dimanche 3 mai 2020

La route de Cormac McCarthy

Paru en 2008 aux éditions de l'Olivier et en 2008 aux éditions Points.

251 pages, science-fiction, drame.



L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.







Mon avis :

Lien de La route sur le site de l'éditeur.

Après avoir sorti de ma PAL No Country for old men et avoir apprécié le style aussi atypique de l'auteur, j'ai voulu aussi jeter mon dévolu sur La Route. Je savais à quoi m'attendre stylistiquement parlant, mais je ne connaissais que trop vaguement l'histoire, n'ayant jamais vu le film.

La première chose que je retiens de ma lecture, c'est l'émotion que j'ai ressenti à plusieurs reprises. C'est la force de cette histoire touchante et difficile, c'est l'amour d'un père pour son fils, prêt à tout pour le protéger et survivre. Il est important de savoir avant de commencer la route, que c'est le genre de roman où ne sait ni ce qui amène les personnages là ni comment ils en sont tous arrivés à ce nouveau monde dévasté. On nage dans un flou incroyable et pour autant cela ne gâche pas la lecture.

La route c'est donc l'histoire d'un homme et de son fils qui tentent de survivre sur une Terre devenue hostile et vide. Les rares survivants sont devenus des ennemis et la méfiance est de mise pour pouvoir s'en sortir. Trouver de quoi se nourrir, un endroit au sec pour dormir, faire du feu, nos deux héros vont faire face à de nombreuses épreuves.

Dans la route, on ne voit pas de lumière, tout est sombre et on se demande comment ils pourraient s'en sortir dans la tâche semble impossible. Aucun des deux protagonistes n'a de nom, ou alors je ne m'en souviens pas, mais justement j'ai eu la sensation que l'auteur voulait en faire des anonymes. Deux personnes sans identité parce que justement le monde ne le permet plus. C'est dur à lire, parfois violent et tellement dérangeant. J'ai à de nombreuses reprises eu le coeur qui s'arrête. Bah oui, on se retrouve complètement impliqué dans leur histoire, on vibre avec eux, on veut les voir vivre, affronter les dangers, tuer leurs ennemis....

Et malgré que le père cherche à s'en sortir et que tout semble perdu, il y a son fils. La pureté incarnée, un digne héritier de la Terre qui pense à son prochain et qui n'aime pas faire du mal autour de lui. Le fils pense aux autres, ne veut pas tuer, il a peur de la mort des autres, mais pas de la sienne. On aurait dit un messie, prêt à créer une Terre nouvelle. C'est l'impression que j'ai eu le concernant tandis que son père fait tout son possible pour l'amener sur une terre nouvelle et vivable. 

Je n'ai pas envie de vous dévoiler ce roman et son cheminement. La fin m'aura brisé le coeur sachez-le. Jamais un roman ne m'avait fait autant de peine en le refermant. La route est un bijoux, un roman qui fait réfléchir et qui propose une histoire magnifique malgré sa noirceur. L'amour d'un père est ce qu'il y a de plus cher dans un monde dévasté...




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