lundi 31 mars 2014

Poupées de Jean Mazarin

Année d'édition : 2014
Edition : rivière blanche
Nombre de pages : 238
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Elle avait été créée pour donner du plaisir aux hommes, mais tout ne se passa pas comme prévu. Laissant derrière elle une trainée sanglante, elle devint alors une poupée tueuse. Et puis, peu à peu, l'incroyable vérité lui apparut et elle ne fut plus qu'une poupée cassée. Seulement, il faut toujours se méfier des POUPÉES...



Face est une réplique. Conçue dans le seul but de répondre aux attentes de son maître, la clone passe ses journées à attendre que Sam son compagnon ne rentre du travail et ne sorte avec elle.Leur relation semble pourtant tout à fait normale, et rien ne laisserait croire que Face est une réplique. Son comportement est exemplaire et ses sentiments pour Sam sont véritables. La jeune femme ne triche pas et pense vraiment être amoureuse de celui avec qui elle vit depuis trois ans. Mais lorsque ce dernier est envoyé mener à bien une mission dangereuse et qu'il y perd la vie, Face se retrouve seule avec comme puce dans son système l'une de celle trafiquée par Sam sans qu'elle ne le sache. Et c'est lorsqu'un homme vient la chercher pour la remettre à jour afin de la louer à un autre client que la jeune femme change radicalement et assassine l'homme. Très vite, elle devient une fugitive.

Poupées est un roman qui a bien des niveaux m'a complètement chamboulée. Le résumé déjà me semblait prometteur, et même si je n'ai pas compris le rapport entre la couverture et le contenu, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman d'anticipation. Parce que déjà l'héroïne est une réplique qui n'a d'humaine que l'apparence, même si ses réactions sont justifiées pour la plupart du temps. Au final, on se rend compte qu'elle n'est qu'une victime d'un système un peu honteux qui fabrique des poupées grandeur nature pour assouvir les fantasmes de ses clients. Du coup, lorsque Face se bat contre ce qu'on attend d'elle et sème la mort, on ne lui en veut pas puisque la plupart de ses victimes le méritent à plus ou moins grande échelle. Face qui au final ne cherche qu'à ce qu'on la laisse tranquille et surtout qui va très vite découvrir un passé qu'elle ignorait.

Femme traquée par un tueur en série, par une société qui cherche à la vendre au plus offrant et par des politiciens qui cherchent à étouffer l'affaire, Face va devoir affronter des ennemis qui se fichent de savoir qu'elle éprouve des émotions. Pour eux, elle n'est qu'un objet de divertissement qui a un problème et qui doit être réparé ou exterminé. Triste sort pour la jeune femme donc !Tout au long du roman, on suit la fuite de la jeune réplique qui va peu à peu faire comprendre au monde qu'on ne peut pas avoir la totale maîtrise des clones qui deviennent plus humains que nous-mêmes. L'écriture de Jean Mazarin est juste en totale symbiose avec le récit au point que la lecture se fait avec facilité et plaisir et qu'à aucun moment on ne bute sur un passage. 

Le final approchant, je ne savais pas où l'auteur allait nous mener, mais je dois bien avouer que j'ai été totalement sous le charme par le dénouement magnifique qu'il nous propose. Nul doute que ce roman trouvera ses lecteurs parce qu'il en vaut le détour !

Ma note : 8,5 / 10

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1 commentaire:

  1. Ca donne vraiment envie en tout cas, merci pour cette chronique!

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