dimanche 17 octobre 2021

Les décharnés : Une lueur au crépuscule de Paul Clément

 

Sorti en 2015, 320 Pages

Roman horreur


Une journée de juin comme une autre en Provence. Blessé à la cheville, Patrick, un agriculteur de la région, asocial et vieillissant, ne souhaite qu'une chose : se remettre au plus vite pour retrouver la monotonie de sa vie, rythmée par un travail acharné. Mais le monde bascule dans l'horreur lorsque les automobilistes, coincés dans un embouteillage non loin de chez lui, se transforment soudain en fous assoiffés de sang... de sang humain. S'il veut survivre, Patrick doit non seulement faire face à ces démons qui frappent à sa porte mais aussi à ceux, plus sournois, qui l'assaillent intérieurement. Et si cette petite fille, qu'il prend sous son aile, parvenait à le ramener, lui, vieux loup solitaire, dans le monde des vivants ?

                                                            Mon avis :

Bon ce n'est pas nouveau, les romans de zombies, j'adore ça. Je ne pourrais lire que ça, vraiment. De la chair, des morceaux de cerveaux par-ci, par-là, des cadavres qui déambulent en grognant quand ils ont encore une gorge intact. Rha, qu'est-ce que j'aime les zombies !

Alors forcément, j'ai eu soudainement envie d'ouvrir ce roman qui traîne depuis des années dans ma PAL. Pis de l'auto-édition, parfois ça ne fait pas de mal. Ca change et ça permet de découvrir des auteurs doués qui ne passent pas par le circuit traditionnel de l'édition.

Mais les Décharnés en fin de compte qu'est-ce que ça vaut ? Et bien j'ai été très surprise et dans le bon sens. Alors oui, l'histoire est vraiment classique : des zombies et des survivants. Difficile de faire un scénario original sur thématique morts-vivants, parce que ceux là à part déambuler en ville et chercher de quoi manger, ils ne font rien. En soi donc, l'histoire est des plus classique et si on cherche un roman de zombies sans avoir besoin de réfléchir et de comprendre la fin, bienvenue dans Les Décharnés. L'écriture est plaisante, il y a foison de détail bien gore et pas mal d'action. 

Bon je cherche encore un peu la Provence, mais c'était vraiment bien sympa à lire. Tout commence dans une ferme avec un agriculteur : Patrick. Paysan d'une cinquantaine d'année, un peu bedonnant et très solitaire, Patrick vit sa meilleure vie. Seul, sans avoir de compte à rendre à personne, s'occupant seulement de ses champs, Patrick aspire à rester seul. Et lorsqu'un embouteillage vient briser la tranquillité de sa vie, il est furax le Patrick. Il voit des gens blessés, en sang, s'entre-tuer. Mais Patrick ne fait rien, il est comme ça. Il regarde au loin, se délectant presque de voir tous ces cons qui se foutent sur la tronche. Les bastons, c'est pas son truc et aider les autres non plus qui plus est. Et puis voilà les fous qui se dévorent, s'arrachent des lambeaux de chair et se rapprochent dangereusement de chez lui. Patrick il en vient même à jeter un type par la fenêtre pour l'empêcher d'entrer, l'envoyer valser parmi les morts.

Parce que oui, finalement Patrick se rend compte que tous ces gens à sa porte sont morts et n'attendent qu'une chose : lui et sa viande. Et c'est par le plus grand des hasards que Patrick devient le héros d'une petite fille et se doit de penser à la survie de deux personnes.

C'est dans le traitement des personnages que j'ai beaucoup aimé Les Décharnés; Patrick est un véritable anti-héros. Déjà rien que par son physique ingrat, mais surtout par sa personnalité et son égoïsme. Il n'aime pas les gens et ne souhaite aucunement se lier avec d'autres humains. Du moins, c'est ce qu'il aimait faire croire jusqu'à l'arrivée de cette petite fille qui va le suivre partout et lui redonner un peu d'humanité tandis que le monde meurt. Il devra penser à trouver de quoi manger, de quoi se laver et se protéger d'une horde de zombies qui n'attendent qu'un seul faux pas de sa part pour le bouffer. Et même quand Patrick croise la route d'autres "survivants" on sent qu'il ne fait pas l'unanimité et qu'il n'a pas envie de se faire des amis.

Patrick est franc, il n'a rien à perdre et sa témérité lui porte préjudice à plusieurs reprises. Mais si au début il nous est antipathique, on en vient à l'apprécier grâce à l'évolution de son personnage en partie dû au fait qu'il surprotège une petite fille qu'il ne connait pas.

Les Décharnés, c'est donc un bon roman de zombies qui ne surprendra pas au niveau de l'histoire, mais plutôt au niveau de ses deux héros. Perso, je le recommande !




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