jeudi 15 mai 2014

Le goût des cendres de Maëlig Duval

Année d'édition : 2014
Edition : Edition du riez
Nombre de pages : 592
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Une jeune fille de province ambitieuse traverse guerre, révolution et épidémie avec toujours le même but : revenir vers sa famille auréolée de gloire.
Alors que les combats font rage aux frontières du royaume, elle s’introduit auprès des puissants d’une grande ville concurrente de la capitale et participe à un complot contre le roi.
D’amis en ennemis, d’espoirs en désillusions, elle se lancera par amour au cœur d’une insurrection, affrontera les préjugés pour sauver sa vie, connaîtra la traîtrise et l’amitié, sans jamais oublier son objectif : rentrer au pays et y être adulée.

Un royaume désenchanté qui n’est pas sans rappeler la Renaissance italienne et la Révolution française.
Une ville qui tente de sauvegarder sa grandeur en s’enivrant de théâtre et d’opéra.

Mon avis :

Aldire est une jeune femme courageuse et qui sait ce qu'elle désire. Quittant sa province au grand désespoir de ses proches, elle se rend en ville pour retrouver son fiancé qui ne lui donne plus de nouvelles. La jeune fille qui cache un tatouage qui pourrait la faire passer pour dangereuse espère également régler les problèmes de son village et revenir pleine de gloire avec son fiancé. Mais très vite, elle découvre une vie différente de celle qu'elle a toujours connue. Aidée par un prisonnier dont elle paye la libération, pensant au départ qu'il s'agissait de son fiancé, Aldire se rend compte que le jeune homme ne la laisse pas indifférente et pour la remercier de son aide, Aguilar va l'aider à retrouver Elias, son futur époux qui se trouve quelque part en ville.


Le goût des cendres est une bonne surprise. Profitant d'une plume addictive et bien maîtrisée, le roman nous permet de faire la rencontre d'une panoplie de personnages atypiques et intéressants. Si au départ j'étais un peu perdue face à la manière dont s'exprime Aldire, peu à peu c'est devenu naturel au point de me faire grandement apprécier cette héroïne au fort caractère et très ambitieuse. J'ai beaucoup aimé l'univers même si j'avoue que je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus sombre par rapport au titre et à la couverture. Ici j'ai trouvé le tout très léger et toujours facile au point qu'il y a peu d'action ce qui est bien dommage.


Je m'attendais à un roman plein de combats, de guerres, de magie et au final on a plutôt un roman initiatique sur la découverte de la ville par une fille de province. Ce n'est pas non plus une mauvaise chose en soi puisqu'au moins cela permet de nous faire découvrir un roman différent de ce que l'on trouve en fantasy. L'auteur nous sème de nombreux ingrédients pour renforcer notre intérêt pour son intrigue : amour, déception, trahison, haine, vengeance, pouvoir... autant d'ingrédients qui renforcent la crédibilité de l'histoire que va vivre Aldire, même si c'est dommage de la voir parvenir à s'en sortir aussi facilement à chaque fois, surtout lorsqu'on la voit affronter des mercenaires qui ont l'habitude de tuer, chose qu'Aldire ne sait pas faire.


Plus le roman avance et plus l'auteur l'enfonce dans une certaine noirceur et c'est bien l'une des choses que j'ai le plus appréciées puisque du coup on a une véritable évolution du fil directeur qui au départ semble s'éparpiller un peu partout. Petit plus pour l'utilisation des arts qui tient un rôle très présent dans l'univers de Maëlig avec le théâtre, l'écriture ou même la peinture et dont notre héroïne appréciera la découverte. 


Nous avons là un bon roman de fantasy. Ce n'est certes pas le roman de l'année, mais il n'en reste pas moins qu'il fera passer un très bon moment de lecture à ceux qui ne sont pas adepte de fantasy « brute » et qui cherche plus de finesse dans le déroulement des événements. Une bonne lecture !

Ma note : 8/10

2 commentaires:

  1. Ah il me tente depuis un moment et ton avis me conforte dans cette opinion ! Merci pour cette belle chronique !

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