui ne fonctionne pas, soit l'auteur a véritablement voulu faire autre chose de son style et se montrer d'une autre manière et ça ne fonctionne absolument pas.

Bon nombre des tournures de phrases étaient indigestes au point de me faire relire la phrase plusieurs fois avant de vraiment la comprendre et du coup forcément, mon attrait pour l'histoire s'est vu diminué. Déjà je n'ai hélas pas été séduite par les descriptions qui manquent beaucoup dans ce roman. Là tout est trop mystérieux, trop peu expliquée pendant plus de la moitié du roman j'étais dans le flou, à me poser mille et une questions et lorsque le peu de réponses est donné, cela n'a pas suffi à me convaincre.
Un autre point faible, c'est la lenteur des événements. C'est trop long à se mettre en place, on nage en plein brouillard, on ne fait que suivre la vie de Blue et de Gansey un peu à la manière des héros de la saga des loups de Mercy Falls, même si ici j'ai trouvé les personnages trop lisses et plats. Aucun ne m'a plu, ils sont tous assez ennuyeux et surtout ils se croient pour la plupart supérieurs du fait qu'ils ont beaucoup d'argent. Par exemple le fait que Gansey ne cesse d'appeler Blue Jane parce que selon lui le prénom lui va mieux, on ressent bien là un caprice d'enfant riche. Cela fait donc deux éléments qui n'ont pas aidé à me faire apprécier ce roman. Certes, je suis difficile en littérature jeunesse, mais je repense à 40 jours de nuits par exemple, là j'avais été vraiment séduite et du coup j'aimerais que tous les romans YA soient de ce niveau-là ^^ .

Maintenant, je dois bien avouer qu'il n'y a pas que des points négatifs à ce roman. Même si je n'ai pas été séduite, je dois bien avouer que la quête pour retrouver Glendower est intéressante et a fait que je puisse terminer ce roman ( il est rare que je ne les finisse pas, de toute façon). La mythologie autour de ces rois endormis et des lignes de Lay m'a bien plu et c'est dommage que l'auteur n'ait pas fignolé davantage tout ce qui tourne autour de ça pour rendre le roman plus attrayant.

D'ailleurs, on parle d'une histoire d'amour qui finira mal, mais je n'ai pas vraiment vu de romance dans ce premier opus, même si Adam tombe sous le charme de Blue et que cette dernière est assez proche de lui, elle garde tout de même beaucoup ses distances surtout avec Gansey, du coup on ne peut pas vraiment parler de romance.

Au final, les bases étaient bonnes pour en faire un roman passionnant, mais l'auteur n'a pas approfondi suffisamment les personnages et leur relation pour vraiment charmer le lecteur. Je ne doute pas cependant que ce premier tome trouvera ses lecteurs !

Ma note :






vendredi 22 février 2013

The Earl and the Fairy tome 3 de Ayuko

Année d'édition : 2013
Edition : Glénat (Shôjo)
Nombre de pages : 192
Public visé : tout public
Quatrième de couverture :
Désormais officiellement recrutée comme docteur en féerie au service de la famille du comte Ashenbert, Lydia enquête sur la disparition d’une jeune baronne. Derrière cette affaire, se cache une agate appelée “l’œuf féerique” ainsi que l’ombre d’un mauvais esprit : “l’homme de brume”. Le passé obscur d’Edgar ne semble pas étranger à cette affaire. Dans le même temps, Rosalie, une jeune fille aussi coquette que fière d’elle, prend Lydia pour sa rivale afin de conquérir le cœur d’Edgar. Ainsi commence la vie londonienne de Lydia, plus que jamais riche en péripéties !







Lydia est désormais officiellement docteur en féérie pour le comte Ashenbert, depuis qu'il a pu retrouver l'épée, grâce à elle. Cependant, aucun client ne semble se précipiter pour demander ses services. Lydia désespère d'être prise au sérieux et lorsqu'elle se fait agresser par un homme sorti de nulle part et accompagné de chiens, elle est secourue par Raven. La chance semble enfin lui sourire lorsque Mme Marl fait appel à elle pour retrouver Doris, une jeune fille de seize ans qui a disparu et semblait terrorisée par l'homme de brume. Très vite, Lydia accepte de mener son enquête et découvre que le comte Ashenbert en sait plus qu'il ne l'affirme sur cette étrange disparition.

Une fois de plus je suis littéralement conquise par cette série. Ce troisième opus est toujours aussi agréable à lire avec une réelle fluidité de ses plans et c'est avec délice qu'on plonge dans la suite des aventures de Lydia. On la retrouve aussi pétillante que dans les tomes précédents et on ressent une petite évolution entre le comte et elle, même si rien de vraiment concret à l'horizon. Le dessin est très doux, soigné et correspond à merveille avec l'histoire féérique que nous conte Ayuko.

Ici nous sommes face à une disparition qui ne doit rien au hasard et Lydia, grande naïve qu'elle est va vite découvrir qui en est à l'origine sans pour autant se protéger de cette créature magique qui semble vouloir se jouer des Humains pour satisfaire son maître, personnage encore inconnu, et qui je pense, nous sera dévoilé dans la suite de cette saga. Si cette saga me plaît autant, c'est qu'elle est légère et chaque fois nous étonne un peu plus. Ici par exemple j'ai été étonnée par la tournure des événements. Lydia devient une proie pour une fée et même si elle connait l'identité du coupable, elle pense pouvoir calmer les choses avec son naturel et sa douceur, à des dépens.

Je risque de me répéter, mais je suis fan des expressions de visages des personnages de ce manga. Ce n'est pas trop déformé et pourtant ça peut faire sourire le lecteur. Les fées sont d'ailleurs très amusantes aussi et souvent très laides excepté le compagnon de Lydia, toujours sous sa forme de chat.

Je me demande vraiment ce que nous réserve le quatrième et dernier tome de cette série enchanteresse puisqu'on sent la fin proche ! Hélas!



mercredi 20 février 2013

Le monde de la chasseuse de la nuit, tome 1 : La première goutte de sang de Jeanienne Frost

Année d'édition: 2011
Editions : Milady
Nombre de pages : 300
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
La nuit n'est pas sûre pour les mortels. Denise MacGregor ne sait que trop bien ce qui rôde dans l'ombre : sa meilleure amie Cat est une demi-vampire et elle est poursuivie par un démon changeforme. Sa survie dépend désormais d'un immortel que ses charmes ne laissent pas insensible. Il s'agit de Spade, un vampire vieux de plusieurs siècles aussi puissant que mystérieux. Denise éveille son désir, mais Spade sait qu'il doit réfréner ses fantasmes face au cauchemar qu ils affrontent tous les deux... Car à la première goutte de sang versée, ils seront tous deux perdus.






Denise fuit le monde de la nuit depuis que son époux est mort assassiné pendant une guerre entre vampires. Même si sa meilleure amie, Cat est une hybride, moitié humaine, moitié vampire, Denise ne peut se résoudre à leur pardonner la perte de l'homme qu'elle aimait. Lorsque son cousin fait appel à elle, car un démon est à leur trousse à cause de l'un de ses ancêtres, Denise n'en peut plus. Elle qui tentait de reprendre une vie normale se voit contrainte de faire appel à Spade, un maître vampire vieux de plusieurs siècles pour l'aider à répondre à la requête du démon, sans quoi tous ses proches mourront et elle-même sera condamnée. Ce qu'elle n'avait pas envisagé, c'était que ce vampire allait éveiller en elle un désir qu'elle pensait éteint.

Chasseuse de la nuit est l'une de mes sagas favorites en bit-lit. C'est une série que je suis avec toujours le même plaisir. Ya quelque chose de très addictif dans ce qu'écrit cet auteur et je ne saurais vous dire quoi puisque pourtant, soyons francs, dans ce spin off, je n'ai pas vraiment eu de surprise quant à la tournure de la relation Spade/Denise. En fait, je sais que quand je vais lire un roman de Jeaniene Frost, je vais me détendre et éprouver beaucoup de plaisir à suivre les péripéties de ses héros. J'ai donc dévoré ce premier tome de la série spin off de chasseuse de la nuit, à lire après le tome 4 puisque sinon vous aurez des spoilers et avant le tome 5 pour apparemment comprendre les changements et nouveaux couples de la saga. (Ainsi que les nouvelles natures de nos personnages qui vous réservent quelques surprises.)

Dans ce premier spin off donc, on retrouve les ingrédients de la première saga : de l'action, de l'amour, du sexe, des rebondissements, des personnages attachants et détestables et un soupçon d'humour pour saupoudrer le tout. Du coup forcément, ça marche, au moins sur moi, qui ne suis pourtant pas une grande amatrice de bit-lit du fait de la multitude de sagas disponibles et qui nous font perdre la tête. Alors forcément, j'attendais beaucoup de ce spin off et même si j'ai trouvé que la relation Spade/Denise devenait bien vite mielleuse, je n'ai pas pu m'empêcher d'être ravie de voir leur relation prendre cette tournure-là.

Le premier point positif c'est donc de nous permettre d'apprendre à connaitre Denise, la meilleure amie de Cat, qui devient à son tour une héroïne dont dépend la vie d'innocents. En sachant qu'elle est humaine, la tâche sera plus difficile pour elle, mais son sac est grand et plus d'un tour s'y trouve. J'ai beaucoup aimé cette jeune femme qui au fond se retrouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment et qui hélas ne s'en sort pas toujours sans blessure. Elle perdra tout de même son époux et s'éloignera de ses proches pour ne pas avoir à subir de nouveau cette souffrance. On peut donc s'identifier à elle et comprendre ses blessures et le dégoût qu'elle éprouve pour les vampires et autres monstres. J'ai été séduite également par sa nouvelle nature, qui n'a rien à envier aux vampires!

Le second point positif c'est que Cat et Bones font une longue apparition vers la moitié du roman pour aider Denise à lutter contre le démon et contre elle-même. Ils sont fidèles à eux-mêmes, tels qu'on les a connus dans la série chasseuse de la nuit et même si leurs rôles sont secondaires, on est ravi de les retrouver. Le nouveau démon d'ailleurs est aussi ingénieux puisque cela évite de trop sombrer dans la guerre des vampires comme pour les tomes de la série dont c'est tiré.

Il n'y a pas de défaut me demanderez-vous ? Et bien si, mais j'ai quand même adoré ma lecture ^^.
Par exemple, la relation Spade/Denise est vite mielleuse comme je n'aime pas avec des « je t'aime » à tout bout de champ, des câlins trop longs et des répliques dignes des films à l'eau de rose. Relation vraiment prévisible et qui donc ne m'a pas étonné ^^.

Au final, ce spin off est une bonne idée pour nous permettre de mieux connaitre certains personnages un peu effacés dans la première saga et qui pourtant sont intéressants et transforment la suite de la saga originelle.





lundi 18 février 2013

Petits Goûters entre amies de Louise Millar

Année d'édition : 2013
Edition : presse de la cité
Nombre de pages : 404
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Vous confiez toujours vos enfants à vos amies, vos voisines, tout le monde le fait. Jusqu'au jour où ...

Callie et Suzy sont voisines et, malgré leurs différences, inséparables. La première, divorcée, élève seule sa petite fille. La seconde, mère épanouie de trois enfants, est mariée à un homme riche et séduisant : en apparence, une famille heureuse, parfaite ... En apparence ... C'est alors qu'une nouvelle voisine emménage. Fragile, bizarre, elle cache un lourd passé. D'ailleurs, elle vient juste de commencer un nouveau travail. A la garderie de l'école des petits voisins ...

Un suspense psychologique chez les Desperate Housewives de Londres !


Callie est une jeune mère célibataire qui élève seule sa fille de cinq ans atteinte d'une maladie depuis sa naissance. Le père de la fillette qui travaille très loin n'est guère présent. Très rapidement, Callie se lie d'amitié avec Suzy, sa voisine américaine et elles font tout ensemble. Suzy qui est elle aussi mère de trois jeunes garçons et dont l'époux est très absent de sa vie, car toujours prit par le travail. Lorsque Déborah et son époux arrivent et emménagent à côté de chez Callie, les ennuis commencent. Entre mensonge, trahison, faux-semblant, passé douteux, les nerfs de nos héros seront mis à rude épreuve. Comment Callie va-t-elle parvenir à démêler le faux du vrai ?

Petits goûters entre amies est un roman qui très vite m'a attirée. J'avais envie d'une lecture divertissante et rafraichissante, aussi ce fut pile la lecture qu'il me fallait.

La particularité de ce thriller c'est qu'il nous est raconté via trois visions différentes, ce qui augmente le suspense. On suit l'histoire via Callie et on est dans sa peau avec une utilisation judicieuse de la première personne et au travers de Debs (Déborah) et Suzy à la troisième personne puisque ce sont ces deux femmes qui dirigent l'intrigue et les rebondissements. Je m'attendais à un meurtre durant ma lecture, mais je me suis trompée puisque c'est davantage le côté psychologique mis en avant et le fait de vraiment connaître les gens qui nous entourent. Aussi le roman met un peu de temps à se lancer, le temps de préparer le terrain et de nous familiariser avec la vie de nos héroïnes et leur caractère qui ressemble fortement aux si connus desperate housewives.

Le seul défaut que je reprocherais à l'intrigue, c'est qu'elle est assez lente et donc on va davantage suivre le quotidien de ces mères qui élèvent leurs enfants ou femmes qui tentent de cacher un lourd secret. Par exemple Suzy qui peu à peu nous révèle une personnalité ambiguë et dérangeante, très possessive avec ses proches et très malheureuse dans sa vie de couple. On va suivre sa descente dans la folie très lentement ce qui va d'une certaine manière renforcer l'incrédulité des lecteurs, qui ne s'attendent pas du tout à ça de sa part. Callie aussi va connaitre une descente aux enfers avec sa petite fille, qui est malade et qu'elle protège peut-être trop, au point de l'empêcher de vivre sa vie d'enfant.

C'est donc davantage un roman féminin que nous offre l'auteur puisqu'ici le portrait des hommes n'est pas très positif. Ils sont dépeints comme des lâches, des infidèles qui n'assument que rarement leurs erreurs pour le plus grand malheur de leurs épouses.

Petits goûters entre amies est donc un bon roman qui possède un tas d'ingrédients qui lui fera très vite trouver ses lecteurs. À réserver cependant aux lectrices qui se retrouveront davantage en chacune de ses femmes, plutôt qu'aux hommes qui risquent de s'ennuyer ferme.

Ma note :




 

samedi 16 février 2013

La Famille York, tome 1 : Coeur rebelle de Victoria Dahl

Année d'édition : 2012
Edition: milady
Nombre de pages : 347
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Dans l’Angleterre du XIXe siècle, Marissa York est une jeune fille de bonne famille, qui par son caractère un peu trop rebelle se retrouve compromise, après une embarrassante fin de soirée… Son frère, Aidan, lui trouve un prétendant de secours en la personne de Jude Bertrand qui, séduit par le côté impétueux de la demoiselle, se propose de l’épouser afin de sauver sa réputation. Cette idée n’est cependant pas du goût de l’intéressée, qui estime que Jude n’est pas l’homme idéal… Certes, ce n’est pas un gentleman : sa carrure imposante et ses traits grossiers peuvent effrayer de prime abord. Cependant, les opinions et les sentiments peuvent changer…






Marissa est une jeune femme de bonne famille qui n'a cependant pas sa langue dans sa poche et qui aime séduire les gentlemen en espérant en trouver un à épouser qui soit un peu comme elle. Cependant, un soir où elle a un peu trop bu de vin, la belle se voit compromise par l'un de ses prétendants et qui va lui faire perdre sa virginité. Déjà déçue de la manière dont s'est déroulée sa première fois, Marissa n'est pas au bout de ses surprises lorsque son frère, le baron, les surprend tous deux dans cette situation. Peter White va alors tout faire pour épouser la jeune femme qui, il est possible, attend son enfant. Mais la demoiselle refuse d'épouser cet homme qui n'a pas su la satisfaire et qui s'est joué d'elle. Lorsque Jude Bertrand, un ami de son second frère se propose de se faire passer pour son fiancé jusqu'à ce qu'on sache si elle est enceinte ou non, Marissa va découvrir que se fier aux physiques des gens n'est pas important.

Les romances historiques ne sont pas mon fort. J'en lis très peu de peur de m'ennuyer. Cependant, je dois bien avouer que j'ai été séduite par ce roman. (Tout comme je l'ai été par la belle du Mississippi).

Victoria Dahl nous emmène au coeur d'une famille de haute classe qui offre de beaux bals et autres réceptions de luxe. Cette famille est constituée de plusieurs membres tous plus troublants les uns que les autres. Il y a Edward, le frère ainé et baron des terres qui dirige d'une main de maitre la vie de sa soeur Marissa. Il sera le premier spectateur de la situation délicate dans laquelle sera mise sa soeur, et il tentera de taire les ragots au plus vite pour la protéger. On le sent protecteur, mais également très farouche avec les femmes puisqu'aucune ne lui plaira réellement. C'est un homme qui est bon et qui aime pouvoir contrôler ses actes et ceux des autres avec une certaine justesse. Il y a également la baronne, mère de Marissa ( dont je ne me souviens plus le prénom) et qui au final ne sert pas à grand chose à part donner un ton mélodramatique à l'histoire puisque la plupart du temps, elle ne fait que tomber évanouie dans un fauteuil devant le comportement de sa fille. Aidan, le second frère de Marissa apparaît davantage comme un homme froid et meurtri depuis un tragique accident qui lui a brisé le coeur. Il en est devenu le personnage que tout le monde craint et contre lequel personne n'ose élever la voix. Nous avons également Harry le cousin qui est timide et est toujours témoin de ce qu'il ne devrait pas.

La panoplie donc de personnages secondaires m'a beaucoup plu. Il y en a bien d'autres, mais moins important et qu'on ne voit pas aussi souvent que la famille de Marissa qui va vraiment nous amuser. Parlons maintenant de notre héroïne et du couple improbable qu'elle va former avec Jude. Marissa qui n'est pas non plus une jeune femme très prude puisqu'elle ne peut s'empêcher de séduire et de rechercher la passion chez les hommes. Même si elle n'offre pas son corps à tout va, elle recherche quelque chose de précis et lorsqu'elle commet l'erreur de s'offrir à l'un de ses prétendants, elle est tout d'abord déçue de n'avoir rien ressenti de particulier et j'ai trouvé ça touchant et amusant de la voir se languir d'enfin découvrir les émotions que toutes femmes est censées ressentir pendant l'acte. Avec Jude, elle forme un sacré contraste. Marissa est belle, fine, élégante tandis que Jude n'est pas très beau, imposant physiquement ( elle le prend pour un bûcheron au début) et surtout il n'a pas honte d'avoir eu de nombreuses maitresses et de savoir donner du plaisir aux femmes. Ils sont donc très différents et pourtant forment un couple vraiment parfait. Jude va peu à peu lui faire découvrir les plaisirs liés au sexe et le tout reste très soft, bien écrit sans tomber dans l'outrance ou l'abus.

Au final, c'est davantage une romance érotique que nous offre Victoria Dahl avec son lot de moments coquins comme on les apprécie, son lot de rebondissements et une histoire d'amour un peu en yo-yo avec les éternels je t'aime moi non plus. C'est d'ailleurs l'unique raison, je pense, qui fait que ce roman n'est pas un coup de coeur. Marissa ne se rend pas assez vite compte de l'attirance physique et émotionnelle qu'elle éprouve pour Jude, préférant se voiler la face.

C'est donc un bon premier tome dont j'ai hâte de lire la suite !

Ma note :



jeudi 14 février 2013

Saga Agence 13 : Les paradis inhabitables (n°1) : Dortoir interdit de Serge Brussolo

Année d'édition : 2009
Edition: fleuve noir
Nombre de pages : 286
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Quand on est embauché par une agence immobilière spécialisée dans la remise en état d'anciennes "scènes de crime", mieux vaut s'attendre au pire. ...
C'est ainsi que Mickie Katz, jeune décoratrice fraîchement recrutée par la très mystérieuse Agence 13, doit accepter de travailler pour un milliardaire obsédé par la Troisième Guerre mondiale. Afin de mettre sa famille à l'abri du futur holocauste, ce nabab du pétrole vient d'acquérir un bunker creusé dans le désert du Nevada par l'US Air Force au temps de la guerre froide. Le rôle de Mickie est simple: redécorer le labyrinthe de béton pour en faire un paradis cinq étoiles qui rendra la claustration agréable aux survivants du conflit.
Mais dès le début des travaux, les événements vont prendre un tour inquiétant dans cette forteresse mystérieusement baptisée depuis 40 ans Dortoir Interdit...
Lorsqu'un lieu a été le théâtre d'un crime atroce, il a toujours des choses à dire. Des choses qu'il serait préférable de ne pas entendre. Hélas, les fantômes sont parfois trop bavards...



Mickie Katz est une jeune femme au passé trouble. Ayant vécu avec une mère au double visage et un père absent car peut-être mort en mission, elle n'a jamais eu vraiment de chance. Et lorsqu'une fois adulte elle est envoyée en prison, accusée à tort par sa patronne de l'époque d'avoir volé un bien précieux, Mickie n'attend plus rien de la vie. Peu de temps après sa sortie, une agence de décoration de lieux insolites la contacte pour lui proposer un emploi. D'abord étonnée et intriguée, elle voit très vite que son avenir est en jeu et que ce poste est un bon moyen de remonter la pente. Sa première mission ? Redécorer un bunker souterrain théâtre d'un sanglant événement des années auparavant. Mickie y voit un véritable challenge, mais très vite, elle se rend compte que ce travail va lui faire endosser le rôle d'enquêtrice amatrice.

Le dortoir interdit dès le début m'a plu. L'héroïne est très sympathique et ne se morfond jamais sur son sort. Mes premières impressions furent donc très positives. On apprend très vite le passé de notre héroïne qui nous met au parfum pour de suite nous avertir que les choses étranges, elle en a l'habitude. Le portrait qu'elle dépeint de sa mère n'est guère flatteur, tandis qu'elle nous présente son père comme un homme dangereux, courageux et plein de ressources. Le ton est donc très vite donné pour ce roman qui m'intriguait énormément !

Si le début m'a emballée, j'ai trouvé que peu à peu le rythme s'essoufflait. L'auteur nous offre un roman différent de ce à quoi je m'attendais avec la quatrième de couverture. L'effet de surprise fut donc total puisqu'en refermant le roman je me suis rendu compte que chaque rebondissement m'avait frappée de plein fouet.

Transformer une femme plutôt normale en enquêtrice me fait penser à Lily Bard, cette femme de ménage qui enquête sur des meurtres avec un passé chargé. Du coup ça nous permet de glisser plus facilement dans la peau de notre héroïne puisqu'elle est un peu madame tout le monde, même si sa mère est morte brûlée vive et que son père est un dangereux criminel en fuite. Du beau monde donc pour démarrer l'aventure de l'agence 13. Lorsque Mickie devient employée pour cette agence, j'ai regretté de ne pas en apprendre davantage sur les circonstances de la création de cette boîte et le pourquoi ce choix de décorer des lieux où se sont déroulés des événements sordides pour des clients riches qui veulent racheter l'endroit. C'est comme ça que Mickie se voit confier le fameux dortoir interdit où des années auparavant, pour se préparer à la guerre, on y a enfermé des gens en vue d'étudier leur comportement. Mais la folie a fini par les gagner et ils se sont entretués et mangés entre eux, pratiquant sans vergogne le cannibalisme pour survivre sans nourriture et laisser libre cours à la folie qui les anime. On ressent très vite une atmosphère troublante avec ce bunker qui fascine la nouvelle famille qui l'a acheté et souhaite y vivre au cas où une guerre éclaterait. Le père de cette famille est d'ailleurs un homme étrange et dangereux qui marie ses filles à l'un de ses plus méritants soldats.

Du coup, on a la sensation de découvrir au travers du roman la manière de fonctionner de cette secte étrange où le père est un homme cruel, craint de tous et qui n'hésite pas à utiliser des méthodes barbares pour entraîner ses soldats en vue d'une potentielle guerre, qui selon eux, arrivera très prochainement. Les soldats et les proches de cet homme autoritaire sont soumis et vivent enfermés dans une bulle. J'ai vraiment adoré cet aspect là du roman, très sombre et dérangeant.

Là où le roman m'a un peu perdue, c'est avec l'enquête pour meurtre qui survient à plus de la moitié du récit, lorsque la famille est retrouvée assassinée et l'une des filles manquant à l'appel. Dès lors, c'est une vraie chasse qui se met en place et la police se sent dépassée puisque sur les terres se trouvent des drones et autres machines de guerre faites pour abattre toute personne se dévoilant. J'ai trouvé que les robots étaient de trop et m'ont parfois fait penser à Robocop ^^

Maintenant l'auteur a su m'étonner sur la fin puisque le dénouement est inattendu. C'est une vraie machination à laquelle on fait face et le final laisse supposer que les tomes suivants seront bourrés de surprises.

En bref, ce fut une lecture étonnante et très agréable que m'a offerte ce roman de Serge Brussolo. Je me plongerais dans la suite sans souci, en espérant qu'il n'a pas été tenté de trop en faire comme pour ce premier tome un peu trop fourni.