jeudi 18 février 2016

Une affaire de sang de Bonni MacBird



Année d'édition : 2016
Edition City
Nombre de pages : 296
Public visé : Adulte
Illustration de Harper Collins
Quatrième de couverture :
Londres, 1888. Sherlock Holmes est déprimé après une enquête désastreuse. Même son fidèle Watson ne parvient pas à le sortir de la léthargie dans laquelle l’enquêteur de choc s’enfonce. Jusqu’au moment où une lettre lui parvient depuis la France. Elle est signée de Mademoiselle La Victoire, une star de cabaret, qui a besoin de l’aide de Holmes. Le fils illégitime qu’elle a eu avec un lord anglais vient en effet d’être enlevé. A Paris, Holmes découvre que cet enlèvement n’est que la partie émergée d’une affaire tentaculaire. Une inestimable statue a été dérobée et des enfants employés dans une usine de soie disparaissent les uns après les autres. Les indices conduisent à un seul et même homme qui semble intouchable. Et extrêmement dangereux…
Une nouvelle aventure inédite de Sherlock Holmes.

Mon avis :

Sherlock Holmes est déprimé et mal en point. Après un passage en prison dont il tait la raison à son plus proche ami, le docteur Watson, il finit par se relever après un message énigmatique d'une française qui le supplie de retrouver son fils dont elle n'a plus aucune nouvelle. Mais Sherlock comprend très vite que la demande cache autre chose. Avec Watson, il finit par se rendre à Paris pour aider Mademoiselle La Victoire dite Cerise Chérie. 

Je n'avais encore jamais lu d'aventures mettant en scène Sherlock Holmes, pourtant, j'avais très envie de découvrir le personnage mis en scène autrement que par son créateur. Une affaire de Sang me semblait donc être le bouquin idéal pour découvrir ce personnage maintenant culte. Seulement, je dois bien avouer que ce roman fut à mon sens long à lire et qu'à aucun moment il n'a su éveiller mon intérêt. Ce n'est pas, je pense dû au roman ou à l'auteur, mais bien au style Holmes dont je ne suis finalement pas du friande.

Dès le départ on découvre un personne très peu sympathique. Holmes a cette façon d'être qui fait qu'il a toujours confiance en lui. Pourtant au début, ce n'est clairement pas sa suffisance qui surprend, mais son addiction à la drogue et le fait qu'il soit totalement anéanti pour on ne sait quelle raison. J'ai même eu la sensation que Watson est en fait le dindon de la farce, le bouffon de l'enquêteur et je n'ai pas du tout été séduite par la relation qu'ils ont tous les deux puisqu'ils semblent trop différents pour vraiment former un duo efficace. Watson nous raconte leur aventure de son point de vue et j'ai trouvé qu'il avait plus de classe que Sherlock. Il est plus timide et moins téméraire, certes, mais il n'en reste pas moins très attirant comme personnage. 

Au niveau du style, cela s'ancre très bien au XIX ème siècle. Que ce soit le parlé des personnages ou les descriptions, on peut facilement s'imaginer à cette époque pendant que Jack l'éventreur terrorise une partie de l'Angleterre. Mais voilà, le souci c'est qu'une certaine lenteur s'installe dans le roman à une époque où l'action était plus discrète, où on savait espionner et se faire presque invisible pour découvrir certaines choses. Je ne pourrais pas comparer avec le vrai Sherlock, mais ici, j'ai trouvé le tout lent, trop lent et à certains moments, l'enquête part dans tous les sens. Nous sommes au début face à une disparition d'enfant (où déjà les circonstances sont troublantes et complexes puisque Cerise Chérie avoue ne voir son fils qu'à Noël.) et peu à peu Vidocq s'invite dans le roman et on en vient sur une histoire de vol d'oeuvre d'art et de meurtre.

Ce n'est donc pas un roman qui m'aura plu et fait passer un moment distrayant, j'ai, je l'avoue, peiné à le terminer et je fus bien contente de pouvoir changer de lecture. Cependant, ne vous arrêtez pas à mon avis, les autres chroniques que j'ai pu voir étaient dans l'ensemble positives, aussi il faut connaître je pense un minimum ce héros atypique. 

 

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