dimanche 15 avril 2018

les limbes d'Oliver Bal

Année d'édition :  2018 
Edition :  de saxus
Nombre de pages :  403
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Vietnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu’il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s’est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu’il dort, il visite les songes des autres… Seuls les médicaments l’empêchent de rêver. Un an plus tard, un ancien frère d’armes, Nate Irving, vient frapper à sa porte. Il est venu le chercher pour participer à un projet secret : les Limbes. Direction une base perdue au fin fond de l’Alaska pour une aventure aux frontières de la peur et de la folie, une aventure qui les entraînera au cœur des rêves pour percer le mystère des Limbes. « Nous sommes des pionniers, des aventuriers d’un genre nouveau. Le rêve, c’est la dernière frontière. L’homme a conquis la mer, la terre, l’espace… et maintenant, enfin, il conquiert son propre esprit. Il lui aura fallu des milliers d’années pour comprendre que les plus grands mystères ne se cachaient pas dans les profondeurs des océans, ou aux confins de l’univers mais bien au cœur de son être. »

Mon avis :

Découvrir une nouvelle maison d'édition est toujours quitte ou double. Soit on démarre avec une chouette lecture et on a envie de poursuivre la découverte soit on est d'emblée déçue et on arrête les frais. Les Limbes aura été une bonne lecture, une très bonne lecture même. La thématique m'a complètement conquise; Mais pas que.

Déjà, j'ai senti une profonde maturité dans le style de l'auteur. On sent qu'il connait le sujet de la guerre du vietnam et qu'il a su assez s'en documenter pour nous vendre une histoire sur un fond très réaliste malgré l'essence complètement surnaturelle. C'est une grande force pour l'auteur que d'avoir su mêler réalité et songes et de proposer une histoire plutôt sombre.

On entre très tôt dans le vif du sujet en plein combat pendant la guerre du vietnam où notre héros finit par se prendre une balle en pleine tête et miraculeusement en réchappe. Mais voilà que pendant sa rémission, il découvre que toutes les nuits, il fait la connaissance d'autres soldats qui comme lui sont à l'hôpital essayant de se remettre de blessures plus ou moins graves. 

James va très vite en avoir assez de ces visites intempestives qu'il fait à d'autres personnes et tout faire pour ne plus rêver. Mais forcément, un tel pouvoir, une telle capacité va intéresser d'autres personnes qui vont le récupérer et l'emmener dans une base secrète en Alaska pour mener de nombreuses expériences afin de tirer profit de son don.

L'intrigue est assez sombre puisque sur toile de fond on a une guerre violente et meurtrière et des soldats qui en reviennent meurtri et physiquement et psychologiquement. Les rêves sont aussi très sombres et obscures et parfois même glauques,  et on apprécie malgré nous la possibilité d'entrer dans le subconscient des autres pour tenter de modifier le cours des choses. 

On a là un véritable mélange des genres. Fantastique, thriller, un peu scientifique et mythologique sur la façon dont l'auteur amène des informations sur les rêves dans les différentes cultures, personnellement je me suis régalée avec les Limbes et j'ai beaucoup aimé le chemin pris par l'intrigue en cours de route pour nous plonger complètement dans un rêve éveillé. Voilà une maison d'édition prometteuse si elle propose d'autres romans aussi bons !

jeudi 12 avril 2018

Brutale de Jacques-Olivier Bosco

Année d'édition : 2018
Edition :  pocket
Nombre de pages : 423
Public visé: Adulte 
Quatrième de couverture : 
Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale.
Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d'horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.

Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ?

Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

Mon avis :

Brutale, c'est un peu le genre de roman qu'on lit d'une traite parce qu'on est captivée par la psychologie de son personnage principal. Lise est un peu une Dexter au féminin. Forte, courageuse et surtout coriace, elle est du genre à ne jamais abandonner ses idées et suit toujours son instinct.

Dès les premières pages, j'ai compris que Lise allait me plaire et que la lecture serait intensive. Je ne m'étais pas trompée. On est face à un thriller qui sait se différencier des autres en partie grâce à une héroïne atypique et qui n'a pas froid aux yeux. Agressive, violente, n'acceptant pas l'autorité, elle m'a un peu fait pensé à Carrie de Homeland avec cette façon bien à elle de mener à bien ses enquêtes et mission, défiant l'autorité sans gêne. 

Son enquête va l'amener à rencontrer des personnages tout aussi atypiques comme le cramé dont j'ai découvert qu'un one shot lui était dédié. Je pense très vite l'acquérir pour en savoir plus sur ce personnage énigmatique.

L'auteur se joue des ficelles classiques du thriller pour amener son héroïne dans un monde toujours plus violent et dangereux. Le style de l'auteur a également donné un côté très visuel à ce roman lors de scènes d'actions qui n'ont rien à envier à notre cher Jason Statham. C'est rapide, violent, mouvementé et on ne s'ennuie pas un seul instant.

Si Lise est atypique, on ne peut cependant nier qu'elle aime sa famille. Son frère, sa nièce, son oncle ou sa belle-soeur, autant de personnages qui parviennent à faire qu'elle reste encore un peu humaine malgré son double elle qui ne s'enrichit que de souffrances et de tortures. Car Lise est une véritable écorchée qui ne parvient à trouver la paix que lorsqu'elle inflige des tortures à ceux qui le méritent. L'adrénaline est sa seconde drogue, son carburant, et lorsqu'elle s'ennuie, c'est là où il faut faire attention !

En bref, un très bon roman, captivant et bien mené. On se régale du duo Lise/Le Cramé et j'espère vivement pouvoir les retrouver tous les deux !

lundi 2 avril 2018

Balancé dans les cordes de Jérémie Guez

Année d'édition :  2018
Edition :  j'ai lu
Nombre de pages :  190
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 

Tony est un jeune boxeur; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l'écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l'un d'entre eux la bat et l'envoie à l'hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Mais dans ce milieu, rien n'est jamais gratuit. La faveur demandée à un prix, celui du sang. Tony, qui doit payer sa dette, entame alors une longue descente aux enfers...





Mon avis :

Balancé dans les cordes a tout du roman sombre et où rien ne va jamais. Un anti-héros au possible, un univers où la délinquance règne et où la loi du plus fort est de mise. Tony est un personnage attachant qui tente de s'en sortir. Boxeur et droit dans ses baskets, il doit accepter de vivre avec une mère qui utilise son propre corps comme un bien et il ne dit rien face au va et vient des différents hommes qui partagent le lit de sa mère. Alors que son oncle l'aide à gravir les échelons d'une carrière professionnelle dans la boxe, Tony va devoir tout mettre de côté pour protéger les siens. 

La drogue, la violence, la vengeance... autant de thématique très fortes qui vont tournoyer autour de notre héros qui va devoir se salir les mains pour s'en sortir. C'est un jeune homme fort et courageux qui s'il courbait l'échine dans le passé n'a plus peur de s'imposer face aux autres.

Un Paris triste, pauvre, où se faire du mal est nécessaire pour se sentir encore vivant. Un Paris où la drogue et les jeunes font leur loi sans se soucier des forces de l'ordre ou de ce que les gens vont penser. 

Heureusement dans toutes cette noirceur, on a quelques lueurs d'espoirs avec des personnages qui vont tenir des rôles clefs dans l'évolution de Tony et l'empêcher de commettre l'irréparable. Venger sa mère devient une nécessité et lorsque son oncle aussi est impacté, Tony ne peut plus faire l'aveugle. Il va se battre comme jamais, la rage au ventre et une envie irrépressible de faire du mal à ceux qui le méritent.

J'ai beaucoup aimé la rage que l'on ressent en lisant l'histoire de Tony. L'auteur ne déçoit pas et offre quelque chose de brute, d'intense et de tellement plausible. Une histoire comme il en existe certainement où la chute est souvent dangereuses et violentes non sans conséquences. Balancé dans les cordes est un roman qui prend aux tripes et qu'on regrette très vite d'avoir déjà terminé.

Voilà un roman qui m'aura plu du début à la fin et malgré son peu de pages, l'aventure est intense !

lundi 19 mars 2018

Troupe 52 de Nick Cutter

Année d'édition: 2018
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 506
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d'adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu'une bonne histoire de fantômes et le crépitement d'un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu'un individu émacié, qui semble tout droit sorti d'un film d'horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L'homme n'a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n'en ont jamais vu... et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. A mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d'angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Mon avis :

Dès sa sortie, Troupe 52 m'avait fait de l’œil. Forcément sa thématique et le fait qu'il soit classé en "thriller et horreur", je ne pouvais pas passer à côté. Fort de son succès, il finit par sortir en poche et me voilà à me jeter dessus hâte de voir si j'aurais le même ressenti que les autres. Si j'ai passé un excellent moment, la frayeur n'était pourtant pas au rendez vous. Il faut dire qu'il en faut beaucoup pour me foutre la frousse, tellement même qu'à ce jour, aucun roman ou film ne m'aura fait faire de cauchemars ou de bonds.

Troupe 52 c'est une histoire d'horreur très bien amené et dosé. Tout y est crescendo et les protagonistes font qu'on trouve ça encore plus dingue et malsain. Ce ne sont après tout que des gamins, des adolescents qui n'ont rien à penser si ce n'est profiter de la vie et grandir chaque jour un peu plus. Et voilà que pendant leur séance de camping ils font face à l'horreur, à une monstruosité qui les bouffe de l'intérieur et les rend fou et violent. Une faim incroyable de tout détruire, de tout dévorer, vivant ou mort... Le séjour prend une tournure inattendue et les voilà confronter enfin à la véritable terreur.

Malgré tout, nos adolescents sont plein de ressources et font face à ce chaos avec courage et bon sens. Ils parviennent à nous surprendre, à tenter de survivre, seul abandonné des adultes qui auraient pu les sauver. Même le chef scout Tim est incapable de leur venir en aide et c'est face à l'inconnu qu'ils vont devoir trouver des ressources cachés pour montrer de quoi ils sont fait.

La tension est toutefois très présente et jusqu'à la fin on se demande comment cela va se terminer. Nos héros sont quelquefois stupides, loin d'être de super héros, mais ils sont encore jeunes et n'ont jamais été confronté à une telle survie. Il leur faudra se cacher, se méfier et faire attention où ils vont. L'idée de l'ennemi du roman, ce truc innommable et bien dégueulasse m'a beaucoup plu parce qu'il fallait y penser à ce truc qu'on connait tous de loin et qui pourtant nous pourrit la vie si on est contaminé. 

On s'attache à tous les personnages, les tordus comme les moins tordus, les violents comme les calmes, chacun apportant quelque chose de personnel et qui lui est propre. Il ne faut jamais oublier que ce sont des enfants qui n'ont pas demandé à être là. Certains vont vous écœurer ou vous mettre en colère, c'est le but, il me semble. Sortir de notre confort en même temps que nos jeunes héros pour mieux comprendre leur état d'esprit et certaines de leurs actions.

Me concernant, j'ai passé un très bon moment de lecture et il devient rare de retrouver des romans d'horreur de ce genre de nos jours, c'est bien dommage !


mardi 13 mars 2018

J'ai toujours aimé la nuit de Patrick Chamoiseau

Année d'édition : 2018
Edition :  Sonatine 
Nombre de pages : 326
Public visé[ : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Un commandant de police enfermé seul avec un tueur.
La scène pourrait paraître banale.
Elle l’est déjà un peu moins lorsqu’on sait que c’est la dernière nuit de service actif du policier et que, pour la première fois de sa longue et monotone carrière, il se retrouve enfin face à ce dont il a toujours rêvé : un tueur en série inconnu des forces de l’ordre.
Sauf que cette fois, dans cette maison isolée, c’est le tueur qui tient l’arme qu’il pointe depuis des heures sur le policier.
Des heures que l’officier écoute et essaye de graver dans sa mémoire l’incroyable confession de celui qui se surnomme « l’archange de la mort » et qui lui raconte dans le détail son « œuvre » : dix années de crimes impunis.
Comment le flic en est-il arrivé là ? Comment une simple altercation au début de la soirée l’a-til mis sur la piste du tueur ? Et quelles sont ses chances de s’en sortir ?


Mon avis :

J'ai toujours adoré la nuit est un roman sombre sur le destin de deux hommes différents et que le hasard a mis sur le chemin l'un de l'autre. Hasard ou concours de circonstances, pour l'un ou pour l'autre cela revient finalement au même. J'avoue avoir eu quelques difficultés parfois avec le langage d'Hyperion puisqu'il est martiniquais et donc adopte le dialecte de là bas. L'accent est mis en avant à chacune de ses interventions, et si au départ cela peut nous troubler, on finit par ne plus y faire attention du tout.

J'ai toujours aimé la nuit raconte l'échange entre Hypérion et Eloi. L'un est un tueur, l'autre un policier. L'un est libre, l'autre est attaché et ne peut qu'écouter l'histoire de son bourreau. Malgré l'ambiance assez pesante, je me suis sentie vite captivée par l'aventure d' Hypérion.

Tout repose donc sur un huit clos où l'un raconte son histoire et comment il en est arrivé à devenir un tueur. Hypérion nous détaille sa vie, son enfance, la mamma, celle sur qui tout reposait pour lui plus jeune. Une martinique dépeinte avec réalisme loin de ce paradis qu'on évoque cachant que là bas comme ici, certains recoins sont tristes et dangereux. Hypérion est fascinant, le mot étant encore faible. Tueur, non vivant car mort de l'intérieur, il explique, extériorise des années de tueries à ce commandant qu'il tient en otage.

Eloi finit par lui aussi éprouver le besoin de faire le point sur son histoire, la fin est proche, il ne sortira pas indemne de ce face à face obscur. Mais ce duo improbable n'est-il finalement pas lié par quelque chose de profond ? Un désir de retrouver un peu d'humanité sur terre ?

Voilà un roman noir et déroutant qui m'aura beaucoup fasciné !


mardi 20 février 2018

Je sais pas de Barbara Abel

Année d'édition :  2017
Edition :  pocket
Nombre de pages : 304
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar. Une enfant de cinq ans a disparu. Que s’est-il passé dans la forêt ? À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme. Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?









Mon avis :

Barbara Abel est une auteur que je découvre avec ce titre. Titre énigmatique et couverture aguicheuse, me voilà parée à percer le mystère qui plane autour d'Emma, enfant solitaire et atypique qui analyse très bien ce qu'il se passe autour d'elle. 

Très vite, on se retrouve à découvrir le milieu familial d'Emma. Sa mère et ses secrets, son père et son absence. Emma enfant colérique et fâchée qui apprécie que tout tourne autour d'elle? Mais les enfants peuvent-ils être machiavélique et foncièrement mauvais au point d'être de véritables petits génies de la manipulation ? C'est ce que l'on va tenter de découvrir dans Je sais pas. 

Dans l'ensemble, j'ai passé un très bon moment malgré quelques petits détails ça et là qui m'ont chagriné. L'histoire de la maladie un peu trop poussif concernant Mylène, l'institutrice qui peine à canaliser Emma. Jeune femme qui se retrouvera prise au piège d'une histoire qui la dépasse et dont elle n'est finalement qu'un simple pion. Mylène et son tempérament de feu face à un père totalement fou de sa fille qui n'hésite pas à la laisser lui marcher sur les pieds et à lui parler comme à un enfant qu'elle méprise. Une relation un peu troublante entre Mylène et son paternel, suffocante et virulente. 

Parfois sceptique face aux réactions de Mylène et d'Emma, j'ai fini par me laisser prendre au jeu du chat et de la souris où la souris n'est pas celle que l'on croit et où elle est capable de s'attaquer à bien plus grand qu'elle. Jeu dangereux qui amène une certaine urgence pour le lecteur qui sait combien des vies sont en suspens tout ça pour les caprices d'une enfant malveillante.

Mais peut-on vraiment parler de malveillance concernant une enfant de tout juste cinq ans ? Sont-ils vraiment capables d'éprouver suffisamment de haine envers autrui pour mener à bien un plan en vue de l'écarter pour toujours de sa vie ? Question intéressante qu'on ne cesse de se poser durant la lecture.

Malgré une thématique intéressante sur le côté obscur de certains enfants, je dois bien admettre que même les adultes ne s'en tirent pas à bon compte. Ils ont tous une tare, un défaut pour nous les rendre désagréable de sorte qu'on n'ai pas envie de les voir réussir à démêler le vrai du faux. Mylène et son tempérament de feu, son père qui ne cherche qu'à profiter des femmes délaissées, Emma qui veut que tout tourne autour d'elle. Ne parlons même pas des parents de la fillette, l'un absent et trop sur de lui et l'autre prête à tout pour s'abandonner dans les bras de son amant et complètement manipulé par sa propre fille.

L'intrigue avance lentement, les preuves sont là, évidentes, mais on se voile la face, n'acceptant pas l'idée qu'un enfant soit aussi diabolique. Et c'est bien ça qui m'aura le plus plu : qu'un thriller soit mené par une enfant de cinq ans et non par des adultes.

Voilà un thriller sympathique pour sa thématique mais dont les personnages auraient gagné à voir leur défaut moins exagéré.

dimanche 4 février 2018

Niveau 0 d'Anne Feugnet

Année d'édition :  2017
Edition :  Rebelle
Nombre de pages :  349
Public visé :  Young Adult 
Quatrième de couverture : 
2349, Paris. Korg 12 est né d’une matrice artificielle, adulte et sans mémoire. Comme les 150 hommes du niveau zéro, il obéit au maître des travaux et pédale de son mieux pour produire l’électricité utile à ceux de la surface. Seul Norman refuse de gagner son ascension. Poussé par Korg 12 qui cherche à comprendre, l’homme lui révèle d’inquiétantes informations. Ensemble, ils parviennent à s’enfuir. C’est pourtant le début d’un nouveau cauchemar où survivre s’avère une bataille de chaque instant…






Mon avis :

Il y a des romans avec lequel on a plus de mal. Des romans qui proposent une intrigue originale, mais où on ne se sent pas à l'aise et on peine à apprécier ce que l'on lit pour un tas de raison. Niveau 0 fait partie de ces romans. J'avais bien hâte de le découvrir tant la couverture et le spitch de départ m'intriguait, mais hélas, j'avoue avoir mis du temps à le lire et ne pas l'avoir savouré autant qu'il le méritait. C'est un loupé me concernant, mais j'ai pu voir ça et là des avis très différents du mien avec des lecteurs qui ont su apprécier ce roman.

J'avais déjà un peu eu du mal avec le chemin à l'envers et une fois de plus même si le boulot de l'auteur est énorme et que les deux romans n'ont rien à voir, je n'ai pas su être séduite. 

Dans Niveau 0 on fait la connaissance d'un groupe de personnages troublants, semblables à des robots ou des clones parce qu'ils ne semblent pas avoir de réelles personnalités. Tous sauf Norman et Korg 12 qui tentent de découvrir ce qu'il se passe à la surface et pourquoi ils leur faut mériter d'y accéder. En attendant, ils sont tous parqué dans un étrange complexe souterrain et se doivent de travailler dur pour ceux d'en haut en leur fournissant l'énergie qu'ils ont besoin via des vélos. 

Si au départ Korg 12 ne semble pas très intéressé par le pourquoi de son sort, grâce à Norman, il va se réveiller et ne plus accepter son rôle de pantin qui ne sert que ceux de la surface. Les révélations vont alors terminer de le convaincre de prendre la fuite pour un monde peut-être meilleur.

En fait, je pense qu'en lisant niveau 0 j'avais en tête un épisode particulier de la superbe série Black Mirror où justement, des hommes et femmes sont maintenus dans un complexe et doivent pédaler sur des vélos pour accumuler des points pour obtenir leur ascension sociale. Un peu comme dans le roman où plus on pédale, plus vite on pourra aller à la surface avec les autres. Du coup, forcément, j'y ai vu là un gros clin d'oeil à l'épisode de Black Mirror. 

La seconde chose qui m'a un peu dérangé et empêché d'apprécier comme il se doit le roman c'est le fait que les personnages manquent de piquant et de personnalité. Ils sont tous un peu sur le même moule, très passif, j'ai eu la sensation de découvrir des robots qu'on a programmé à agir sans qu'ils aient à se poser des questions et acceptent leur condition sans rechigner

Les thématiques sont pourtant très intéressantes sur le conditionnement humain, sur le futur et la maladie, sur le fait d'accepter son sort sans tenter de le changer et de ne jamais se poser de questions sur ce que certains nous imposent. Certaines révélations sont bouleversantes et bien amenés. Nul doute que niveau 0 trouveront ses lecteurs et sans cette absence d'empathie pour les personnages, je pense que j'aurais vraiment pu apprécier ma lecture.


dimanche 28 janvier 2018

Entre deux mondes d'Olivier Norek


Année d'édition : 2017

Edition : Michel Lafon
Nombre de pages : 409
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. 
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds. 
Un assassin va profiter de cette situation. 
Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. 



Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Mon avis :

Encore un auteur que je découvre, tandis qu'il a déjà su charmer bon nombre de lecteurs. Mais voilà, il me faut toujours le temps de me poser et de me lancer. Cette fois-ci la thématique m'intéressait énormément habitant pas loin de Calais. J'ai été complètement prise par cette histoire bouleversante et tellement réaliste. Point de véritable tueur en série dans ce roman mais une véritable quête de vengeance et une chasse à l'homme à l'échelle humaine.

L'ambiance y est pesante, normal au vue de la situation et du lieu où se déroulent les événements. Adam cherche sa famille qu'il a envoyé au camp de Calais pour les protéger du gouvernement syrien qui tôt ou tard découvrirait qui il est réellement. L'immersion est totale dans ce lieu triste et pauvre où chacun tente de survivre comme il le peut, au détriment des autres. La violence est omniprésente, le désespoir aussi et on en vient presque à pardonner certains crimes parce qu'ils sont nécessaire.

Entre deux mondes c'est la triste histoire de la réalité, notre réalité et celle de tous ces migrants qui cherchent à atteindre leur eldorado : l'Angleterre. Des Hommes que la guerre n'a pas su épargner et qui espèrent tant pourvoir reconstruire ailleurs une vie meilleure, pour eux mais aussi pour leur famille. Adam est de ceux-là et jusqu'au bout il ne perdra pas espoir de retrouver les siens en sécurité. Mais il ne s'attendait pas à vivre dans un milieu aussi hostile et à prendre sous son aile un jeune garçon que la vie n'a jamais épargné.

Parce que dans ce roman il y a Kilani. Un enfant bouleversant qui a déjà assez subi l'horreur de l'humanité et qui n'en peut plus. Un enfant à qui l'innocence a été déchiré, détruite et éparpillé au fil de son histoire et de son parcours. Qu'est-ce que j'ai pu ressentir de la peine pour ce jeune garçon qui finalement se trouve souvent au mauvais endroit au mauvais moment. Et lorsqu'il entre dans la vie d'Adam, on espère enfin que la clémence sera de mise pour cet être déjà si détruit.

Olivier Norek démontre un talent certain pour dépeindre une situation horrible sans en faire trop. Je sais que la jungle de Calais est un No man's land où la loi du plus fort est de mise pour s'en sortir. La faute à qui ? Certainement pas celle de ces hommes qui n'ont jamais demandé à être parqué de la sorte comme du bétail. Leur vie n'est plus que survie jusqu'à ce qu'ils puissent toucher du bout du doigt cette terre promise qui les fait tant rêver.

J'ai adoré l'humanité que l'auteur parvient à instaurer malgré tout avec le lieutenant Bastien qui découvre enfin Calais et sa jungle si tristement célèbre. Il va tenter jusqu'au bout de garder sa droiture pour venir en aide au plus démuni, mettant sa carrière en jeu, sans regret.

Vous l'aurez compris, Entre deux mondes est un roman sublime et magistral. J'ai pris une belle claque en le découvrant et il entre sans conteste dans mon top de cette année. Une pépite à découvrir absolument.




lundi 22 janvier 2018

La fille dans le retroviseur de Linwood Barclay


Année d'édition : 2017

Edition : J'ai lu 

Nombre de pages : 576 pages

Public visé : Adulte

Quatrième de couverture : 
Etat de New York, près de la frontière canadienne. Cal Weaver, ex-flic, prend en stop Claire Sanders, la fille du maire. Elle lui demande de s'arrêter à un bar car elle ne se sent pas bien. Mais la jeune fille qui revient n'est pas Claire, qui a disparu. Parmi des jeunes filles qui se volatilisent, un homme enfermé dans une cave et des flics ripoux, Cal Weaver doit trouver la vérité.



Mon avis :

Je n'avais encore jamais découvert cette auteur et pourtant ce n'était pas l'envie qui m'en manquait au vu de ses nombreux romans publiés. Le pas franchi, je dois bien admettre que j'ai passé un chouette moment de lecture avec la fille dans le rétroviseur.

On fait la connaissance d'un ancien flic qui très vite se rend compte qu'il a été berné par des adolescentes et si au départ il ne semble pas très vexé, il finit par se rentre compte qu'il devient le suspect numéro 1 dans la disparition de l'une d'elle. Ce thriller assez efficace, nous glisse dans la peau d'un ancien flic qui va enquêter seul, dans son coin pour trouver des réponses et surtout pour retrouver la jeune fille qu'il a pris en stop un soir. 

L'ambiance du roman se veut assez sombre et oppressante et chaque citoyen de la ville semble cacher un ou plusieurs secrets. Deux histoires s'entremêlent justement via la disparition de Claire. Entre la jeune fille disparue et la mort troublante du flic, on avance à petit pas dans une enquête complexe où les apparences sont encore une fois des plus trompeuses. Quand son fils a été retrouvé mort Cal a un peu perdu pied. Il n'a jamais cessé de chercher l'identité de celui qui lui a payé de la drogue, ce qui lui fut fatal. Aussi, lorsqu'il devient le principal suspect de la disparition de la fille du maire,il n'hésite pas à se lancer dans une quête qu'il sait peut-être bien trop dangereuse pour lui. 

Secret de famille révélé, chasse à l'homme, tentative de meurtre, tout s'enchaîne autour de Cal jusqu'à ce qu'il découvre le pot au rose. Autant dire que je n'ai rien vu arriver avant un long moment, malgré les quelques éléments glissé ça et là par l'auteur et par ces séquences très énigmatiques.

La fille dans le rétroviseur est un thriller qui fonctionne bien. On aura lu bien mieux, mais pour passer un bon moment et tenter de trouver le fin mot de l'histoire il est très bon. Les personnages sont nombreux et évoluent tous avec notre flic pour acheminer une histoire des plus sombres.

Lecture très sympathique.

dimanche 3 décembre 2017

Black Coffee de Sophie Loubière


Année d'édition : 2016

Edition : pocket
Nombre de pages : 601
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés. Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils. Si seulement tu n’avais pas attaché le chien…

2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé. Une ultime tentative du fils pour se rapprocher de son père et s'en faire pardonner, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé. Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond : Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes. Une Française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, elle recherche son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66. Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.



Mon avis :

Black Coffee est un roman qui me faisait très envie depuis sa sortie. Le spitch me bottait vraiment pas mal et je ne regrette pas de l'avoir enfin découvert. Il me tarde de lire la suite white coffee maintenant. Dans ce roman il est question d'un tueur en série que personne n'a jamais pu arrêter puisqu'on ignore son identité. Malin et rapide, il sait se faire discret et agir à sa manière sans que personne ne parvienne à anticiper ses faits et gestes.

La trame pourrait sembler classique, mais il n'en est rien. L'auteur propose de découvrir deux personnages que rien ne semble lier et qui chacun de leur côté enquêtent sur le tueur de la route 66. L'un pour venger sa famille qui a subi la violence du tueur lorsqu'il était enfant et l'autre pour tenter de retrouver son mari. 

Le suspens est bien distillé de manière à ce qu'on ignore l'identité du tueur jusqu'à la toute fin. On se pause en tant que spectateur d'un duo improbable qui semble chercher la même chose : des réponses aux agissements de l'un de leur proche tout en comprenant que ce proche en question a été lié de près ou de loin au célèbre tueur des années 60. Je me demandais souvent comment l'auteur allait parvenir à nous garder sous sa coupe puisqu'à un moment donné, j'avoue que mon attention s'est relâché. Je ne me sentais plus autant captivé par l'histoire de Desmond et Lola jusqu'à ce moment où enfin leurs routes se croisent. Desmond est un brillant journaliste qui n'a jamais oublié les événements qu'on subi sa famille lorsqu'il était enfant et qu'il a tenté de sauver sa petite sœur et sa tante. Déjà courageux à l'époque, il n'en est pas ressorti indemne, ni lui, ni sa mère, laissée pour morte mais qui aura survécu par miracle. Desmond cherche à comprendre son père qui a tant changé après les tragiques événements. Il n'a plus jamais été le même. Est-il possible pour lui de comprendre et de rassembler les pièces d'un puzzle géant ?

C'est grâce à Lola et ses enfants qui cherche désespérément son époux disparu des années plus tôt et qui est persuadé que les notes qu'il lui a fait parvenir voilà peu de temps lui permettront de le retrouver enfin. Lola qui peu à peu comprend que sa quête est d'une importance capitale mais que certains secrets ne sont pas bons à découvrir.

Très vite, on est pris par l'histoire de Desmond et Lola et par la lecture de ces notes qui expliquent la personnalité du tueur. C'était intéressant de se pencher autant sur sa personnalité que sur la quête menée par nos héros. L'auteur lâche des bombes au bon moment nous captivant un peu plus jusqu'à ce final bourré d'adrénaline où on croise fort les doigts de revoir nos héros entier.

Ce fut une lecture captivante malgré une petite baisse de régime très courte et j'aurais passé là un très bon moment en compagnie d'un quatuor plus qu'étonnant.

Thriller captivant !


mercredi 22 novembre 2017

Renaissance, tome 1 : Soupçon de Denis Lereffait


Année d'édition : 2016

Edition : Rebelle
Nombre de pages : 230
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Dans un village en bordure de forêt des garçons et des filles, âgés de 10 à 18 ans, passent le plus clair de leur temps à jouer. Le jour de leur 18ème anniversaire ils doivent le quitter pour rejoindre la capitale afin de vivre leur Renaissance. Ils ignorent ce qui se cache derrière ce terme car jamais personne n est revenu au village pour le dire. Tout va basculer quand, pour la première fois, un des habitants va trouver le moyen de prévenir ses anciens amis que certains d entre eux sont condamnés à mourir...






Mon avis :

Renaissance est un roman atypique. Etrange et assez déroutant. Déroutant par sa lenteur et le fait que tout semble étrange et mécanique à l'instar de ses matériaux de surveillance disséminer ça et là aux alentours du village.

C'est un roman de Science fiction qui nous propose de découvrir le monde dans lequel vit Pénélope. Un village atypique où chaque jour est propice aux jeux, aux autres et à l'amitié. Un lieu où il fait bon vivre parce qu'on a à se soucier de rien si ce n'est de vivre en toute quiétude. 

La nature est un élément majeur de Renaissance puisque notre héroïne est une véritable passionnée de la faune et de la flore. Elle prend plaisir à s'échapper le temps de se rendre aux endroits les plus beaux et où l'homme semble n'avoir aucun impact sur la vie animale. Mais voilà que peu à peu Pénélope comprend que cette vie si parfaite n'est qu'une illusion lorsqu'un adolescent meurt tragiquement et que son ami est mis à l'écart, suspecté de trahison et de vouloir découvrir les secrets trop bien caché de l'histoire de leur village.

La couverture nous laisse plonger dans un univers qui mélange nature et technologie et nous laisse dubitatif fasse à l'histoire de Pénélope. L'univers se met en place avec une certaine lenteur, un peu comme face au sommeil de nos héros qui sont complètement endormi par la rectrice du village et peu à peu le rythme s'accélère lorsque nos héros ouvrent enfin les yeux.

Je disais plus haut qu'il y avait une certaine lenteur dans la narration et c'est le cas. Ce qui m'a au départ fort ennuyée puisque j'avais la sensation de m'endormir, où du moins que l'auteur voulait m'endormir comme ses personnages pour ne capter mon attention que bien plus tard. Les réponses sont données au fur et à mesure même si d'autres viennent rallonger la liste déjà bien conséquentes des interrogations que l'on se pose.

J'ai apprécié la découverte de l'envers du décor, mais une fois que le rythme s'accélère c'est trop abrupte, trop soudain. Entre la lenteur du début et le mouvement perpétuel de la seconde partie, j'avoue avoir été un peu perdue par la direction que prenait le roman. 

J'ai cela dit eu un tout autre problème durant ma lecture : l'absence d'affection pour les personnages. Les dialogues sont rares dans ce premier opus, très rare même puisque l'auteur préfère nous conter un peu à sa sauce ce que traverse Pénélope et comment elle perçoit les choses, mais voilà ses paroles sont rares, ses interactions avec les autres aussi et du coup on a un très gros arc narratif qui peut troubler les lecteurs puisque c'est en partie pour cela qu'on y voit une grosse lenteur.

Heureusement, l'auteur sauve les meubles grâce à une certaine originalité bien pensée et bien présente qui amèneront le lecteur à se poser des questions bien réelles malgré un texte imaginaire.

Dystopie intéressante et particulière

mercredi 8 novembre 2017

Dans les brumes du mal de René Manzor


Année d'édition : 2017

Edition : Pocket
Nombre de pages : 444
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Le retour de la nouvelle voix du thriller français.



La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre.
Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

Mon avis :

René Manzor est un auteur que j'apprécie énormément. Les âmes rivales ou celui dont le nom n'est plus, sont deux romans que j'avais dévoré et adoré. Une fois encore, je ne peux que m'incliner face au talent de l'auteur de nous proposer une histoire qui démarre avec une thématique maintes fois abordé mais pour en faire quelque chose de bien plus violent et sombre. Ici, les enfants sont les victimes. Victimes de parents violents et victime d'un tueur en série qui les enlève après avoir torturé et assassiné les parents-bourreaux. Double peine pour la famille proche des victimes qui en plus du deuil subit la perte d'un enfant innocent dont on ignore le sort.

René raconte l'histoire de manière intense et addictive. Dès l'instant où on ouvre le roman, impossible de le lâcher. On veut comprendre les motivations du tueur, découvrir son identité et parvenir avec nos héros à sauver les enfants. J'avoue n'avoir même pas cherché à comprendre l'identité du tueur parce que j'étais tellement scotchée à ma lecture et à l'histoire de Dahlia que le reste m'importait peu. Dahlia c'est aussi l'héroïne du roman Celui dont le nom n'est plus. Cette profileuse qui possède d'excellentes compétences et qui se retrouve une fois encore mêlée à une enquête très personnelle puisque c'est son filleul qui est la nouvelle victime du tueur. 

On va donc suivre Dahlia qui après les épreuves subies précédemment va apporter son soutien à son frère qui a vu sa vie changer. Sa femme assassinée et son enfant kidnappé sous ses yeux, ou presque, voilà qui va détruire cet homme aveugle et qui n'osait pas voir ce qu'il se passait sous son toit. Il faut dire que même enfant et adolescent, il jouait souvent la carte de celui qui ne voit rien, et lorsqu'il est en difficulté, le voilà qui appelle sa soeur à l'aide. 

La tension est au maximum dès le début et ce, jusqu'à la fin qu'on ne voit pas venir, carrément inattendue ! Le passé de Dahlia et de son frère se mêle à l'enquête en cours sans que l'on voit ce qui peut les relier ensemble et pourtant ! Je n'ai rien vu venir, l'auteur a su disséminer de fausses pistes ça et là pour mon plus grand plaisir. Si l'occasion de relire un roman de René Manzor se présente, nul doute que je sauterais sur l'occasion. Il est devenu une valeur sure en terme de thriller.

L'histoire est parfois violente et sombre, les personnages semblent tous torturés par un secret qu'ils gardent au fond d'eux. Que ce soit les flics, la profileuse ou les victimes, personne n'est innocent finalement. Ce fut vraiment une très bonne lecture. Un coup de coeur pour ce thriller efficace, maîtrisé et qui nous fait beaucoup suer !

Lecture coup de coeur pour les nuits de pleine lune.

mardi 31 octobre 2017

Angela, tome 1 : Mortel secret de Julia.M Tean

Année d'édition : 2016
Edition : Rebelle
Nombre de pages : 316
Public visé :  jeune Adulte 
Quatrième de couverture:

Depuis qu’Isaac Hayden est entré dans ma vie, rien n’est plus pareil. Beau à se damner, mystérieux et séducteur, il ignore combien je suis dangereuse.
J’aurais dû le mettre en garde, mais c’est trop tard. Il est maudit. Comme moi. Le compte à rebours est lancé. Je dois le sauver et je suis prête à tout pour lui, même à me brûler les ailes.

Mon avis :

J'avais déjà beaucoup entendu parler d'Angela avant de me laisser tenter par une lecture commune. Ayant dévoré le roman Résilience, je partais avec un avis forcément favorable. Une certaine envie de relire la plume qui m'avait séduite par le passé. Seulement, j'aurais du garder en tête l'idée qu'Angela est un roman dit Young Adult et que les histoires d'amour impossible et improbable teinté de fantastique n'ont hélas jamais su me satisfaire. 

La plume de l'auteur permet de très facilement s’immerger dans l'histoire. On se sent vraiment dans la peau d'Angela, mais bien souvent on a envie de la secouer un bon coup. Parce qu'à mon sens, c'est le point le plus négatif du roman. L'héroïne. Naïve, changeante, trouillarde et irréfléchie, elle n'aura absolument pas su me séduire malgré certaines particularités qu'elle possède. Je n'ai à aucun moment éprouvé de compassion pour elle et ses humeurs. Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis, tel est la devise de cette jeune fille avec Isaac (comme hélas dans 90 % des romances fantastique YA). 

Alors forcément, un constat s'impose. Dans 95 % des cas où je n'accrochais pas avec l'héroïne, je n'ai pas adhéré au roman en lui-même. Là aussi, j'avoue avoir mis le temps pour le terminer alors qu'il n'est pas bien court, mais parce que l'héroïne me tapait sur le système. Maintenant, il est fort probable que beaucoup vont adorer ce personnage un peu tête à claque et qui subit vraiment la vie. C'est le genre de roman pour lequel il vaut mieux se faire son propre avis parce que justement, je trouve que c'est d'après les avis glanés ici et là tout ou rien. Beaucoup  ont adoré vivre cette aventure avec Angela, d'autres pas du tout et un petite minorité ont su apprécié certaines caractéristiques du roman en dehors d'un personnage très désagréable. 

On part donc sur un point positif : le style de Julia. On sent qu'elle a tourné ses phrases, qu'elle les a effacé, retapé pour offrir les tournures les plus agréables possibles. Elle n'a pas cherché la facilité dans sa plume et prouve que ce n'est pas parce qu'on écrit un roman YA qu'on doit l'écrire avec les pieds. (beaucoup, hélas, devraient en prendre bonne note). Mais le personnage d'Angela est un vrai désastre à mes yeux. A aucun moment, je n'ai su l'apprécier malgré les événements tragiques qu'elle subi. Match nul donc.

Autre point qui n'aura pas su me plaire : la romance. Les je t'aime mais on ne doit pas s'aimer. Fuis-moi, mais retrouve moi, et j'en passe, ce n'est absolument pas ma tasse de thé. Trop de similitude avec de grands classique du YA qui ont cartonné pour beaucoup, mais qui n'auront jamais su me séduire. Isaac et Angela est un couple fait pour être ensemble, mais qui n'en a pas le droit... et ça, très franchement je trouve ça vu et revu et surtout très chiant. Ils passent leur temps à se dévorer du regard (et pas que !) et à se fuir comme la peste se faisant souffrir mutuellement. (sans compter les victimes collatérales de leur étrange ballet de séduction)

Heureusement, Julia garde dans ses manchettes un très gros atout. La mythologie des anges qu'elle reprend à sa sauce. Point de vampires ou autres créatures de la nuit, mais des anges qui n'ont rien de forcément très doux et gentil comme on pourrait le penser. Angela c'est une histoire de monde compliqué et complexe où chaque ange doit choisir sa destinée et selon les choix qu'il fera, sa vie ne sera pas la même. Entre les voleurs d'âmes, les affranchis et les faucheurs, je dois bien avoué que la mythologie abordé et choisi par l'auteur m'a permis de ne pas trop m'ennuyer et d'apprécier un minimum le récit. 

Mon avis est long et j'aurais beaucoup de choses à en dire, mais je pense que pour ce genre de roman dont je ne suis pas la cible à la base, il est nécessaire de se fier à son instinct. Si vous aimez les romances fantastique pour jeunes adultes et la mythologie des anges alors Angela saura très bien vous convenir. Me concernant, je réalise vraiment que le YA n'est pas du tout pour moi. Preuve en est que j'ai été bouleversé par Résilience, mais qu'Angela n'aura pas du tout eu cet effet.

Lecture détente sans prise de tête


dimanche 22 octobre 2017

Elvis Cadillac tome 2 Ice cream et châtiments de Nadine Monfils


Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve edition
Nombre de pages : 224
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Elvis Cadillac roule à fond les ballons sur une petite route de Belgique du côté de Chimay où la trappiste coule à flots. Invité dans un « home » de vieux pour y donner un concert, le sosie officiel du King est chaud boulette. La banane rose fluo de sa chienne Priscilla vole au vent. Soudain. Crac ! il s’aperçoit qu’il a renversée une ancienne vedette de la télé ! Qu’est-ce qu’il va raconter à la majorette qui l’attend encore dans son lit, avec ses bottes et l’espoir de lui mettre le grappin dessus ? Il se retrouve emberlificoté dans un drôle de drame à la sauce Fargo, avec en guest star mémé cornemuse, qui va le mener à la catastrophe.
Sur son chemin, une coupeuse de têtes de nains de jardin, deux branques dont un accro à la glace aux spéculoos, un empailleur de rats et quelques autres tapés du bocal.. Le tout dans un univers déjanté et coloré, autour de Boris Vian et de l’art brut. Ça va swinguer !

Mon avis :


Nadine Monfils est une auteur comme je les aime : complètement barré. Que ce soit dans les récits qu'elle nous propose ou grâce à une panoplie de personnages déjantés qui vont vous éclater. Dans Ice cream et châtiments on suit une nouvelle aventure de notre cher Elvils Cadillac, ce sosie non officiel d'Elvis Presley. Lorsqu'il renverse en pleine nuit un vieil homme nu, Elvis ignore encore dans quel merdier il s'est fourré. Il pourra heureusement compter sur Priscilla sa chienne et Mémé Cornemuse héroïne de caractère qui a déjà plusieurs aventures à son actif.

Si j'ai trouvé ce tome en dessous du premier, il n'empêche qu'il m'aura beaucoup amusé. L'ambiance y est totalement dingue et les péripéties qui s'enchainent sont complètement loufoques. Entre un vieillard nu que le héros renverse puis jette dans un puit, une ancienne pom pom girl qui finit de manière peu désirable et des anti-héros qui poursuive le premier cadavre dans le but de récupérer son fric, on ne s'ennuie pas une seconde. J'avouerais cependant que certains passages sont parfois un peu moins drôle du fait d'un humour totalement belge et écrit en flamand (du moins il me semble). Du coup, ne saisissant pas forcément le sens sans aller faire un tour du côté de Google, je n'étais pas amusée sur l'instant où je lisais les lignes. 

Néanmoins malgré cela, on a encore une fois un roman qui décape et qui swingue. Elvis est un véritable couillon naïf, mais on l'adore et sa chienne possède un charisme et une force de pet à tout épreuve. Un duo des plus atypique mais prêt à tout pour découvrir d'anciens mystères et mettre à jour les plus sombres secrets des gens. Permettre à Elvis de rencontre Mémé Cornemuse est un plus et du coup, il me tarde de découvrir les aventures de cette vieille femme déjanté aussi bien connu pour son addiction à la drogue que pour les pipes qu'elle offre à tous ceux qui en ont besoin. Elle est comme ça Mémé Cornemuse, le coeur sur la main, toujours présente pour ceux qui le souhaitent. 

L'aventure est rocambolesque, parfois complètement dingue autant que notre joyeuse troupe, mais on ne s'ennuie pas, on rit, on s'éclate et on passe un très bon moment. La fin reste assez légère dans le sens où l'énigme principale n'est pas forcément menée à son terme, l'auteur ayant décidé de laisser tout le loisir aux lecteurs pour interpréter comme il le veut les réponses qu'on lui donne. 

En bref, vous l'aurez compris, Ice Cream et châtiments n'a rien d'un thriller au sens propre. Si les cadavres s’amoncellent bien et que les recherche pour un butin et une femme sont bien les clefs principales du roman, l'auteur préfère s'amuser avec ses personnages. Gros plus pour les nombreux clins d'oeils sur Jean Claude Van Damme, le héros de mon enfance !

Lecture très amusante à tout moment de la journée !

jeudi 12 octobre 2017

La nuit des cannibales de Gabriel Katz

Année d'édition :2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 352 pages
Public visé: Adulte 
Quatrième de couverture :
« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.
Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis :

La nuit des cannibales. Drôle de titre qui laisse supposer quelque chose de bien sanglant avec des cannibales ou des zombies. Mais ne vous fiez pas à ce titre. Ni a la quatrième de couverture peu évocatrice du contenu de ce roman que j'ai dévoré. 

Dans la nuit des cannibales, on rencontre Maxime, un homme d'affaire qui menait une vie quasi parfaite pleine de luxe et de mannequins. Mais lorsqu'il se réveille dans le corps d'un gamin d'à peine une quinzaine d'années, Maxime comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Pire, il se doit de jouer le jeu et d'accepter sa nouvelle vie en tentant de comprendre comment il se retrouve dans cet état. 

Vous l'aurez compris, dans ce roman il est question d'un rajeunissement complet du héros. Et cela ne sera pas de tout repos. C'est fun et drôle, bourré d'allusion à une époque que l'on connait bien ou que l'on a bien connu. Maxime est un personnage finalement attachant malgré certains vices qu'il possède et utilise pour son avantage, sans se soucier des conséquences. Ce qu'il désire, il l'obtient, ou presque. Si le premier quart nous permet de faire connaissance avec le héros et deux autres cannibales qui se retrouvent coincés comme lui, rien ne laissait présager une suite aussi mouvementée. L'univers décrit par l'auteur est riche et les possibilités sont énormes pour pourquoi pas proposer d'autres histoires de cannibales.

Oubliez les cannibales qui se bouffent entre eux. Ici ce qu'ils dévorent c'est le savoir de leur congénère une fois qu'ils les assassinent. Et pour le coup, c'est bien pratique ! Apprendre à devenir un tueur, connaître différentes langues, piloter un avion ou connaître une recette chimique, tout devient possible en simplement collectionnant les victimes. Violent et sans aucun manichéisme, vous n'assisterez pas au combat du bien contre le mal. Ici chacun agit par égoïsme, purement et simplement. Pas de héros prêt à tout pour sauver l'humanité, ça non, mais un héros prêt à tout pour sauver sa peau. Et si au passage il peut dompter une jeune demoiselle, Maxime ne se fera pas prier.

Avec la nuit des cannibales c'est de l'humour. Beaucoup d'humour. De l'action aussi lorsque Maxime utilise tout son potentiel pour détruite tous les cannibales qui se dressent sur son passage. Pas qu'il le fasse exprès, du moins pas au début, mais peu à peu on sent son évolution et son attirance pour l'action et les armes à feu. Il devient dangereux et gourmand, cherchant un savoir qu'un seul homme détient, décimant les autres, accroissant au passage ses connaissances. Maxime en devient l'ennemi numéro un malgré son apparence juvénile. 

J'ai aimé cet univers atypique et bien amené par l'auteur. Il tente de nous dépeindre au maximum la façon de vivre des cannibales même si pas mal de questions restent selon moi en suspens. C'est qu'on devient gourmand et qu'à notre tour on aurait aimé en savoir plus... plus de connaissance, plus d'informations, serions-nous cannibales sans le savoir? 

Le sujet est traité avec humour mais non sans un certain sérieux tout de même. Trop en savoir peut être dangereux et trop vouloir en savoir également. Y a-t-il une limite à ce qu'un homme doit et peur apprendre de la vie ? Sous l'aspect fun et violent du récit se cache une véritable problématique de fond et c'est à chacun d'en tirer son avis. La nuit des cannibales ne se veut pas un essai philosophique sur une question en particulier, c'est avant tout un roman qui dépote où les "headshot" fuse de toute part lorsque notre héros s'arme d'un flingue. Plus rapide et fort que dans un FPS, il parvient à décimer bon nombre d'hommes pour survivre, mais aussi par plaisir. D'enfant-homme innocent, il finit par devenir un monstre qui n'en a jamais assez, jusqu'à ce final exceptionnel qui m'aura totalement surprise.

Les autres personnages qui gravitent autour de lui sont tout aussi intéressant. Entre un Minor et un Taureau qui le protègent et lui apprennent qui il est réellement ou la douce Marie dont on aurait en savoir plus et qui rendra notre jeune héros totalement accro à sa nouvelle vie, il y a là toute une panoplie de protagonistes qui vont permettre à Maxime de vivre une vie à cent à l'heure.

Excellente lecture du soir !