mardi 13 août 2019

Engloutie de Arno Strobel

Paru en 2019 aux éditions de l'Archipel.
298 pages, thriller.


Deux couples passent leurs vacances sur une île de la mer du Nord, réputée pour son calme et la beauté de ses paysages. Peu après leur arrivée, des crimes d’un sadisme inouï sont commis. Après avoir e te enlevés, une femme et un homme sont amenés sur une plage a la nuit tombée. Et la , ce dernier assiste impuissant au supplice de sa compagne. Car la marée monte, qui va engloutir celle qu’on a enterrée dans le sable – et dont seule la tête dépasse... Le tueur prend d’autant plus de plaisir a ces spectacles qu’il se sait supérieurement intelligent... donc infaillible. Personne, jamais, ne le soupçonnera. Raconte de plusieurs points de vue, dont celui de l’assassin, un suspense qui glace le sang jusqu’a l’ultime page. 

Titre original : Die Flut (2016)



Mon avis :

Lien de Engloutie sur le site de l'éditeur.

Engloutie est un thriller dont le résumé avait quelque chose de très intéressant. Dès les premières pages, j'ai adoré me retrouver dans la tête du tueur, espérant enfin avoir sous les yeux un sociopathe comme je les aime. 

J'ai pourtant vite déchanter parce qu'en fin de compte, j'ai trouvé le tueur très banal et la fin ne m'aura absolument pas surprise dans le sens où on sent que l'auteur nous a fait tourner en rond pour rien. Je m'explique.

Dans Engloutie, on nous dresse dès le départ le profil sadique du tueur. De son enfance où il se découvre le désir de voir la souffrance dans les yeux des autres, de ses expériences sur sa jeune soeur. Je pensais donc vraiment que le psychopathe aurait un rôle très important dans le roman et surtout ferait preuve de beaucoup de cruauté. Mais dès ce premier chapitre passé, on suit Julia et son époux Michael qui sont invités à passer quelques jours sur une île chez Andréas et son épouse Martina. 

Déjà, j'ai trouvé un peu curieux que notre couple se rendent chez Andréas, alors qu'ils ne le connaissent que depuis quelques jours.  Pour moi, un peu de méfiance ne ferait pas de mal. Mais non, voilà qu'ils acceptent d'être hébergé gratos et de filer un coup de main pour quelques travaux. Cela pourrait être de chouettes vacances pour Michael et Julia, mais voilà il y a Martina. Martina, personnage ô combien antipathique et détestable qui ne parle que lorsqu'elle peut faire un commentaire assassin et qui semble être la seule à trouver étrange d'héberger deux inconnus.

Et soudain, un premier meurtre, barbare, cruel et bien pensé, sauf que... je cherche à comprendre les motivations du tueur : déceler de l'amour chez ses victimes, comprendre pourquoi et comment ils s'aiment ? Difficile d'y croire. Et c'est là où j'ai trouvé que le roman perdait en valeur. Le besoin de tuer du psychopathe n'est finalement qu'une expérience humaine et sociologique sur l'amour.

Entre les quelques meurtres assez rapides, on tourne en rond sur l'identité du potentiel tueur et sur l'histoire de nos deux couples. Ca se dispute, ça s'accuse de mille mots, ça se montre irrespectueux... et c'est tout. Alors oui j'ai trouvé que le roman se lisait bien dans le sens où on enchaîne les pages, la lecture est fluide, mais on est trop dans l'attente d'une surprise, d'un rebondissement et le final m'aura beaucoup déçue... J'ai trouvé ça trop simple, comme si l'auteur n'avait aucune idée pour l'identité de son tueur. Très dommage.

Alors malgré tout, ce roman n'est pas foncièrement mauvais, il est tout de même bien écrit, mais il se passe peu de choses et le final n'est pas du tout cohérent à mes yeux. Dommage.


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