dimanche 7 septembre 2014

Armageddon Rag de George R.R. Martin

Année d'édition : 2014
Edition : folio SF
Nombre de pages : 608
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Baby, you cut my heart out
Baby tu m'as arraché le cœur chantait le Nazgûl
Baby, you made me bleeeeed !
Baby tu m'as fait saigneeeer !
Il ferma les yeux et écouta, et c'était presque comme si une décennie s'était soudain envolée, comme si West Mesa n'avait jamais eu lieu, comme si Nixon était encore à la Maison Blanche et que la guerre du Viêt-nam faisait toujours rage et que le Mouvement était encore bien vivant. Mais quelque part, parmi les lambeaux de ce passé, une chose demeurait la même : Jamie Lynch était mort. Et on lui avait bel et bien arraché le coeur...
Jamie Lynch, alias « Sauron », l'ancien impresario du Nazgûl.
Le Nazgûl, ce groupe mythique de la fin des années soixante, dont le chanteur Patrick Hobbins fut, on s'en souvient, abattu par un tueur inconnu lors du tragique concert de West Mesa, le 20 septembre 1971, jour qui devait marquer la fin d'une époque. Celle du Flower Power et de l'engagement contre la guerre du Vietnam, des drogues psychédéliques et de l'ultra-gauchisme, de la libération sexuelle et du zen macrobiotique, des communautés et des universités.
Le Nazgûl, qui vient de se reformer et part en tournée pour faire résonner à nouveau le Rag de l'Armaguedon. Ancien journaliste dans l'underground reconverti dans le roman, un peu paumé dans les années quatre-vingt, Sandy Blair décide d'enquêter sur le meurtre. Et cette enquête va le transformer en acteur d'un drame dicté par la partition du célèbre album du Nazgûl, Musique à réveiller les morts... Mais qui manipule le groupe ? Et qui a décidé de faire renaître la Révolution aux États-Unis ?



Jamie Lynch, l'impresario d'un grand groupe de rock des années soixante a été retrouvé assassiné, le coeur arraché. Sander Blair, un ancien journaliste devenu écrivain se voit attribuer un article concernant ce meurtre des plus étranges. Commence pour lui une enquête qui va réveiller de vieux démons de son passé et peut-être lui permettre de terminer son quatrième roman sur lequel il est bloqué depuis quelque temps.

Armageddon Rag est un roman troublant et qui ne trouvera pas forcément son public. Pour ma part, j'ai été bien souvent perdue pendant ma lecture, surtout que ce beau pavé prend pas mal de directions et qu'on attend impatiemment la touche de fantastique qui n'arrive qu'aux trois quarts du roman. Le voyage de notre héros qui part à la recherche des membres du groupe les Nazgûl est intéressant, mais parfois très long. La majorité du roman est d'ailleurs centrée sur les interviews de notre héros qui cherche à trouver l'identité du meurtrier afin d'écrire un article qui relancera le journal pour lequel il travaillait autrefois.

Ici, on ne retrouve pas le style du trône de fer, le roman se voulant plus sombre et n'ayant rien en commun avec la saga qui a fait connaître l'auteur. Ainsi, il peut être intéressant de vouloir découvrir d'autres ouvrages de George R.R. Martin, mais pour ma part je me suis beaucoup ennuyée. Le roman n'est pas mauvais, mais je n'y ai pas trouvé ce que j'attendais surtout face à ces longueurs qui contribuent à faire durer le roman plus longtemps. J'attendais une réelle enquête, mais en fin de compte, l'auteur préfère nous promener du début à la fin à la découverte d'une Amérique qui n'existe plus. Entre sexe, drogue et rock, le tout aurait pu très bien fonctionner et fonctionnera pour d'autres lecteurs.

Le héros est un personnage d'ailleurs étrange qui ne sait pas vraiment où il va et ce qu'il attend. Il se dit amoureux de sa concubine, et pourtant, il n'hésite pas à retourner dans les bras d'une ancienne petite amie après avoir consommé de la drogue.

En bref, Armageddon Rag m'a déçue, l'enquête ne passant vraiment qu'au second plan, les rares fois où elle est évoquait. Dommage aussi de voir ce roman classé en fantastique, puisque bon nombre de personnes vont passer complètement à côté alors qu'il est certainement fait pour eux, tandis que les amateurs de fantastique ne trouveront pas leur compte.

Ma note : 5/10


1 commentaire:

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