jeudi 25 mai 2017

Caraval de Stephanie Garber

Année d'édition : 2017
Edition : Bayard
Nombre de pages : 479
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un jeu... Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n'est qu'illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l'on ne se réveille pas...

Mon avis :

Caraval a été un roman particulier. Sensible à la qualité et l'esthétique de sa couverture, forcément, je me suis révélée faible et très intriguée par son contenu. Je ne connaissais pas l'auteur et je n'avais aucune idée de ce qu'il racontait, n'ayant même pas été voir la quatrième de couverture. 

Dans l'ensemble, j'ai apprécié ma lecture. L'univers est intrigant et l'histoire très originale. J'ai apprécié l'évolution des personnages, mais j'avoue qu'au départ, ils m'ont beaucoup agacé. Scarlett est assez peureuse, voire même un peu lâche et elle ne pense qu'à deux choses : retrouver sa soeur et rentrer à temps pour son mariage avec un inconnu. Scarlett c'est typique le genre de personnage qui n'ose pas prendre de décision et qui se laisse porter un seul objectif. Elle n'ose pas s'éparpiller et penser un peu à elle. A part retrouver sa soeur, je l'ai trouvé parfois insignifiante et j'aurais aimé qu'elle nous montre davantage son côté audacieux et courageux. Il n'y a vraiment que vers la fin qu'elle ose enfin dire tout haut ce qu'elle pense tout bas.

Julian c'est le personnage masculin par excellence. Celui qui semble cacher bien des secrets et va vite faire succomber notre héroïne. On sait au départ bien peu de choses sur lui, mais on se doute qu'il n'est pas là par hasard ou pour les beaux yeux de deux demoiselles en détresse. Julian est téméraire et n'hésite pas à aller au devant du danger, parfois trop ce qui apporte son lot d'interrogation le concernant.

Le troisième personnage clef, c'est Tella, la soeur de Scarlett qu'on ne voit que très peu finalement puisqu'elle a disparu et que le but justement c'est de la retrouver. Mais le peu que j'en ai découvert m'a beaucoup plu. Tella c'est l'aventurière, celle qui veut prendre en main son destin et changer sa vie. J'ai aimé ce côté combatif jusqu'au bout même si elle aussi finira par se faire avoir en partie à cause de sa naïveté.   

En fait, je me rend compte que je m'attendais à quelque chose bourré de magie, de surprise et de rebondissement le tout avec de l'action et de l'enchantement. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à ce mix d'ingrédients et finalement ce ne fut pas ça. Je m'explique : dans Caraval, on joue. Tout n'est qu'illusion et faux semblant, du moins en apparence et c'est ce que tous aiment crier. Mais Scarlett va vite se rendre compte que parfois les choses sont bien ce qu'elles semblent être. Il va devenir alors difficile pour la jeune femme de s'en sortir et de démêler le vrai du faux. Mais voilà la magie manque cruellement à l'appel et sur la fin je n'avais qu'une hâte c'était qu'enfin les soeurs soient réunies pour passer à autre chose. 

Caraval reste cependant une bonne lecture et malgré ses défauts, j'ai trouvé l'univers et l'intrigue très originaux. Certaines scènes sont assez sombres, rien n'est très glorieux et joyeux dans cet univers où c'est chacun pour soi. Il faut dire qu'un vœux en gain c'est une chance inespérée pour certain. En bref, j'aurais passé un moment sympathique en compagnie de notre duo et j'ai malgré tout aimé l'ambiance très théâtrale de Caraval. Voilà un livre qui trouvera vite son public.

Les plus :
- L'univers
- L'ambiance
- L'intrigue

Les moins :
- L'héroïne, trop tête à claque
- Le manque de magie promis


dimanche 21 mai 2017

L'affaire Isobel Vin de Tony Cavanaugh

Année d'édition : 2017
Edition : Sonatine
Nombre de pages : 413
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le nouveau Michael Connelly est australien. Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative. Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé. Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions. Une description rarement vue des rouages policiers. Une ville, Melbourne, personnage à part entière du roman. Une intrigue captivante. Et un antihéros plein de blessures intimes, misanthrope et obstiné, que l’on a envie de retrouver à peine la dernière page tournée.

Mon avis :

L'affaire Isobel Vine est un thriller efficace et rondement mené. J'ai passé en compagnie de nos héros un excellent moment grâce à une enquête palpitante où les suspects sont nombreux et où on se demande jusqu'à la fin qui est le coupable, et surtout si coupable il y a.

On fait rapidement la connaissance de Darian Richards, un ancien flic qui a décidé de démissionner et de tout abandonner après l'échec cuisant d'une de ses enquêtes où le tueur en série court toujours. Et tandis qu'il profite de sa solitude, voilà que son ancien patron, son ami et mentor lui demande de blanchir totalement le futur chef de la police au sujet d'une mort qui est toujours restée suspecte, vingt cinq ans plus tard. Darian accepte malgré lui et demande du soutien à Maria, la seule en qui il a confiance et à Isosceles, un geek qui ne vit que via les réseaux et l'informatique. 

L'enquête avance à petit pas, entre interrogatoire, découverte des procès verbaux cette fameuse nuit où une jeune femme de dix huit a été retrouvé morte à son domicile étranglée par une cravate. Suicide, jeux sexuels qui a mal tourné ou meurtre, c'est ce que Darian va devoir découvrir et il n'a que peu de temps pour blanchir totalement Nick le prochain chef de la police. Certes, l'enquête est assez lente, mais l'ambiance est sublime, poétique. En même temps qu'on découvre les lieux, Darian se souvient d'une multitude d'événements de son passé qui s'y sont déroulé. Tout à son enquête, il se laisse submergé par un tas de souvenir qu'il nous partage généreusement. Des meurtres, des suicides, des règlements de comptes... chaque lieu est propice à un acte barbare et violent et Darian ne cesse de nous les évoquer pour que l'on comprenne un peu mieux pourquoi il a préféré abandonner sa mission de protection et d'enquêteur au profit d'une vie calme et solitaire.  

Entre cette ambiance de fausse quiétude qui règne et où les suspects sont nombreux, on fait la connaissance d'un trio improbable et attachant : Darian, ce flic au méthode cash et qui cherche toujours la vérité, peu importe comment il l'obtient, Maria, cette femme flic amoureuse d'un gangster qui n'hésitera pas à intervenir pour la femme qu'il aime au détriment de la loi et Isosceles, un solitaire, calme et maniaque qui ne vit que pour l'informatique, préférant la compagnie d'un ordinateur à celle de personne. Ce trio qui va devoir remonter le temps pour découvrir si Isobel a été assassinée ou non. Les langues vont se délier peu à peu, mais j'avoue que jusqu'au bout les révélations sont surprenantes. Je ne m'attendais pas du tout à un tel dénouement ! 

Avec ce premier roman de l'auteur, je suis conquise et impatiente de découvrir les prochaines enquêtes de Darian. Alors certes, un détail m'aura un peu chiffonné concernant une preuve direct pour inculper un personnage, une preuve qu'on aura gardé pendant 25 ans à l'abri des regards indiscrets, une preuve que toute personne normalement constituée aurait jeté depuis longtemps et qui finit par ressurgir pour sauver la mise de Darian qui avouons-le patauge un peu avec cette enquête par moment. Sans ce détail trop facile, j'aurais sans nul doute eu un gros coup de coeur... L'auteur nous transporte avec lui et ses héros, mais aussi avec Isobel dont on découvre l'histoire au fur et à mesure via de nombreux flashback qui nous permettent de cerner le personnage et de comprendre ce qu'elle a enduré... pauvre fille naïve...

L'affaire Isobel Vine est un très bon thriller. Bien ficelé, bien pensé, il est intelligent et prenant. Jusqu'au bout, j'allais de surprise en surprise face à ces flics corrompus, ces gens qui se fichent de la vie d'une innocente... Il me tarde de retrouver Darian !

Les plus :
- L'enquête 
- Les personnages

Les moins : 
- Une preuve qui surgit de nulle part et qui permet de quasiment clôturer l'enquête.


dimanche 14 mai 2017

Ennemis tome 6 : les proies de Charlie Higson

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 493
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Dans un Londres apocalyptique, une étrange maladie a transformé les adultes en morts-vivants… Leur seule nourriture : leurs enfants ! Ils les chassent, ils les tuent, ils les dévorent… fuyez ! Âmes sensibles, s’abstenir…

ZOMBIS, MORTS-VIVANTS, CREVARDS, REVENANTS, ECTOPLASMES, SPECTRES… ?

NON, PIRE. DES ADULTES ! Les survivants sont persuadés que la campagne sera plus sûre que la ville… Grave erreur. L’Ennemi est partout. Il devient presque impossible de lui échapper.

Mon avis :

Cela ne sera pas une surprise si je vous dis que j'ai adoré ce sixième tome ? On sent que la fin approche et l'auteur apporte son lot de rebondissements et de possibilité pour le grand final et une fois encore, je ressors sous le charme, captivé par ces gosses qui apprennent à lutter contre des adultes ayant toutes les caractéristiques des zombies, ou presque. Je n'avais pas très envie de le terminer parce que l'attente sera longue jusqu'au final, mais cette nouvelle plongé dans l'ambiance des crevards me fait bien prendre conscience de la qualité de la saga.

Ce sixième opus reste toutefois le plus intimiste. On y suit pendant plus de la moitié la soeur de Sam, Ella et Scarface, ce gamin effrayant et presque mort qui la protège pour on ne sait quelle raison obscure. Leur duo fonctionne à merveille et on se prend vite de compassion pour Scarface, celui qui semble décrit comme un monstre de par son apparence et ses nombreuses cicatrices. Scarface qu'on prend tout d'abord pour un ennemi, tant son apparence est effrayante, pour finalement découvrir que c'est un ado qui en a bavé pour survivre et qui se cache des enfants en partie à cause de son apparence physique. 

Alors voilà, on suit Ella et Scarface qui tentent de survivre à deux face à une horde d'adultes de plus en plus violente et nombreuse. Des adultes prêt à tout pour dévorer nos chers enfants et se régaler de leur chair. L'ambiance reste assez oppressante et angoissante et craint chaque fois de voir l'un de nos héros mourir sous nos yeux comme semble tant l'apprécier l'auteur. La survie est toujours autant mise en avant, même si pour le coup, on se focalise davantage sur Scarface et Ella qui tente de retrouver la communauté et un semblant de vie normale. En effet, on sait de par les précédents tomes que des enfants sont parvenue à se créer une vie en communauté qui semble efficace et Ella cherche justement à retrouver le confort et la protection auprès d'un des différents groupes qui occupe la région. 

Là avec cet opus, on est dans l'attente et dans la supposition de ce qu'il peut se passer pour le grand final. Après avoir perdu tant de héros et de personnages, on se demande quelle surprise horrible nous réserve l'auteur. Il semble prendre un malin plaisir à jouer avec nos nerfs et c'est aussi pour ça que j'apprécie tant cette saga où rien n'est jamais acquis. Je me pose beaucoup de questions sur le dénouement, sur la solution qui sera apporté si solution il y a et j'espère vivement ne pas être déçue par les choix de l'auteur quand à ce final que je pense explosif.

Les Proies nous prouvent une fois tout le talent de l'auteur et la qualité de cette saga. Ne vous fiez pas au fait que la saga soit classée YA, parce que très franchement c'est parfois aussi angoissant et gore qu'un roman adulte. Il faut simplement se dire que nos héros sont très jeunes, ce sont des gosses à qui ont demande de se battre, de se protéger mutuellement et d'apprendre à subvenir à leur besoin quand le reste du monde est anéanti, détruit... Chapeau à l'auteur, me concernant, c'est une pure réussite et l'une des sagas YA les plus aboutis que j'ai lu à ce jour dans le milieu post-apocalyptique !

Coup de coeur !

Les plus :
- L'ambiance très angoissante
- Les héros, des gosses qui tentent de survivre 
- La qualité de la saga après un sixième tome des plus réussi !

Les moins :
- On sent que la fin approche, c'est dur de les quitter. 


lundi 8 mai 2017

Inséparables d'Elie Darco

Année d'édition : 2017
Edition : Magnard
Nombre de pages : 304 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Ballotés au gré des affectations successives de leurs parents militaires, Alec et sa sœur Beryl sont un peu livrés à eux-mêmes. Complices et inséparables, ils aiment repousser leurs limites et tenter des expériences dangereuses, quitte à enfreindre les règles. Mais quand la famille échoue dans une petite ville perdue au milieu de la forêt, loin de toute animation, l'ennui les gagne....

Mon avis :

Elie Darco est une auteur que je connais depuis très longtemps. Aussi lorsqu'elle m'a proposé de découvrir son roman, j'ai accepté. Je n'ai même pas été inquiété par le côté estampillé YA du roman parce que le résumé avait quelque chose de très intrigant. 

Et bien je dois confirmé que ce roman est de très bonne facture. Elie Darco signe là un thriller sur fond de SF très bien pensé et très en phase avec notre triste actualité. Plus j'avançais dans ma lecture et moins je me doutais des rebondissements et du dénouement. Voilà donc un point très positif, je n'ai rien vu venir ! 

Dans Inséparables, on suit Beryl et Alec, frère et soeur qui ne parviennent pas à s'attacher aux jeunes de leur âge du fait que leur parents sont sans cesse muté dans de nouvelles régions. Aussi, notre duo s'amuse comme il le peut et joue avec le danger. L'adrénaline, c'est leur moteur, ce qui leur permet de tenir et d'avancer main dans la main. Alec est le frangin plus réservé, celui qui réfléchit davantage et qui protège sans cesse sa tête brûlée de frangine. Parce que Beryl est un véritable volcan, prête à tout pour se démarquer et s'amuser. Mais leur lien est puissant, fort et indestructible. Ils sont véritablement ce qu'on appelle des inséparables !

J'ai adoré suivre leur duo au travers de cette aventure palpitante qu'ils vont vivre jusqu'à ce jour fatidique où Alec aura un accident et où plus rien ne sera comme avant. Et c'est là où l'auteur joue habilement avec la science fiction. On est étonné, surpris par ce qui s'enchaine sous nos yeux. C'est intelligent et bien amené, vraiment et j'ai beaucoup aimé creuser avec nos héros ces découvertes majeures. Alors oui ça surprend, mais en même temps ça inquiète et ça nous met en colère... Comment peut-on sous prétexte de protéger la population jouer de la sorte avec des êtres humains ? Triste histoire tout à fait crédible !

Elie Darco maîtrise son histoire et son univers. A aucun moment on ne trouvera le texte puéril ou immature, c'est même bien plus adulte que ça n'y paraît et c'est ça qui m'a plu. Les péripéties s'enchaînent tout en gardant la psychologie des personnages intactes. C'est bien écrit, bien amené, le dénouement est satisfaisant et les explications sont cohérentes avec tout le début du roman. A découvrir !

Les plus :
- L'originalité de l'intrigue
- Le duo d'inséparable

Les moins :
- Le roman enchaîne vite les péripéties et événements du fait de son court format.

dimanche 7 mai 2017

Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres de Maxime Gillio

Année d'édition : 2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 224 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Témoignage à deux voix sur la vie d'un père et de sa fille autiste de 15 ans.






Mon avis : 

Ce n'est un secret pour personne, j'aime ce qu'écrit Maxime Gillio. L'auteur est un véritable caméléon et passe du roman policier (Les disparus de l'A16), au gore (Manhattan carnage) au roman noir (Rouge armée) à un roman bien plus personnel et intimiste où il est question de sa relation avec sa fille autiste de quinze ans. Ne pensez pas que justement ce texte soit triste à souhait et mélodramatique. Non. Maxime garde ce qui fait sa force et son authenticité soit son humour pour dresser un portrait réaliste et surprenant sur sa fille et la relation qu'il entretient avec elle. Une belle leçon de vie et un agréable moment de lecture qui m'aura, je l'avoue, énormément fait rire. 

Dans ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres, Maxime a choisi plusieurs anecdotes distinctes pour nous parler de sa fille et de la vie auprès d'un enfant autiste. Il ne demande pas à être plaint ou admiré, non Maxime ne fait que raconter quelques scènes de son vécu et certaines m'auront franchement fait exploser de rire... (Je pense à l'attaque des doigts dans le nez sur la pauvre naine !)  L'autisme je le connais un peu pour avoir dans mon entourage très proche quelques jeunes enfants atteint de cette maladie et tous le vivent à des degrés différents. Certains semblent normaux jusqu'au moment où un sujet ou même une simple mouche va venir bousculer leur normalité. Le sujet évoqué ici est quelque chose d'important et de courant malheureusement et pourtant, je trouve qu'il y a encore trop peu de choses de faites en France pour les enfants qui auraient besoin d'être davantage accompagné et encadré. 

Si on enlève tout le côté autisme de la fille de Maxime, Gabrielle, on se retrouve avec un récit humoristique hilarant. Cette enfant semble pleine de ressource et tellement drôle. Alors oui, on sent qu'elle a un caractère déjà très affirmé et qu'elle n'apprécie pas la confrontation, mais bordel sa vision des choses est extra ! Gabrielle est vraiment fascinante et Maxime dresse d'elle un portrait que j'ai trouvé sublime et flatteur. C'était un peu comme s'il tentait d'excuser les périodes où elle se comporte en fille chiante en nous proposant de suite après des séquences où sa réflexion est unique. 

Je ne saurais pas trop évoquer le roman en lui-même parce que me concernant je l'ai trouvé génial, mais je ne fais pas partie de ces gens qui disent aux parents d'enfants différents : " au moins ton enfant est différent, il est unique..." Ouais c'est cela, genre on vous propose un échange vous sautez de joie. Non. Ne soyons pas hypocrite et je l'avoue sans honte j'ai moi-même avoué à des proches que je ne les enviais pas d'avoir un enfant autiste. C'est dur, fatigant et épuisant et même si j'adore leur gamin et que je prend plaisir à discuter avec lui, vivre 24h avec un enfant différent, je ne le pourrais pas. Et j'assume ! Alors malgré cela, de voir l'affection qui transparait dans chacune des pages de Maxime pour sa fille, voir à quel point il trouve toujours un point positif à souligner ou un moment où il devient son chevalier, je ne peux nier une chose : L'amour entre un parent et son enfant différent est dix fois plus fort que l'amour entre parent et enfant normaux. Je sens la polémique venir, mais c'est ainsi que je le conçois parce que pour un enfant différent, on va utiliser dix fois plus d'énergie et d'alternative pour réussir à entreprendre quelque chose. (peu importe la chose en question d'ailleurs, que ce soit l'apprentissage de la marche, de la parole, de la propreté, du respect ou les cours à l'école...) A ces parents là je dis haut et fort : Bordel tout mon respect ! Parce qu'ils sont forts sans s'en apercevoir et qu'à l'inverse de gens normaux, ils ne te balancent pas leur gosse dans la machine à laver, ou ne les font pas courir en slip au petit matin jusqu'à les tuer.

Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres est un beau récit. Franc, honnête, sans exagération l'auteur se livre et nous fait découvrir un quotidien auquel on ne doute pas sous ses airs de Show man ! En bref, jetez vous dessus, sans hésitation aucune. Fou rire garantie !

Les plus :
- De l'humour
- De l'humanité

Les moins :
- Trop court à mon goût, j'aurais aimé encore découvrir Gabrielle !


lundi 1 mai 2017

Bilan Avril 2017

Bonjour à tous !

Nous sommes le 1er, il est temps de faire le bilan, bilan bien maigre quand on y repense, du fait que j'ai repris la direction du travail et donc forcément que j'ai 3 fois moins de temps pour lire. Mais je garde le même plaisir à me plonger dans un livre, c'est le principal !

Voici donc le tour des livres lus ce mois-ci :

Mon top :

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2017/04/la-veuve-de-fiona-barton.html https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2017/04/winter-people-de-jennifer-mcmahon.html

Mon flop: 
Aucun flop ce mois-ci !

Mes autres lectures :

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2017/04/chatiments-de-hans-koppel.html https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2017/04/syberia-de-benoit-sokal-et-dana-skoll.html https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2017/04/library-jumpers-tome-2-la-gardienne-des.html https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2017/04/les-fils-de-krondor-tome-2-le-boucanier.html

Mes acquisitions du mois :


Mes prévisions livresques :


Les livres qui me font de l'oeil en Mai :

dimanche 30 avril 2017

Châtiments de Hans Koppel

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 416 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Trois garçons, une fille. Un soir, ils ont forcé l'une de leurs camarades à participer à une tournante. Peu de temps après, l'adolescente s'est suicidée. Quand, vingt ans plus tard, les parents de la victime découvrent la vérité, ils décident de se venger. Les uns après les autres, les bourreaux devront payer de leur vie. Quant à Ylva, l'instigatrice, le couple la retient en otage dans sa cave et en fait son esclave sexuelle. Son seul lien avec le monde extérieur : un écran à travers lequel elle voit que son entourage l'oublie progressivement.

Mon avis :

Châtiments est un thriller angoissant et haletant. On y découvre une jeune femme, mère et épouse, qui va se retrouver prisonnière à cause d'un événement dont elle est à l'origine des années plus tôt alors qu'elle n'était qu'une jeune adolescente un peu stupide. Le roman se lit quasi d'une traite tant on veut savoir comment cela va se terminer. La thématique de la victime enfermée à côté de chez elle, soumise, battue, violée, réduite à faire le ménage de ses tortionnaires tandis que ses proches tentent de continuer à vivre...

Yvla est une femme au parcours compliqué. Mais aujourd'hui elle est heureuse. Un enfant, un époux et un métier qui semble lui plaire. Une vie rangée, du moins en apparence. Quelques mois plus tôt, Yvla trompait son époux et entretenait une relation particulière avec un autre homme. Aussi lorsqu'elle disparait, au départ tout le monde pense à un nouvel amant avec qui elle a pris la tangente. Forcément, son passé lui colle à la peau et on se dit qu'elle en serait bien capable la bougresse... sauf que la vérité est tout autre.

Yvla est prisonnière dans une cave, à quelques mètres seulement de chez elle. Retenue en otage par un couple qui lui en veut depuis des années, Yvla subit les humiliations, les viols répétés sans pouvoir y changer quoi que ce soit. Mais le plus dur c'est cette télévision qui donne sur une caméra branché devant chez elle et qui lui permet de voir son époux et sa fille qui continuent à vivre sans elle, puisqu'ils n'ont aucune idée de ce qu'il lui est arrivé...

Voilà pour le topo, en gros. Parce que je ne vais pas vous expliquer pourquoi Yvla est prise pour cible, il faut le découvrir via l'histoire assez sordide qui nous ai proposé par Hans Koppel. Sordide c'est le mot. Violent aussi. Moi ce bouquin m'aura scotché et parfois mis mal à l'aise devant ce côté très voyeurisme des bourreaux qui laissent Yvla voire ce qu'il se passe chez elle. La pauvre se sent anéantie de voir que les jours, les semaines passent, et qu'elle est toujours dans cette cave, seule et abandonnée de tous. On s'attend à ce qu'autour d'elle les gens s'inquiètent, cherchent et font des battues... mais rien. Comme si on s'y attendait et que finalement tout le monde pense qu'elle s'est barré avec un nouvel amant. Voilà le plus dur dans ce bouquin. L'idée même qu'une femme soit prisonnière à quelques mètres de chez elle et qu'on ne s'inquiète pas davantage et qu'elle le sait puisqu'elle voit ce qu'il se passe dans sa rue. L'horreur. Vraiment.

On a donc une victime violée et enfermée dans une cave par un couple qui semblent vraiment lui en vouloir et finir par la tuer. On a un mari qui tente de la retrouver, mais qui finit par penser comme tout le monde qu'elle l'a abandonnée pour un autre et qui tâche donc de se reconstruire et de protéger leur fille. On a aussi le côté enquête qui n'avance pas un poil puisque les flics semblent s'en foutre éperdument de cette disparition, trop occupé à se la couler douce au bureau. 

Et puis à côté de ça, on a un homme seul, qui se sent abandonné, perdu et qui ne sait plus quoi faire pour sa fille et concernant la disparition de son épouse, femme déjà infidèle par le passé. Et lorsqu'il rencontre un psy avec qui il discute de tout ça, il est loin de se douter que le psy en question a quelque chose à voir dans la disparition de son épouse ! C'est d'un tordu ! Wahou !

C'est à mon sens un très bon thriller parce qu'il m'aura surprise de bien des façons et que je l'ai trouvé très bien écrit. On ne sait pas du tout quel sera le dénouement et on espère qu'un happy end pointera le bout de son nez. Est-ce le cas ? Yvla va-t-elle enfin pouvoir retrouver sa fille et son mari? Pourquoi est-elle la cible de ce couple ? Voilà un roman qui ne m'aura pas laissé indifférente. Je recommande !

Les + :
- L'histoire, tordue au possible et les nombreux rebondissements
- Le côté sadique de l'intrigue et de ce que l'auteur propose

Les - :
- L'intrigue va peut-être un peu trop vite et on ne se rend pas compte du nombre de semaines qui passent en fin de compte.