dimanche 3 décembre 2017

Black Coffee de Sophie Loubière


Année d'édition : 2016
Edition : pocket
Nombre de pages : 601
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés. Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils. Si seulement tu n’avais pas attaché le chien…

2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé. Une ultime tentative du fils pour se rapprocher de son père et s'en faire pardonner, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé. Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond : Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes. Une Française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, elle recherche son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66. Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.


Mon avis :

Black Coffee est un roman qui me faisait très envie depuis sa sortie. Le spitch me bottait vraiment pas mal et je ne regrette pas de l'avoir enfin découvert. Il me tarde de lire la suite white coffee maintenant. Dans ce roman il est question d'un tueur en série que personne n'a jamais pu arrêter puisqu'on ignore son identité. Malin et rapide, il sait se faire discret et agir à sa manière sans que personne ne parvienne à anticiper ses faits et gestes.

La trame pourrait sembler classique, mais il n'en est rien. L'auteur propose de découvrir deux personnages que rien ne semble lier et qui chacun de leur côté enquêtent sur le tueur de la route 66. L'un pour venger sa famille qui a subi la violence du tueur lorsqu'il était enfant et l'autre pour tenter de retrouver son mari. 

Le suspens est bien distillé de manière à ce qu'on ignore l'identité du tueur jusqu'à la toute fin. On se pause en tant que spectateur d'un duo improbable qui semble chercher la même chose : des réponses aux agissements de l'un de leur proche tout en comprenant que ce proche en question a été lié de près ou de loin au célèbre tueur des années 60. Je me demandais souvent comment l'auteur allait parvenir à nous garder sous sa coupe puisqu'à un moment donné, j'avoue que mon attention s'est relâché. Je ne me sentais plus autant captivé par l'histoire de Desmond et Lola jusqu'à ce moment où enfin leurs routes se croisent. Desmond est un brillant journaliste qui n'a jamais oublié les événements qu'on subi sa famille lorsqu'il était enfant et qu'il a tenté de sauver sa petite sœur et sa tante. Déjà courageux à l'époque, il n'en est pas ressorti indemne, ni lui, ni sa mère, laissée pour morte mais qui aura survécu par miracle. Desmond cherche à comprendre son père qui a tant changé après les tragiques événements. Il n'a plus jamais été le même. Est-il possible pour lui de comprendre et de rassembler les pièces d'un puzzle géant ?

C'est grâce à Lola et ses enfants qui cherche désespérément son époux disparu des années plus tôt et qui est persuadé que les notes qu'il lui a fait parvenir voilà peu de temps lui permettront de le retrouver enfin. Lola qui peu à peu comprend que son époux a croisé la route d'un vieillard loquace qui lui aura raconté tous les crimes odieux qu'il a commis sans jamais être arrêté ou inquiété par la police. 

Très vite, on est pris par l'histoire de Desmond et Lola et par la lecture de ces notes qui expliquent la personnalité du tueur. C'était intéressant de se pencher autant sur sa personnalité que sur la quête menée par nos héros. L'auteur lâche des bombes au bon moment nous captivant un peu plus jusqu'à ce final bourré d'adrénaline où on croise fort les doigts de revoir nos héros entier.

Ce fut une lecture captivante malgré une petite baisse de régime très courte et j'aurais passé là un très bon moment en compagnie d'un quatuor plus qu'étonnant.

Thriller captivant !


mercredi 22 novembre 2017

Renaissance, tome 1 : Soupçon de Denis Lereffait


Année d'édition : 2016

Edition : Rebelle
Nombre de pages : 230
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Dans un village en bordure de forêt des garçons et des filles, âgés de 10 à 18 ans, passent le plus clair de leur temps à jouer. Le jour de leur 18ème anniversaire ils doivent le quitter pour rejoindre la capitale afin de vivre leur Renaissance. Ils ignorent ce qui se cache derrière ce terme car jamais personne n est revenu au village pour le dire. Tout va basculer quand, pour la première fois, un des habitants va trouver le moyen de prévenir ses anciens amis que certains d entre eux sont condamnés à mourir...






Mon avis :

Renaissance est un roman atypique. Etrange et assez déroutant. Déroutant par sa lenteur et le fait que tout semble étrange et mécanique à l'instar de ses matériaux de surveillance disséminer ça et là aux alentours du village.

C'est un roman de Science fiction qui nous propose de découvrir le monde dans lequel vit Pénélope. Un village atypique où chaque jour est propice aux jeux, aux autres et à l'amitié. Un lieu où il fait bon vivre parce qu'on a à se soucier de rien si ce n'est de vivre en toute quiétude. 

La nature est un élément majeur de Renaissance puisque notre héroïne est une véritable passionnée de la faune et de la flore. Elle prend plaisir à s'échapper le temps de se rendre aux endroits les plus beaux et où l'homme semble n'avoir aucun impact sur la vie animale. Mais voilà que peu à peu Pénélope comprend que cette vie si parfaite n'est qu'une illusion lorsqu'un adolescent meurt tragiquement et que son ami est mis à l'écart, suspecté de trahison et de vouloir découvrir les secrets trop bien caché de l'histoire de leur village.

La couverture nous laisse plonger dans un univers qui mélange nature et technologie et nous laisse dubitatif fasse à l'histoire de Pénélope. L'univers se met en place avec une certaine lenteur, un peu comme face au sommeil de nos héros qui sont complètement endormi par la rectrice du village et peu à peu le rythme s'accélère lorsque nos héros ouvrent enfin les yeux.

Je disais plus haut qu'il y avait une certaine lenteur dans la narration et c'est le cas. Ce qui m'a au départ fort ennuyée puisque j'avais la sensation de m'endormir, où du moins que l'auteur voulait m'endormir comme ses personnages pour ne capter mon attention que bien plus tard. Les réponses sont données au fur et à mesure même si d'autres viennent rallonger la liste déjà bien conséquentes des interrogations que l'on se pose.

J'ai apprécié la découverte de l'envers du décor, mais une fois que le rythme s'accélère c'est trop abrupte, trop soudain. Entre la lenteur du début et le mouvement perpétuel de la seconde partie, j'avoue avoir été un peu perdue par la direction que prenait le roman. 

J'ai cela dit eu un tout autre problème durant ma lecture : l'absence d'affection pour les personnages. Les dialogues sont rares dans ce premier opus, très rare même puisque l'auteur préfère nous conter un peu à sa sauce ce que traverse Pénélope et comment elle perçoit les choses, mais voilà ses paroles sont rares, ses interactions avec les autres aussi et du coup on a un très gros arc narratif qui peut troubler les lecteurs puisque c'est en partie pour cela qu'on y voit une grosse lenteur.

Heureusement, l'auteur sauve les meubles grâce à une certaine originalité bien pensée et bien présente qui amèneront le lecteur à se poser des questions bien réelles malgré un texte imaginaire.

Dystopie intéressante et particulière

mercredi 8 novembre 2017

Dans les brumes du mal de René Manzor


Année d'édition : 2017

Edition : Pocket
Nombre de pages : 444
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Le retour de la nouvelle voix du thriller français.



La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre.
Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

Mon avis :

René Manzor est un auteur que j'apprécie énormément. Les âmes rivales ou celui dont le nom n'est plus, sont deux romans que j'avais dévoré et adoré. Une fois encore, je ne peux que m'incliner face au talent de l'auteur de nous proposer une histoire qui démarre avec une thématique maintes fois abordé mais pour en faire quelque chose de bien plus violent et sombre. Ici, les enfants sont les victimes. Victimes de parents violents et victime d'un tueur en série qui les enlève après avoir torturé et assassiné les parents-bourreaux. Double peine pour la famille proche des victimes qui en plus du deuil subit la perte d'un enfant innocent dont on ignore le sort.

René raconte l'histoire de manière intense et addictive. Dès l'instant où on ouvre le roman, impossible de le lâcher. On veut comprendre les motivations du tueur, découvrir son identité et parvenir avec nos héros à sauver les enfants. J'avoue n'avoir même pas cherché à comprendre l'identité du tueur parce que j'étais tellement scotchée à ma lecture et à l'histoire de Dahlia que le reste m'importait peu. Dahlia c'est aussi l'héroïne du roman Celui dont le nom n'est plus. Cette profileuse qui possède d'excellentes compétences et qui se retrouve une fois encore mêlée à une enquête très personnelle puisque c'est son filleul qui est la nouvelle victime du tueur. 

On va donc suivre Dahlia qui après les épreuves subies précédemment va apporter son soutien à son frère qui a vu sa vie changer. Sa femme assassinée et son enfant kidnappé sous ses yeux, ou presque, voilà qui va détruire cet homme aveugle et qui n'osait pas voir ce qu'il se passait sous son toit. Il faut dire que même enfant et adolescent, il jouait souvent la carte de celui qui ne voit rien, et lorsqu'il est en difficulté, le voilà qui appelle sa soeur à l'aide. 

La tension est au maximum dès le début et ce, jusqu'à la fin qu'on ne voit pas venir, carrément inattendue ! Le passé de Dahlia et de son frère se mêle à l'enquête en cours sans que l'on voit ce qui peut les relier ensemble et pourtant ! Je n'ai rien vu venir, l'auteur a su disséminer de fausses pistes ça et là pour mon plus grand plaisir. Si l'occasion de relire un roman de René Manzor se présente, nul doute que je sauterais sur l'occasion. Il est devenu une valeur sure en terme de thriller.

L'histoire est parfois violente et sombre, les personnages semblent tous torturés par un secret qu'ils gardent au fond d'eux. Que ce soit les flics, la profileuse ou les victimes, personne n'est innocent finalement. Ce fut vraiment une très bonne lecture. Un coup de coeur pour ce thriller efficace, maîtrisé et qui nous fait beaucoup suer !

Lecture coup de coeur pour les nuits de pleine lune.

mardi 31 octobre 2017

Angela, tome 1 : Mortel secret de Julia.M Tean

Année d'édition : 2016
Edition : Rebelle
Nombre de pages : 316
Public visé :  jeune Adulte 
Quatrième de couverture:

Depuis qu’Isaac Hayden est entré dans ma vie, rien n’est plus pareil. Beau à se damner, mystérieux et séducteur, il ignore combien je suis dangereuse.
J’aurais dû le mettre en garde, mais c’est trop tard. Il est maudit. Comme moi. Le compte à rebours est lancé. Je dois le sauver et je suis prête à tout pour lui, même à me brûler les ailes.

Mon avis :

J'avais déjà beaucoup entendu parler d'Angela avant de me laisser tenter par une lecture commune. Ayant dévoré le roman Résilience, je partais avec un avis forcément favorable. Une certaine envie de relire la plume qui m'avait séduite par le passé. Seulement, j'aurais du garder en tête l'idée qu'Angela est un roman dit Young Adult et que les histoires d'amour impossible et improbable teinté de fantastique n'ont hélas jamais su me satisfaire. 

La plume de l'auteur permet de très facilement s’immerger dans l'histoire. On se sent vraiment dans la peau d'Angela, mais bien souvent on a envie de la secouer un bon coup. Parce qu'à mon sens, c'est le point le plus négatif du roman. L'héroïne. Naïve, changeante, trouillarde et irréfléchie, elle n'aura absolument pas su me séduire malgré certaines particularités qu'elle possède. Je n'ai à aucun moment éprouvé de compassion pour elle et ses humeurs. Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis, tel est la devise de cette jeune fille avec Isaac (comme hélas dans 90 % des romances fantastique YA). 

Alors forcément, un constat s'impose. Dans 95 % des cas où je n'accrochais pas avec l'héroïne, je n'ai pas adhéré au roman en lui-même. Là aussi, j'avoue avoir mis le temps pour le terminer alors qu'il n'est pas bien court, mais parce que l'héroïne me tapait sur le système. Maintenant, il est fort probable que beaucoup vont adorer ce personnage un peu tête à claque et qui subit vraiment la vie. C'est le genre de roman pour lequel il vaut mieux se faire son propre avis parce que justement, je trouve que c'est d'après les avis glanés ici et là tout ou rien. Beaucoup  ont adoré vivre cette aventure avec Angela, d'autres pas du tout et un petite minorité ont su apprécié certaines caractéristiques du roman en dehors d'un personnage très désagréable. 

On part donc sur un point positif : le style de Julia. On sent qu'elle a tourné ses phrases, qu'elle les a effacé, retapé pour offrir les tournures les plus agréables possibles. Elle n'a pas cherché la facilité dans sa plume et prouve que ce n'est pas parce qu'on écrit un roman YA qu'on doit l'écrire avec les pieds. (beaucoup, hélas, devraient en prendre bonne note). Mais le personnage d'Angela est un vrai désastre à mes yeux. A aucun moment, je n'ai su l'apprécier malgré les événements tragiques qu'elle subi. Match nul donc.

Autre point qui n'aura pas su me plaire : la romance. Les je t'aime mais on ne doit pas s'aimer. Fuis-moi, mais retrouve moi, et j'en passe, ce n'est absolument pas ma tasse de thé. Trop de similitude avec de grands classique du YA qui ont cartonné pour beaucoup, mais qui n'auront jamais su me séduire. Isaac et Angela est un couple fait pour être ensemble, mais qui n'en a pas le droit... et ça, très franchement je trouve ça vu et revu et surtout très chiant. Ils passent leur temps à se dévorer du regard (et pas que !) et à se fuir comme la peste se faisant souffrir mutuellement. (sans compter les victimes collatérales de leur étrange ballet de séduction)

Heureusement, Julia garde dans ses manchettes un très gros atout. La mythologie des anges qu'elle reprend à sa sauce. Point de vampires ou autres créatures de la nuit, mais des anges qui n'ont rien de forcément très doux et gentil comme on pourrait le penser. Angela c'est une histoire de monde compliqué et complexe où chaque ange doit choisir sa destinée et selon les choix qu'il fera, sa vie ne sera pas la même. Entre les voleurs d'âmes, les affranchis et les faucheurs, je dois bien avoué que la mythologie abordé et choisi par l'auteur m'a permis de ne pas trop m'ennuyer et d'apprécier un minimum le récit. 

Mon avis est long et j'aurais beaucoup de choses à en dire, mais je pense que pour ce genre de roman dont je ne suis pas la cible à la base, il est nécessaire de se fier à son instinct. Si vous aimez les romances fantastique pour jeunes adultes et la mythologie des anges alors Angela saura très bien vous convenir. Me concernant, je réalise vraiment que le YA n'est pas du tout pour moi. Preuve en est que j'ai été bouleversé par Résilience, mais qu'Angela n'aura pas du tout eu cet effet.

Lecture détente sans prise de tête


dimanche 22 octobre 2017

Elvis Cadillac tome 2 Ice cream et châtiments de Nadine Monfils


Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve edition
Nombre de pages : 224
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Elvis Cadillac roule à fond les ballons sur une petite route de Belgique du côté de Chimay où la trappiste coule à flots. Invité dans un « home » de vieux pour y donner un concert, le sosie officiel du King est chaud boulette. La banane rose fluo de sa chienne Priscilla vole au vent. Soudain. Crac ! il s’aperçoit qu’il a renversée une ancienne vedette de la télé ! Qu’est-ce qu’il va raconter à la majorette qui l’attend encore dans son lit, avec ses bottes et l’espoir de lui mettre le grappin dessus ? Il se retrouve emberlificoté dans un drôle de drame à la sauce Fargo, avec en guest star mémé cornemuse, qui va le mener à la catastrophe.
Sur son chemin, une coupeuse de têtes de nains de jardin, deux branques dont un accro à la glace aux spéculoos, un empailleur de rats et quelques autres tapés du bocal.. Le tout dans un univers déjanté et coloré, autour de Boris Vian et de l’art brut. Ça va swinguer !

Mon avis :


Nadine Monfils est une auteur comme je les aime : complètement barré. Que ce soit dans les récits qu'elle nous propose ou grâce à une panoplie de personnages déjantés qui vont vous éclater. Dans Ice cream et châtiments on suit une nouvelle aventure de notre cher Elvils Cadillac, ce sosie non officiel d'Elvis Presley. Lorsqu'il renverse en pleine nuit un vieil homme nu, Elvis ignore encore dans quel merdier il s'est fourré. Il pourra heureusement compter sur Priscilla sa chienne et Mémé Cornemuse héroïne de caractère qui a déjà plusieurs aventures à son actif.

Si j'ai trouvé ce tome en dessous du premier, il n'empêche qu'il m'aura beaucoup amusé. L'ambiance y est totalement dingue et les péripéties qui s'enchainent sont complètement loufoques. Entre un vieillard nu que le héros renverse puis jette dans un puit, une ancienne pom pom girl qui finit de manière peu désirable et des anti-héros qui poursuive le premier cadavre dans le but de récupérer son fric, on ne s'ennuie pas une seconde. J'avouerais cependant que certains passages sont parfois un peu moins drôle du fait d'un humour totalement belge et écrit en flamand (du moins il me semble). Du coup, ne saisissant pas forcément le sens sans aller faire un tour du côté de Google, je n'étais pas amusée sur l'instant où je lisais les lignes. 

Néanmoins malgré cela, on a encore une fois un roman qui décape et qui swingue. Elvis est un véritable couillon naïf, mais on l'adore et sa chienne possède un charisme et une force de pet à tout épreuve. Un duo des plus atypique mais prêt à tout pour découvrir d'anciens mystères et mettre à jour les plus sombres secrets des gens. Permettre à Elvis de rencontre Mémé Cornemuse est un plus et du coup, il me tarde de découvrir les aventures de cette vieille femme déjanté aussi bien connu pour son addiction à la drogue que pour les pipes qu'elle offre à tous ceux qui en ont besoin. Elle est comme ça Mémé Cornemuse, le coeur sur la main, toujours présente pour ceux qui le souhaitent. 

L'aventure est rocambolesque, parfois complètement dingue autant que notre joyeuse troupe, mais on ne s'ennuie pas, on rit, on s'éclate et on passe un très bon moment. La fin reste assez légère dans le sens où l'énigme principale n'est pas forcément menée à son terme, l'auteur ayant décidé de laisser tout le loisir aux lecteurs pour interpréter comme il le veut les réponses qu'on lui donne. 

En bref, vous l'aurez compris, Ice Cream et châtiments n'a rien d'un thriller au sens propre. Si les cadavres s’amoncellent bien et que les recherche pour un butin et une femme sont bien les clefs principales du roman, l'auteur préfère s'amuser avec ses personnages. Gros plus pour les nombreux clins d'oeils sur Jean Claude Van Damme, le héros de mon enfance !

Lecture très amusante à tout moment de la journée !

jeudi 12 octobre 2017

La nuit des cannibales de Gabriel Katz

Année d'édition :2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 352 pages
Public visé: Adulte 
Quatrième de couverture :
« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.
Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis :

La nuit des cannibales. Drôle de titre qui laisse supposer quelque chose de bien sanglant avec des cannibales ou des zombies. Mais ne vous fiez pas à ce titre. Ni a la quatrième de couverture peu évocatrice du contenu de ce roman que j'ai dévoré. 

Dans la nuit des cannibales, on rencontre Maxime, un homme d'affaire qui menait une vie quasi parfaite pleine de luxe et de mannequins. Mais lorsqu'il se réveille dans le corps d'un gamin d'à peine une quinzaine d'années, Maxime comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Pire, il se doit de jouer le jeu et d'accepter sa nouvelle vie en tentant de comprendre comment il se retrouve dans cet état. 

Vous l'aurez compris, dans ce roman il est question d'un rajeunissement complet du héros. Et cela ne sera pas de tout repos. C'est fun et drôle, bourré d'allusion à une époque que l'on connait bien ou que l'on a bien connu. Maxime est un personnage finalement attachant malgré certains vices qu'il possède et utilise pour son avantage, sans se soucier des conséquences. Ce qu'il désire, il l'obtient, ou presque. Si le premier quart nous permet de faire connaissance avec le héros et deux autres cannibales qui se retrouvent coincés comme lui, rien ne laissait présager une suite aussi mouvementée. L'univers décrit par l'auteur est riche et les possibilités sont énormes pour pourquoi pas proposer d'autres histoires de cannibales.

Oubliez les cannibales qui se bouffent entre eux. Ici ce qu'ils dévorent c'est le savoir de leur congénère une fois qu'ils les assassinent. Et pour le coup, c'est bien pratique ! Apprendre à devenir un tueur, connaître différentes langues, piloter un avion ou connaître une recette chimique, tout devient possible en simplement collectionnant les victimes. Violent et sans aucun manichéisme, vous n'assisterez pas au combat du bien contre le mal. Ici chacun agit par égoïsme, purement et simplement. Pas de héros prêt à tout pour sauver l'humanité, ça non, mais un héros prêt à tout pour sauver sa peau. Et si au passage il peut dompter une jeune demoiselle, Maxime ne se fera pas prier.

Avec la nuit des cannibales c'est de l'humour. Beaucoup d'humour. De l'action aussi lorsque Maxime utilise tout son potentiel pour détruite tous les cannibales qui se dressent sur son passage. Pas qu'il le fasse exprès, du moins pas au début, mais peu à peu on sent son évolution et son attirance pour l'action et les armes à feu. Il devient dangereux et gourmand, cherchant un savoir qu'un seul homme détient, décimant les autres, accroissant au passage ses connaissances. Maxime en devient l'ennemi numéro un malgré son apparence juvénile. 

J'ai aimé cet univers atypique et bien amené par l'auteur. Il tente de nous dépeindre au maximum la façon de vivre des cannibales même si pas mal de questions restent selon moi en suspens. C'est qu'on devient gourmand et qu'à notre tour on aurait aimé en savoir plus... plus de connaissance, plus d'informations, serions-nous cannibales sans le savoir? 

Le sujet est traité avec humour mais non sans un certain sérieux tout de même. Trop en savoir peut être dangereux et trop vouloir en savoir également. Y a-t-il une limite à ce qu'un homme doit et peur apprendre de la vie ? Sous l'aspect fun et violent du récit se cache une véritable problématique de fond et c'est à chacun d'en tirer son avis. La nuit des cannibales ne se veut pas un essai philosophique sur une question en particulier, c'est avant tout un roman qui dépote où les "headshot" fuse de toute part lorsque notre héros s'arme d'un flingue. Plus rapide et fort que dans un FPS, il parvient à décimer bon nombre d'hommes pour survivre, mais aussi par plaisir. D'enfant-homme innocent, il finit par devenir un monstre qui n'en a jamais assez, jusqu'à ce final exceptionnel qui m'aura totalement surprise.

Les autres personnages qui gravitent autour de lui sont tout aussi intéressant. Entre un Minor et un Taureau qui le protègent et lui apprennent qui il est réellement ou la douce Marie dont on aurait en savoir plus et qui rendra notre jeune héros totalement accro à sa nouvelle vie, il y a là toute une panoplie de protagonistes qui vont permettre à Maxime de vivre une vie à cent à l'heure.

Excellente lecture du soir !

dimanche 8 octobre 2017

Salon : Halliénnales 2017


Pour la troisième année consécutive, j'ai pris mes sacs en compagnie de Fanny de Bibliothèque quilitout pour me rendre aux halliénnales, un salon que j'affectionne particulièrement parce que, nordiste, donc près de chez moi, et avec une organisation du tonnerre. Nombres d'auteurs présents ont su enchanter leur lecteur et une fois n'est pas coutume, je suis revenue les mains pleines, des étoiles plein les yeux.

Petit visuel de mes acquisitions du salon :
Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai su me faire plaisir ! Les editions Rebelles détenant la palme d'or, j'ai complètement craquer avec des auteurs que j'apprécie déjà beaucoup et d'autres qu'il me tarde de découvrir. 
Les errants n'étaient pas prévu... mais voilà j'avais beaucoup aimé les Marcheurs chez rebelle justement et les éditions du chat noir proposé la trilogie a un prix très attractif. En fait, je n'avais prévu que 4 achats... mais faible que je suis (et je pense avoir raison) j'ai fini par revenir les mains pleines. 

D'entrée, j'ai sauté sur la longue file de Sire Cédric ! (Sa file de lecteur... vous aviez compris j'espère?) 10h30 et déjà plus d'une heure d'attente. Mais très franchement ça en valait la peine. L'auteur est hyper cool et chaleureux et n'hésite pas à parler avec ses lecteurs.

Alors non je ne souris pas, j'essaye d'incarner mon personnage... tentative carrément loupé puisque j'ai passé la journée à me fendre la poire en deux.

Après lui avoir fait signé plusieurs romans, je suis repartie avec son dernier, le seul qu'il me manquait encore ! (Oui je suis une grande fan, je trouve son style addictif et inimitable. Il sait tenir ses lecteurs en haleine toute une nuit !)

Et puis voilà que je retrouve des auteurs que j'adore et que je recroise tous les ans. Aurélie Wellenstein dont je possède toute la bibliothèque et qui est une personne hyper attachante et gentille (mais surtout qui écrit des romans de dingues!). Chaque année, elle est invitée aux halliénnales et on ne peut que comprendre pourquoi. Gros coup de coeur pour ses sweat géniaux (le lapin de Mars l'an passé, le chat cette année !)  Petit tour du côté de chez Gabriel Katz, pour lui faire dédicacer La nuit des cannibales (un régal, à lire!) avant de découvrir en même temps que lui que le roman était déjà dédicacé... la honte jvous dis pas ! Mais c'était fun malgré tout. 


S'en suit un petit tour par Sandra Moyon pour lui faire signer la version Valentina de nouvelles d'un Myrien que j'avais adoré. J'ai oublié la photo, mais ravie de rencontrer l'auteur, même si brièvement. J'ai aussi complètement oublié de prendre Adrien Tomas en photo pour le second tome du chant des épines (j'avais adoré le premier opus) ou encore Oren Miller dont je suis repartie avec j'agonise fort bien merci. Même constat pour Denis Labbé avec qui j'ai pu échangé sur les marcheurs et qui a su me donner toutes les bonnes raisons d'embarquer la trilogie les errants. J'ai rapidement fait un saut par Anthelme afin de le saluer (trop brièvement hélas, prise dans l'euphorie du salon), un petit passage chez Sophie Jomain comme chaque année et chez Georgia Caldera)

Je suis aussi passée du côté de chez Jeanne A Debats et Stanislas Petrosky où forcément j'ai craqué !

Métaphysique d'un vampire et Je m'appelle requiem ont finit par rejoindre ma pile de livre (ainsi que le tanneur, forcément). Deux auteurs très sympathique, même si j'avoue avoir passé moins de temps avec Jeanne que je rencontrais pour la première fois. (J'ai une photo souvenir de Stanislas du salon 2015)
Et puis qui vois-je juste à côté ? Morgane Caussarieu qui m'a reconnu et ça m'a fait très plaisir. Je lis tous ses romans parce que j'aime sa plume violente et sans chichi. Il était évident que je reparte avec Cheloïdes, même si différent des autres romans qu'elle a pu écrire. J'ai été ravie de la revoir, c'est une nana génial et qui sait prendre du temps avec ses lecteurs.

je suis ensuite passé voir Stéphane Soutoul et Alick. Deux auteurs dont je possède je pense toute la bibliographie. Un plaisir de discuter avec Stéphane, toujours aussi gentil et disponible et de vrais fous rire avec Alick et sa soeur. Ce fut un moment très fun et je pense qu'on a tous pu travailler nos abdos !

 


La photo qui en dit long sur le moment passé ensemble. Drôle et fun, j'ai même fini par embarqué les nécroparieurs et passions défendus. beaucoup de bonne humeur sur ces nombreux stand où on sent que malgré le temps maussade, les auteurs sont là pour passer un bon moment !

Je suis aussi passée voir Keren Nott pour me procurer je suis un monstre. Un membre de Mort Sûre l'ayant beaucoup aimé (coup de coeur même si ma mémoire est bonne). Une auteur avec qui on a beaucoup ri aussi !


Ce salon c'était aussi l'occasion de retrouver la Team rebelle dont Astrid. J'avais hâte de faire sa connaissance et j'ai osé leur proposer une superbe photo de groupe. Après tout c'est sur ce stand que j'aurais le plus craqué ! Adeline dont j'aime tant la bonne humeur (et dont j'embarque chaque fois un roman différent!) Denis Lereffait dont j'ai hate de découvrir Renaissance, et Lionel Behra qui aura su me faire craquer pour Ubiquity. Une belle équipe vraiment et ravie d'avoir rencontré Tiphaine Croville !

Une équipe en or. Vraiment. Un excellent moment passé avec eux tous. La prochaine fois, j'espère bien embarquer le roman Phitanie !

Enfin, ce salon ne serait rien sans les lecteurs déguisés pour l'occasion et les nombreuses rencontres faites. J'ai ainsi pu recroiser Fred de Un K à Part et Aurélien de la chaîne voilà Aurélien.


Chaque fois le même plaisir de discuter avec eux ! J'ai aussi pu revoir Marie Rinne (blogueuse et auteur) et Cyrielle. Je peux même les qualifier de Rendez-vous annuel puisqu'on se retrouve toutes les 4 aux halliénnales chaque année.

En bref, ce fut un riche salon plein de moments délicieux et enrichissants. Des gens hyper sympa et adorables, une organisation du tonnerre menée par un Maxime Gillio en forme et toujours opérationnel. Les Halliénnales c'est un rêve qui se finit toujours trop tôt et dont on attend chaque fois le prochain rendez-vous des amoureux des livres.


Vivement Octobre 2018 !


mercredi 4 octobre 2017

Les marcheurs tome 1 : Genèse de Denis Labbé


Année d'édition : 2017
Edition : Rebelle
Nombre de pages : 228
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Que faire lorsque le monde s’écroule autour de vous et que vous devez échapper à la mort ? Lors d’un voyage scolaire au camp de travail du Struthof, une expérience nazie refait surface et déclenche une épidémie. Pris au cœur de cette catastrophe, Louis Fleckinger, professeur d’histoire, essaie de sauver un groupe d’élèves afin de les ramener auprès de leurs parents. Mais la route va être longue.







Mon avis :

Je connais la saga les Errants de nom, tout comme l'auteur. Et je dois bien avouer que, friande de zombies comme je suis, j'aimerais beaucoup découvrir cette saga. Aussi j'ai tenté l'expérience avec Les Marcheurs sachant qu'en plus l'auteur serait présent aux halliénnales. Je ne regrette absolument pas ma lecture, au contraire, voilà une histoire de zombies assez classique dans son ensemble mais qui a complètement su me charmer. 

L'auteur prend le temps de poser son décor et ses personnages. Devant la vingtaine de protagoniste, il fallait bien qu'on puisse les repérer et les identifier rapidement. On a donc Louis, prof d'histoire qui après une visite au camp de travail du Struthof se retrouve face à une épidémie zombie de grande envergure. Alors que ce séjour avec ses élèves avaient pour but de leur montrer les horreurs commises pendant la seconde guerre mondiale, on peut dire qu'ils vont tomber dedans. 

La plume de l'auteur est très agréable. Il détaille avec beaucoup de minutie certains détails bien gores pour nous plonger dans une horreur quasi palpable. J'ai beaucoup aimé les trois parties que comportent le roman : l'introduction avec la découverte du camp de travail qui nous plonge dans une horreur du passé et permet de mieux se mettre en condition pour la suite, l'arrivée des zombies et l'horreur qui s'en suit et ce dénouement, mise en bouche pour le prochain opus.

L'arrivée au camp de travail permet de nous faire rencontrer le héros et les personnages qui le suivront dans ses péripéties. Nombreux, ce sont des adolescents comme on en voit tous les jours, avec leur passion problème et personnalité. Entre la sportive, la craintive, le fan de zombie qui prédira tout ce qu'il va se passer dès l'instant où on découvre le premier contaminé, le chasseur et bien d'autres encore, c'est un véritable groupe hétérogène que l'auteur nous propose de suivre. Et il y a Louis, ce professeur trentenaire qui malgré son côté réservé et trop terre à terre, va tout faire pour sauver un maximum d'élèves sans pour autant se prendre pour un héros immortel. Il agit selon ses capacités, sans jamais en faire trop et on sent l'attachement sincère qu'il éprouve au fur et à mesure pour ses élèves dont il a la charge. C'est un homme comme on en rencontre tous les jours, qui devient héros malgré lui et qui se serait bien passé de ce rôle, mais qui l'accepte sans gaité de coeur uniquement parce qu'il est lucide : il n'a pas le choix de protéger ses élèves qui ont été placé sous sa responsabilité. A plusieurs reprises d'ailleurs il reviendra là dessus, sur le fait qu'il a peut de la réaction de son établissement et du rectorat vis à vis de la situation et de la perte de certains de ses élèves. 

Après donc un passage dans un endroit effrayant et plein de souvenirs honteux de notre passé violent, l'auteur nous propose de rentrer dans le vif du sujet avec cette contamination rapide et virulente qui prend d'assauts le camp et ses occupants. Les scènes sont gores, violentes, rapides et vivantes (ou mortes, c'est selon). On se captive de voir nos héros tenter de survivre et d'en réchapper sans arme. Et après moults dangers évités, voilà notre troupe réduite à une quinzaine d'individus... Mais la contamination ne fait que débuter et c'est à eux de trouver un lieu sain où reprendre leur esprit.

J'ai donc dévoré Les marcheurs, ravie de la tournure des événements et très satisfaite du final qui forcément appelle à un second tome qui je l'espère ne se fera pas trop désiré, mais s'il suit le cheminement de la contamination, alors il sera là plus tôt qu'on ne le pense. 

Voilà un premier tome qui m'aura plu. Beaucoup. C'est tristes, violents, plein de suspens et d'une tension très palpable. On ne s'ennuie pas dès lors que les marcheurs reprennent vie, prêt à tous les dévorer, petits comme grands sans faire aucune distinction. J'ai également adoré les clins d'oeil vis à vis des romans et films de zombies très populaire ce qui apporte une petite touche de réalisme à cette histoire effrayante. Nul doute que je serais au rendez vous pour le second tome ! 

Lecture angoissante du soir ! (avec un zeste de cerveau et un milk shake sanglant s'il vous plaît !)

dimanche 1 octobre 2017

Avec tes yeux de Sire Cédric


Année d'édition : 2017
Edition : pocket
Nombre de pages : 549
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D'épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu'il a déjà fragile. Si ce n'était que ça ! Après une séance d'hypnose destinée à régler ses problèmes d'insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d'un autre, torturant une jeune femme... Persuadé qu'un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer. Sire Cedric, maître en suspense et horreur, rejoint la collection " Sang d'encre " et signe un thriller diaboliquement perturbant.



Mon avis : 

Thomas ne supporte plus de faire d'atroces rêves. Et c'est sur les conseils d'un ami qu'il accepte une séance d'hypnose. Seulement, rien ne se déroule comme prévu et voilà que Thomas est témoin malgré lui de vision d'horreur où une jeune femme se fait torturer.

Lorsqu'il se rend compte qu'il est capable de voir à travers les yeux d'un tueur sanguinaire, Thomas prend peur et devient le suspect numéro un de la police qui le prend pour un dangereux psychopathe. 

Sire Cédric est un auteur que j'adore depuis des années (depuis l'enfant des cimetières ou angemort) et chaque nouveau livre nous prouve qu'il a un talent dangereux pour nous raconter des histoires terrifiantes avec un soupçon de surnaturel. Un peu comme King, mais plus mouvementé et parfois plus gore. (Souvent même). Dès le début, j'étais captivée. On a beaucoup de mal à fermer le roman, tournant les pages frénétiquement tant c'est palpitant et addictif. On se sent proche de Thomas, on a envie de l'aider à prouver son innocence et de trouver le véritable coupable. 

Thomas est un personnage attachant. Fraichement largué par sa copine, il sombre peu à peu dans la dépression et ses cauchemars ne l'aident pas. Au contraire. Il comment à devenir fou, il se cache et fuit cet homme qui se sait épié et qui prend tant de plaisir à tuer, sachant qu'un spectateur le voit faire. Le jeu du chat et de la souris est intense et rondement menée. Jusqu'au bout on se posera des questions sur l'identité du tueur et le pourquoi du comment. J'étais complètement sous le charme de Thomas. C'est pourtant un personnage banal et qui n'a rien de particulier. Mais c'est ça que j'ai autant apprécié : il est monsieur tout le monde. De ce fait, on se sent direct concerné par ce qu'il lui arrive parce qu'il n'a rien cherché, ça lui tombe dessus comme ça sans crier gare.

Le surnaturel est une fois de plus subtilement dosé. Si ce n'est cette capacité à voir à travers les yeux l'un de l'autre c'est la seule dose de fantastique. Et on cherche aussi à comprendre comment c'est possible, l'élément déclencheur de telles visions d'horreurs.

Un jeu de traque malsain où le but est non seulement de sauver des victimes, mais aussi de trouver ce qui est à l'origine des visions et Thomas pourra compter sur une jeune geek rencontré sur un forum et sur une policière qui aura du mal à lui accorder sa confiance, ce que l'on peu facilement comprendre vis à vis de la façon dont ils se sont rencontrés.

Nathalie et Fox sont tout aussi attachantes que Thomas. Deux femmes de caractères qui n'ont pas peur de prendre des risques. Des femmes fortes qui s'assument et savent prendre des décisions peu importe les conséquences. La première, Nathalie est une policière qui n'attend qu'une chose : prouver ses compétences à son père lui aussi dans la police. Malgré sa maladie elle fera tout pour prouver à tous qu'elle a du courage et des capacités énormes. Fox est plus discrètes, véritable fille ninja du web qui sait comment se camoufler et disparaître dès que c'est nécessaire. Une fille étrange qui va très vite nous intriguer.

Je vois pas quoi ajouter d'autres si ce n'est que l'auteur ne s'essouffle pas et continue de nous proposer des thrillers de grandes qualités. On ne s'ennuie pas, le rythme est effréné, on se sent essoufflé, crevés de voir comment Thomas doit se protéger et de l'ennemi et de la police... Je suis conquise !

Lecture coup de coeur du soir !



lundi 25 septembre 2017

Hemlock Grove de Brian McGreevy


Année d'édition : 2017

Edition : Super 8
Nombre de pages : 408
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Hemlock Grove (Pennsylvanie) n'est plus une petite ville paisible. Dans les bois, le corps mutilé d'une jeune fille vient d'être retrouvé. Une chasse à l'homme est lancée. Au sein de la communauté, cependant, une angoissante question se fait jour : ce meurtre est-il vraiment l'œuvre d'un homme ? Et si certains en savaient plus qu'ils ne voulaient bien le dire ? 

C'est sans doute le cas de Peter Rumancek, jeune gitan qui vient d'emménager en ville avec sa mère et qui a raconté aux élèves du lycée qu'il était un loup-garou. Ou de Roman Godfrey, héritier local, qui fait preuve auprès de ses camarades d'un complexe de supériorité pathologique, alors que sa petite sœur Shelley souffre d'une maladie monstrueuse. Les deux garçons – que tout oppose – vont se rapprocher à la suite de ce meurtre pour tenter d'en percer le mystère. Parallèlement, la famille de Roman s'efforce de cacher les étranges expériences scientifiques effectuées par le Dr Johann Pryce au sein de la société Godfrey...


Mon avis

Hemlock Grove est une petite ville qui avait tout de paisible. Jusqu'à ce jour où le corps d'une jeune fille est retrouvé déchiqueté. Le spitch vous parlera peut-être puisque le roman a été adapté en série télé (que je n'ai pas encore eu l'occasion de regarder). 

D'entrée on se retrouve face à une pauvre adolescente charcuté par une bête féroce. Peter et Roman vont très vite s'accuser mutuellement puisqu'ils sont tous deux des loups-garous. Mais voilà ce n'est aucun d'entre eux et ils leur faudra s'unir pour trouver l'identité du responsable. 

Le plus gros défaut du roman reste le style très atypique de l'auteur. Je pense que peu de lecteur vont parvenir à y adhérer du fait qu'il n'hésite pas à passer d'un sujet à un autre, donnant des explications par ci par là et se perdant un peu dans le fil directeur du roman. Très vite donc, la quête du tueur devient secondaire pour davantage se focaliser sur les secrets de la famille Godfrey dont Shelley semble avoir fait les frais.

La plume donc risque d'en perdre plus d'un mais une fois que l'on parvient à l'apprivoiser, on comprend très vite que le roman se veut sombre et atypique, loin des clichés des loups-garous.

J'ai aimé la découverte de nos deux familles si différentes et qui pourtant vivent toutes deux la lycanthropie. J'ai aussi adoré Shelley et son physique atypique même si elle m'aura souvent fait mal au coeur.

Cependant, j'ai tout de même trouvé que le roman restait très en surface, comme un tome d'introduction où l'auteur ne nous dévoile pas toutes les réponses à la fin. Certaines questions restent en suspens et on aurait vraiment apprécié d'en savoir davantage.

Néanmoins, Hemlock Grove est une bon roman sombre et un peu gothique. La ville, les personnages et l'intrigue en font une lecture passionnante, mais le style de l'auteur peut vite déstabiliser. Je pense très vite me jeter sur la série télé pour voir de quelle manière cette histoire aura été tournée.

Lecture du soir.


dimanche 24 septembre 2017

Les épouvantails de Philippe Morin


Année d'édition : 2017

Edition : Rivière blanche
Nombre de pages : 316 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
« La fatigue. La peur. Ma tête, toujours douloureuse, qui tournait. Le danger tout proche. L’envie me prit de me recroqueviller sur le sol, contre cette terre sèche, poussiéreuse, à l’abri sous les buissons épineux, au pied des grands arbres constituant cette forêt dense qui me semblait plus que jamais illimitée. Disparaître au contact des brins d’herbe jaunie. Se fondre dans la végétation. Échapper à ces malades, oublier l’hostilité du monde. » 

Sur la route des vacances et de l’océan, les problèmes mécaniques s’accumulent pour la famille Lescure. Obligés de quitter l’autoroute, les voici échoués dans un hameau secoué par une affaire de vol de matériel agricole et par la disparition inexpliquée d’un couple de Parisiens. C’est là, au plus profond de la campagne, pendant un été caniculaire, qu’ils vont croiser le chemin d’un capitaine de gendarmerie au bout du rouleau, d’une femme à la beauté troublante, et de bien dangereux autochtones.


Mon avis :

J'avais eu l'occasion de découvrir le roman Paris Zombie de l'auteur il y a quelques années et j'avais été fort séduite. Une fois n'est pas coutume, j'ai ici aussi passé un bon moment même si je m'attendais davantage à trouver un roman plutôt qu'une novella et quelques nouvelles. 

L'auteur nous plonge dans un village rural où une famille se retrouve coincée après un problème d'auto. Ils ne s'attendaient pas à se retrouver confronté à une famille de forcené complètement maso et violent pour qui la torture est un véritable passe-temps.

Âmes sensibles abstenez-vous, certains détails sont bien gores et vous risquez les haut le coeur face aux multiples descriptions de torture qui parsèment le roman. Les épouvantails est un roman rapide et vif. On y suit plusieurs personnages, d'un flic qui mène une enquête sur des vols de matériaux agricoles, une famille qui peine à se rendre dans le village voisin pour profiter d'un week-end repos et une famille atypique fan de torture en tout genre. Il sera aisé de s'identifier à l'un ou l'autre sans souci et l'auteur parvient à leur donner à chacun un vécu et une histoire en très peu de pages. 

Point de fil directeur réel puisque le texte est court, mais on s'inquiète très vite du sort de la famille, victime collatéral d'une vengeance entre membre d'une même famille. 

J'ai aussi été très intriguée par la dernière novella Derrière nous. L'auteur prouve une fois son potentiel et sa plume nous subjugue très tôt pour nous happer dans la lecture. La Murène ou Nikki, autant de personnages qui intriguent et qui nous plaisent très vite.

En bref, les épouvantails c'est un recueil de novella et de nouvelles toujours dans cet esprit sombre et noir, plein de suspense et d'éléments effrayants.

Lecture pour le soir !

lundi 18 septembre 2017

La mort du temps d'Aurélie Wellenstein


Année d'édition : 2017
Edition : Scrineo
Nombre de pages : 284
Public visé : Young Adult 
Quatrième de couverture : 
Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s'amalgament deux-mille ans d'architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n'a plus qu'un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l'Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l'anéantir. Si elle s'arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d'étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.


Mon avis :

Aurélie est une auteur atypique. De ceux qui ont la capacité de toujours vous surprendre. Après le roi des fauves ou encore les loups chantant, voici un nouveau roman où l'auteur laisse son imagination prendre le dessus proposant un récit unique et bouleversant.

L'on ne saurait qualifier réellement l'ouvrage ici présenté. Tantôt historique, tantôt fantaisiste ou futuriste, l'auteur joue avec les codes pour les mélanger de manière totalement cohérente. Un ovni, un roman surprenant et qui ne pourra se ranger dans aucune case. De l'imaginaire à 100%, loin d'utiliser des clichés et mettant à l'honneur le talent d'Aurélie pour nous entraîner toujours plus loin dans son imagination.

L'apocalypse ? Sujet maintes fois traités dans les romans et pourtant, Aurélie décide de prendre le pari de le revoir à sa sauce. Gardant toujours en tête de nous époustoufler, c'est dans un monde totalement revu et nouveau que va évoluer notre héroïne. Un monde où passé et présent se mélangent le tout dans des circonstances étranges, proposant une architecture nouvelle et une toute nouvelle façon de vivre. Fuir le flash, ne pas se faire happer par la lumière pour garder son corps et son esprit intact, voilà le but de Callista, en plus de retrouver sa meilleure amie. Une héroïne complètement humaine avec ses failles et ses atouts. Une jeune fille tantôt prise d'effroi tantôt d'espoir. Une vraie guerrière comme je les aime parce qu'elle possède tout ce qui fait de nous des humains : des émotions cohérentes vis à vis de sa situation. 

Et puis on rencontre Roland. Cet homme cheval venu d'une toute autre époque et qui semble si important aux yeux de l'auteur. La thématique de l'anima et de l'homme animal est récurent dans les ouvrages d'Aurélie. Entre les loups quasi humains dans les loups chantant ou ces adolescents qui se métamorphosent en bête dans le roi des fauves, voilà un thème que l'auteur aime aborder et ce, peu importe l'univers qu'elle décide d'utiliser. 

Une fois encore j'ai été captivé par ces corps démembrés, ces paysages désolés et cette quête intense que vivent nos héros. Une pépite, que dis-je, encore une réussite et un roman dont on ne sort pas indemne !

Lecture coup de coeur