mardi 17 novembre 2015

Sujet 375 de Nikki Owen



Année d'édition : 2015
Edition : Super 8 edition
Nombre de pages : 418
Public visé : Adulte
Illustration de Jeanne Mutrel
Quatrième de couverture :
Maria Cruz-Banderras est en prison. Si elle est convaincue d’être innocente des faits qui lui sont reprochés, toutes les évidences sont contre elle. Son alibi ne tient pas la route et les tests ADN confirment qu’elle était bien sur les lieux du crime au moment du meurtre. Atteinte du syndrome d’Asperger, Maria se souvient de tout… sauf de ce qui la concerne intimement. Auprès des thérapeutes, elle va puiser dans ses facultés uniques pour tenter de se remémorer son passé récent. Des endroits étranges. Des gens plus étranges encore… Le puzzle épars qu’elle essaie de reconstituer ne semble pas faire sens. Sauf à croire à des années de mensonges et de faux-semblants. Ce qui est, bien sûr, totalement impossible. À moins que…

Mon avis : 

Maria est une brillante chirurgienne. Souffrant du syndrome d'Asperger, elle n'a que peu d'émotions et peine à se souvenir de son passé qui la concerne directement. Mais aujourd'hui, Maria est en prison pour le meurtre d'un prêtre et tout mène à penser qu'elle est bien la coupable. A l'aide d'un psychologue, elle va devoir fouiller dans sa mémoire pour s'innocenter et comprendre qui elle est vraiment. Une simple femme folle et paranoïaque ou y-t-il bien davantage derrière son passé mystérieux ?

Sujet 375 est un roman qui m'aura fait passer par un panel d'émotions. Joie, inquiétude, tristesse, étonnement et finalement la surprise. Surprise par les événements qui se dessinent peu à peu et dont on ne se doute pas du tout. Les événements réels de ce vendredi 13 n'ont pas aidé non plus au vu du sujet de fond de ce roman qui parle du terrorisme à sa façon. On découvre ce roman avec Maria qui est en prison, accusé d'un crime qu'elle espère ne pas avoir commis. Car voilà, Maria souffre d'un syndrome qui fait qu'elle n'a aucun souvenir de ce qui la concerne personnellement. Retenir des définitions, des codes, des algorithmes, pas de souci, mais se souvenir de ce qu'elle a fait la veille ou autre, elle n'y arrive pas. Les psychiatres et psychologues vont tenter de l'aider à retrouver une partie de sa mémoire, même si pour l'heure, aux yeux du monde, elle reste coupable d'un meurtre horrible.

J'ai failli avoir un réel gros coup de coeur pour ce roman et cela aurait été le cas sans les événements de vendredi. Sujet 375 explore la psychologie de l'être humain et explore aussi tout ce qu'un gouvernement est prêt à faire pour lutter contre une potentielle menace terroriste. Maria est vraiment une héroïne atypique. Elle semble être complètement hermétique aux émotions positives comme négatives. Elle se focalise sur des chiffres, un rituel, il lui faut avoir des habitudes, même en prison, sinon elle ne se sent pas bien et se rend malade. Elle éprouve donc une forme d'autisme qui l'empêche de s'épanouir et d'avoir des relations amicales ou autres. Maria est seule, horriblement et éternellement seule. Son père lui manque, décédé il y a longtemps, sa mère et son frère ne la soutienne absolument pas et elle n'a aucun homme dans sa vie ni d'amis.C'est donc une femme qui avance particulièrement seule pour tenter de démêler le vrai du faux et retrouver la liberté qu'elle aime tant.

Ce roman est écrit en deux phases : Maria dans la prison et Maria qui parle à son psychologue des jours plus tard. En prison, on découvre une Maria en panique qui ne se sent pas à sa place et surtout qui est menacée par une autre détenue. Elle découvre un milieu carcéral effrayant et qui ne plaisante pas, même si certaines personnes vont se montrer bien trop sympa avec elle. Le directeur de la prison par exemple qui se montre prévenant et gentil avec elle comme s'il savait quelque chose. Une autre détenue va se révéler être une grande alliée également. Mais forcément on a aussi des personnages troublants dont on ignore s'ils sont contre Maria ou avec elle. 

Le roman se focalise donc sur cette incertitude présente du début à la fin. Incertitude de Maria à savoir si oui ou non elle a assassiné un prêtre, incertitude concernant d'étrange souvenirs qui remontent dans sa tête. Incertitude concernant ses capacités extraordinaire à retenir toutes les informations qu'elle souhaite. Car Maria est intelligente, trop intelligente pour avoir commis un meurtre aussi ridicule. Du coup, on se pose des questions et peu à peu et au compte goutte, l'héroïne commence à comprendre qui elle est et pourquoi elle est en prison.

Et là le roman prend une toute nouvelle tournure, on devient aussi paranoïaque que Maria parce qu'on ne sait pas à qui se fier ni qui croire. Le projet dont faisait partie Maria a pour thème le terrorisme et avec les événements de vendredi, je me suis sentie vraiment dans ce thème de A à Z et c'est uniquement à cause de la réalité que je n'ai pas eu de coup de coeur parce qu'autrement, j'aurais dévoré ce bouquin en une soirée et je l'aurais adoré. 

Maintenant, je recommande la lecture de sujet 375 qui vous éveillera psychologiquement et qui vous mettra dans la peau de l'une des héroïne les plus atypiques que j'ai pu rencontrer en thriller. Maria est intelligente, futée et forte, mais Maria est surtout seule contre une organisation dangereuse et qui a des moyens financiers importants.

Lisez Sujet 375, mais vous n'en sortirez pas indemne psychologiquement tant l'auteur joue avec nos nerfs et ceux de Maria !

http://www.super8-editions.fr/
   

2 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour cette chronique. Le résumé de ce livre m'a donné vraiment envie et il est dans ma PAL. Je suis encore plus motivée après avoir lu ton avis !

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    1. bonne lecture à toi ! n'hésite pas à me donner ton avis après lecture =)

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