mercredi 19 avril 2017

Syberia de Benoit Sokal et Dana Skoll

Année d'édition : 2017
Edition : Michel lafon
Nombre de pages : 346
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mammouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.

Mon avis :

Syberia, c'est un jeu que j'aime depuis des années. C'est d'ailleurs l'un des jeux Point & Click que j'ai le plus apprécié (avec Runaway). Alors forcément, pouvoir redécouvrir l'histoire et l'aventure passionnante de Kate via le livre, c'était très tentant.

Comme je m'en suis doutée, j'ai bon nombre de souvenirs qui sont remontés à la surface. Ce roman est l'adaptation romanesque du premier jeu à être sorti. On y retrouve Kate, alors avocate qui se rend en France pour faire signer des papiers de ventes d'une usine réputée d'automates. Mais bien évidemment, rien ne va se dérouler comme elle le pensait et sa mission va se transformer en quête palpitante et incroyable. 

Je vais débuter par le point qui pourrait fâcher le plus les lecteurs qui ne comprendraient pas qu'il s'agit d'une adaptation roman d'un jeu vidéo. A ceux qui n'ont pas joué au jeu, ou qui ne connaissent pas le principe des point & click, on va avoir dans ce livre une succession de mini quêtes qui permettront à Kate de réussir sa mission principale. Alors parfois c'est aller d'un point A à un point B, trouver un objet pour tel personnage et avancer dans son aventure. C'est donc très linéaire et parfois le hasard fera bien les choses puisque Kate trouvera beaucoup d'aide extérieures qui lui permettront d'y arriver. Pas de panique, cette manière de procéder est tout à fait logique et normal puisqu'il s'agit à la base d'un point & click et je trouvais important de le souligner. 

Syberia est donc l'histoire du premier jeu où Kate se découvre la passion du voyage, des énigmes et des enquêtes mystérieuses. Un voyage palpitant où elle ira de découvertes en découvertes, de rencontres en rencontres, le tout dans un climat polaire et parfois obscur. Tous ne seront pas des alliés et certains personnages ont complètement perdu la tête. La faute au froid? A l'isolation ? A la pollution ? On est en droit de se poser des questions quand l'un veut séquestrer une chanteuse qu'il a toujours admiré ou d'autres encore kidnappent un vieil homme... 

D'autres apportent heureusement une touche d'humanité et ce ne seront pas forcément les personnages auxquels on s'attendrait. (Je pense à Oscar par exemple, l'automate qui a plus d'humanité que les humains, un comble pour une machine !) Kate va ainsi faire la connaissance de personnalité toutes différentes et certains auront un rôle décisif dans sa quête spirituelle. Parce que c'est aussi un voyage initiatique où la jeune femme va se redécouvrir, et enfin se révéler : courageuse, téméraire, curieuse et passionnée, elle fera tout pour parvenir à ses fins.

On voyage en Amérique, en France, en Russie et dans bien d'autres endroits tout ça dans le seul but au départ de faire signer un papier de vente pour une usine. Mais très vite c'est une quête personnelle qui va tenir en haleine notre héroïne prête à tout pour l'accomplir. On pourrait regretter sa froideur (surtout avec son petit ami et ses proches), mais prise dans l'aventure exceptionnelle qu'elle va vivre, Kate oublie son passé et va de l'avant.

En bref, Syberia est une adaptation réussie du jeu qui m'a tant passionné. Les mammouths, l'histoire, les personnages et les petites quêtes ont su raviver de merveilleux souvenirs. Certes ce n'était pas aussi prenant et palpitant que de vivre l'aventure soi-même avec le jeu, mais cela donne un magnifique aperçu de la qualité de l'histoire que l'on vit au travers de Syberia.

Les + :
- L'aventure palpitante
- Les paysages et endroits sublimes qu'on découvre
- La mythologie mise en avant et le côté très steam punk avec les automates et les machines

Les - :
- Le côté très linéaire qui vient du jeu vidéo.
- Le côté un peu froid de Kate qui ne semble jamais s'émouvoir des annonces que lui font ses amis.


1 commentaire:

Laisser une trace!