jeudi 10 octobre 2013

Méchant garçon de Jack Vance

Année d'édition : 1988
Edition: pocket
Nombre de pages : 256
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Pauvre Ronald ! Une tentative de viol qui tourne mal et le voilà recherché pour meurtre. Sa mère le sermonne, mais elle comprend bien qu'il s'agit d'un accident et l'aide à se cacher de la police. Par chance, il y a dans la maison un petit réduit qui ne demande qu'à être aménagé.
Le jeune meurtrier s'y installe. En principe juste pour quelques semaines, le temps que l'affaire se tasse... Mais sa mère, son seul lien avec le monde extérieur, victime d'un malaise, est emmenée à l'hôpital...





Ronald est un fils à maman. Il tente par tous les moyens de lui faire plaisir et même si son imagination est débordante et qu'il est un peu solitaire, pour lui, la vie est magnifique. Mais elle le serait davantage si Laurel, la jolie fille de son école acceptait de sortir avec lui ! Au mieux, elle lui lance un regard, au pire, elle l'ignore royalement devant ses amis. Et lorsqu'elle l'humilie devant d'autres élèves, Ronald prépare sa vengeance. En rentrant chez lui, il rencontre Carol, une fille d'à peine onze ans et c'est sur elle qu'il va lâcher toute sa haine. Après l'avoir violé, il finit par la tuer. Chez lui, il finit par tout avouer à sa mère en arrangeant un peu l'histoire. Celle-ci décide alors de le cacher, le temps d'amasser assez d'argent pour fuir la ville. Mais la pauvre femme va succomber à une maladie, laissant la maison vide et son fils seul...

Jack Vance est un auteur de science-fiction que j'apprécie beaucoup. Mais force est de constater qu'il est tout aussi doué pour nous proposer des histoires à faire froid dans le dos ! Revenir à des romans aussi obscurs m'a fait très plaisir et je dois bien avouer que j'ai dévoré celui-ci, un peu trop court pourtant à mon goût. 

Ronald est un personnage qui fait froid dans le dos c'est certain. Véritable psychopathe, il n'a aucune notion du mal et pour lui c'est toujours de la faute des autres, ils n'ont qu'à bien se tenir. Il vit dans une bulle où seule compte l'écriture de son roman et la création de son univers fantaisiste complexe remplie de magicien, de belles femmes et de trahison. Ce monde qu'il invente le suit jusque dans ses rêves et forcément, cela alterne sa vision du monde réel. Déjà lorsqu'il viole la petite Carol, il ne semble avoir aucun remords et s'en rend compte. Mais cela ne le touche absolument pas. La seule personne qui compte un minimum dans sa vie, c'est sa chère mère et c'est plus ça qui le rend triste et le fait qu'il devra se cacher de la police dans une pièce fabriquée à son intention. Sa seconde passion c'est la nourriture. Il a un rapport destructeur avec celle-ci, au risque de se faire arrêter par la police lorsqu'il sort de sa cachette parce qu'il n'en peut plus de ses rations. 

Ce personnage ne nous inspire que de la répulsion. Il est ignoble tant dans son comportement que dans son caractère et dans son physique. Seule sa relation avec sa mère est attendrissante parce qu'on sent qu'il la respecte puisqu'elle le nourrit, mais lorsqu'elle finit par mourir, il fait preuve d'une absence d'émotion déroutante. Cette première partie du roman est assez sombre, mais la seconde l'est bien plus !

Car, tenez-vous bien, Ronald va rester dans sa cachette tandis qu'une famille avec trois jeunes filles va y emménager ! Et là, Ronald est aux anges puisqu'il va les reluquer, les espionner, vivre au travers de cette "normalité" puisque les jeunes filles ont une vie des plus basiques. Et c'est lorsqu'il kidnappera la première des filles pour l'enfermer avec lui et la souiller de nombreuses façons qu'on se rend compte à quel point Jack Vance a écrit un roman horrible, mais addictif.

Je ressors de ma lecture plus que satisfaite, même si je l'ai trouvé trop court et nul doute que je reviendrais sous peu à mes premiers amours : l'horreur pour retrouver cette sensation de malaise pendant ma lecture.

Ma note : 9/10

5 commentaires:

  1. Oh j'aime bien ton avis et le 4o de couverture. Et je dois dire que la couverture est originale... Un gars sous les marches !! J,adore ...

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  2. J'en ai des frissons rien qu'en lisant ta critique.

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  3. Je suis passé en totalement à côté. Je trouve que la base est très bonne j'ai adoré le personnage de Ronald et tout le contexte mais le déroulement trop routinier de l'histoire me laisse perplexe et la fin prévisible

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