mercredi 10 avril 2019

Représailles de Hans Koppel

Paru en 2017 chez presse de la cité et en 2019 chez Pocket

352 pages, thriller.


Calle Collin, journaliste free-lance, rédige pour un hebdomadaire le portrait de Kent, un adolescent mort des années plus tôt dans un tragique accident. Il rencontre son frère, Mattias, homme de main et amant de Sara, redoutable femme d'affaires mafieuse. Après avoir lu l'article, Anders Malmberg, célèbre chroniqueur, qui était en classe avec Kent, est choqué. Il décide de rétablir la vérité sur la personnalité de Kent, son harceleur, son pire cauchemar... au risque de provoquer Mattias, et surtout Sara, qui aurait préféré que certains secrets restent enfouis. Les représailles de la jeune femme, qui seront d'une cruauté proche de la folie, ne font que commencer... Personne ne sera à l'abri. Titre original : Om döda ont (2013)



Mon avis :

Lien de Représailles sur le site de l'éditeur.

J'avais déjà eu l'occasion de lire l'auteur avec Châtiments qui m'avait alors bien plu. Il me tardait donc de retrouver la plume de l'auteur parce que ces thrillers sont intimistes et addictifs. Une fois encore cela se confirme avec Représailles où il est question de vengeance et de remettre les choses en ordre. Notre héros est un journaliste (déjà présent dans Châtiments) à qui on confie la tâche assez ingrate de dresser le portrait glorieux et positif d'un gamin mort renversé par une voiture alors qu'il était encore si jeune. Calle doit donc interrogé les proches de ce garçons pour en dresser un portrait élogieux et qui fera pleurer dans les chaumières.

Mais forcément, rien ne va se dérouler comme prévu puisque le gamin en question, mort tragiquement bien sur, était un véritable monstre qui n'hésitait pas à harceler les autres enfants de son école. Lorsqu'une de ses victimes découvrent l'article, elle ne l'accepte pas et décide de se rendre justice en écrivant la vérité sur Kent, cet enfant terreur.

L'histoire d'emblée me plaisait. Quand il est question d'enfant terreur mort subitement (le karma !) je voulais voir comment les autres allaient prendre en compte cet article mensonger. Et bien le peu qu'on puisse dire c'est que ça va remuer la merde ! Clairement !

Parce qu'écrire un article assassin sur un gamin assassiné c'est moyen. Ça ne se fait pas, point ! Pourtant appelons un chat un chat, Kent était un vrai pourri de la pire espèce et en mourant si jeune, il évitera bien des coups et humiliations aux autres. Mais le grand frère de kent n'est pas un tendre. Lui et sa nana qui gère un club de streap-tease et de prostitutions vont très mal prendre le fait qu'on salisse la mémoire de l'un des leurs. S'ensuit un besoin de faire peur, de faire mal et de se venger de la part de ce couple démoniaque dont la femme est la plus dangereuse des deux. Parce que Sara est une enflure de la pire espèce. Elle n'hésite pas à tuer ceux qui se mettent sur son chemin et ne la suive pas. Des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes, aucune distinction pour cette psychopathe de la pire espèce.

Mais la chasseuse devient proie lorsqu'un jeune homme qui a décider de se rebeller prend son courage à deux mains et part en quête d'exterminer la garce. Le roman se veut violent, sans pitié ni concession même pour les morts. Et chacun finit par s'inclure dans un tableau sanglant et destructeur. J'avais apprécié la violence dans Châtiments et bien ici aussi l'auteur se fait plaisir et dresse le portrait de personnages charismatiques et qui ne s'encombrent pas de sentiments. 

Jusqu'à un final surprenant et en apothéose qui montre que l'auteur n'a peur de rien. Un très chouette bouquin qui m'aura régaler pendant plusieurs soirées ! 

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