lundi 18 mars 2019

Le coeur perdu des automates de Daniel H. Wilson

Paru en 2018 chez fleuve édition collection outrefleuve.
416 pages, science fiction.


Moscou, 1709. Un automate reprend vie dans un atelier, aux côtés d’une poupée à la mécanique tout aussi précise et complexe que la sienne, sa soeur. Doués de parole et d’une âme, ils ont pourtant tout oublié de leur passé. Et de la guerre qui déchire leurs semblables. De nos jours. Fascinée par les automates, June parcourt le monde à leur recherche, brûlant de percer leur mystère. Elle possède un étrange legs de son grand-père : une sorte de coeur finement ouvragé, réceptacle, elle le sent, d’un secret intemporel et d’une histoire épique. En effet, si les automates existent depuis la nuit des temps, dissimulés parmi les hommes, le compte à rebours pour leur survie a débuté. Et c’est June qui en détient la clef.



Lien de le coeur perdu des automates sur le site de l'éditeur.

Il y a des couvertures qui subitement vous donne envie d'ouvrir un bouquin. De le dévorer et de vous laisser porter par l'histoire. Ce fut le cas ici avec le coeur perdu des automates, un roman de science fiction steampunk qui saura plaire aux habitués du genre. Me concernant, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui alterne deux époques différentes. Notre époque d'un côté et le 18ème siècle d'un autre,  moment où les automates ont vu le jour. Deux époques, plusieurs héros. June de nos jours qui répare des automates dans le monde entier, passion qui l'anime depuis toute petite, elle qui sans le savoir détient une clef qui pourrait tous les sauver et Pierre et Helena au 18ème siècles, deux automates qui luttent pour survivre.

Au départ ce changement d'époque peut troubler le lecteur car il se veut trop rapide. On a peu le temps de s'habituer à un personnage que déjà on le quitte pour sauter dans le temps. Peut-être parce que l'auteur a choisi des chapitres court afin de montrer la rapidité des événements et le fait qu'un compte à rebours s'est déclenché pour la survie d'une certaine forme de vie robotique. Si au départ, j'ai eu quelques difficultés avec ces changements un peu brusques, peu à peu j'ai laissé la lecture m'emporter avec elle et j'appréciais ces changement, même si l'histoire de Pierre et Helena a eu un impact plus fort sur mon ressenti que celle de June. 

Les automates sont fantastiques. Ils ont ce côté humain qui fascine et perturbe. Pierre et Helena ont un véritable lien tous les deux, tels un frère et sa soeur ils essayent de survivre dans un monde chaotique et une époque qui n'était pas prête de les voir mis au monde. L'action est présente peu importe le lieu et l'époque et l'ennui n'est pas au rendez-vous (du moins, pas dès le quart passé ou quelque chose se passe et on se sent concerné par l'aventure qui se déroule). 

Tout au long du roman on fait un voyage à travers le monde et les époques : l'Asie, l'Europe, la Russie, les Etats Unis, une véritable épopée pour protéger une clef qui saura protéger toute une espèce en danger. Le coeur perdu des automates est aussi très sombres, violents et brusques. Le sang et la violence coulent à flots, les morts se succèdent, peu importe l'année... 

Ce roman est donc un véritable voyage dans la violence et à travers le monde où il sera question de l'avenir des créations de L'Homme qui ne semble pas assumer ses inventions. Un bon roman pour découvrir la science fiction (surtout le steampunk) ou continuer à l'apprécier.


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