samedi 12 octobre 2013

L'ange de la mélancolie de Nicolas Liau

Année d'édition : 2012
Edition : Asgard
Nombre de pages : 320
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Tout au long de ses deux recueils, rassemblés en un seul volume, Nicolas Liau nous propose sa vision des relations entre les hommes à travers des manifestations surnaturelles ou oniriques qui, tantôt effraient, tantôt intriguent, mais ne laissent jamais indifférent. Dans L'Ange de la mélancolie, il développe un monde unique, dans lequel les rapports entre hommes jouent la carte de l'amour, de la trahison et de la déception, et où le fantastique devient l'ultime échappatoire à la folie. Il y pose les bases d'une interrogation pertinente sur notre capacité à comprendre autrui et à l'accepter. Chaque nouvelle devient une petite perle douce-amère qui saisit aux tripes et perturbe le lecteur. Dans Quand je serai grand, je serai mort, salué par la critique et entièrement révisé et recomposé, il propose un monde plus nuancé, teinté de l'eau des contes, dans lequel la réalité se tord pour laisser place à des surgissements étranges ou inquiétants. Touché par la grâce, chacun de ses récits ouvre les portes d'une autre dimension où les lois naturelles n'ont plus cours et où le lecteur se retrouve déstabilisé par ce qui survient. Dans des environnements réalistes ou merveilleux, il peint, dans un style poétique et soigné, des apparitions qui changent le quotidien de ses personnages et entraînent le lecteur dans un univers unique, qui fait de cet auteur, un sérieux espoir de la littérature de genre en France.


Nicolas Liau nous propose un recueil obscur où il décide de nous montrer la part obscure de plusieurs personnages selon diverses situations.

Chaque fois j'ai été captivée par le style de l'auteur qui est fluide et possède une belle poésie malgré la dureté de ses nouvelles. Des textes poignants, malsains et un peu glauques qui pourtant nous font réfléchir et douter de ce que l'on a lu.

Certaines de ses nouvelles sont pourtant mieux maîtrisées que d'autres, ou alors c'est une question de sensibilité. Il suffit de voir nos héros désespérés qui cherchent chacun à leur manière un peu de bonheur et n'hésiteront pas à utiliser tous les moyens mis à leur disposition pour se faire. D'un simple jeune homme qui écoute les cœurs, on en vient à lire une nouvelle sur la différence et la peur de l'inconnue. Nicolas Liau offre avec brio des analyses du comportement humain tellement criant de réalisme que cela en devient gênant pour nous.

Ainsi, le garçon qui écoutait les cœurs est une nouvelle magnifique et tragique sur la perte d'un souvenir heureux qui fait battre le cœur de ce garçon. Belle leçon de vie aussi sur les gens qui ne parviennent plus à s'aimer et qui n'ont plus foi en l'amour. L'auteur nous offre ainsi plusieurs nouvelles qui ne vous laisseront pas indifférentes. Entre ces héros qui ont une existence difficile et solitaire cherchant à trouver une étincelle dans leur monde (pour la plupart des nouvelles d'ailleurs) et ceux qui n'attendent plus rien de la vie, on est forcément attristé par leur sort. Trois petites goulées de mort pur m'a fait froid dans le dos et m'a émue tant l'auteur parvient à donner une essence unique à cette nouvelle désespérante.

J'ai beaucoup aimé aussi le fait que l'homosexualité soit un thème si fort et présent pour nos héros parce que cela donne un effet plus triste aux nouvelles. Parce que justement le fait est que nos personnages ont une sensibilité exacerbée et forte. L'auteur n'écrit pas seulement des nouvelles, mais pour le coup, il couche des tas d'émotions sur papier, nous entraînant dans une ronde émotionnelle très forte.

La grande majorité des nouvelles a su me faire cet effet si particulier (Enfer et Damnation par exemple ou encore les excellents Il regardait le monde par la racine, Frau Welt et Deux pieds dans la tombe)moi qui ne suis pourtant pas sensible, j'avoue avoir eu la chair de poule devant le destin si tragique de bon nombre des protagonistes.

Ma note : 8/10


2 commentaires:

  1. ça a l'air super intéressant, et en plus j'adore la couverture *o* que je trouve à la fois un peu gênante et mystérieuse et ... bref trop bien. L'histoire me semble original et ta critique donne vraiment envie !

    RépondreSupprimer
  2. Il a l'air plutôt pas mal dans son genre =)

    RépondreSupprimer

Laisser une trace!