mardi 27 mai 2014

Frankenstein de Junji Ito

Année d'édition : 2014
Edition : Tonkam
Nombre de pages : 208
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :

Du tréfonds des ténèbres remontent les souffrances, la colère, les frémissements de la créature monstrueuse maudite. Le chef d'oeuvre de Mary Shelley revisité à travers le dessin impressionnant de Junji Itô ! Ce 16e volume vient clore l'intégrale des dix premières années de Junji Ito.







Lorsque monsieur Walton, en voyage pour découvrir les grandes terres du Nord, découvre un homme frigorifié sur un bloc de glace, il décide de l'inviter à monter sur leur bateau. Le pauvre homme va alors lui raconter son histoire et lui dire qui il est. Il s'appelle Frankenstein et il poursuit depuis des mois un homme qu'il a créé, afin de le tuer pour se venger de l'enfer qu'il a vécu en voulant se prendre pour Dieu.

Frankenstein est un classique de Mary Shelley. Un classique que j'affectionne particulièrement et j'étais donc très curieuse de voir la version de Junji Ito, surtout au niveau visuel. L'histoire reste fidèle à celle de l'auteure et nous fait découvrir la folie d'un homme qui cherche à comprendre le mystère de la vie et de la mort. C'est sombre, violent, triste et dramatique et pourtant on se sent tellement plein de compassion pour la créature qu'on ne lui souhaite aucun mal. C'est d'ailleurs là tout le talent de cette histoire : celle de nous faire apprécier un monstre qui n'a au fond rien demandé à personne et qui se retrouve rejeté par tous.

Lire cette histoire culte sous forme de manga, c'est une expérience intéressante et qui a totalement fonctionné. Déjà parce que Junji Ito a su maîtriser toute la tristesse de ce roman. Les personnages sont soignés, surtout la créature qui pour le coup est vraiment laide et effrayante. On comprend mieux pourquoi les hommes la craignent ! Même si elle a plus le côté zombie que création de Frankenstein, pour moi c'était une excellente idée et ses émotions sont magnifiques à voir. Junji n'hésite pas à jouer sur l'obscurité et le contraste entre la créature laide et monstrueuse qui va tenter de se trouver une belle famille aimante. Cela en devient touchant et la fin ne fait que nous donner envie de verser notre larme. Cette réinterprétation est un chef-d'oeuvre ! 

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