vendredi 18 octobre 2013

Seuls au monde, tome 1 Emmy Laybourne

Année d'édition : 2013
Edition : hachette
Nombre de pages : 343
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
« Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l’aimes. Forcément… Tu dévales juste l’escalier et tu sprintes jusqu’à l’arrêt de bus. Sauf que, si c’est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j’ai sprinté. » Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l’école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu’une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ? Au-dehors, le monde est en proie à des tempêtes qui ravagent leur petite ville, des fuites de produits chimiques rendent les gens violents ou paranoïaques… ou les tuent, tout simplement. Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils doivent survivre et garder espoir.





Dean est un garçon effacé et timide. Loin d'être le play-boy de sa classe, il préfère se faire discret et admirer en cachette la jolie Astrid. Lorsqu'un matin leur bus est assailli d'étranges grêles et qu'un accident les fait basculer, Dean comprend que quelque chose cloche. Lui et quelques-uns de ses camarades ne devront leur survie que grâce à une autre conductrice de bus scolaire qui va les amener en sûreté dans le centre commercial du coin. Commence pour Dean et les autres enfants une nouvelle façon de vivre, sans savoir ce qu'il se passe vraiment dehors.

Seuls au monde est un immense coup de coeur. J'ai été captivée par les aventures de Dean et de ses amis et même si le roman est classé jeunesse, il traite de sujet sérieux et mâture. D'emblée, on sent qu'il va s'y passer un tas de choses et l'auteur n'hésite pas à nous offrir des rebondissements du début à la fin. Emmy aime nous torturer, le faisant déjà si bien avec ses héros. J'ai ressenti tellement d'émotions au travers de ma lecture, que j'en suis encore toute émue. Parce que pour le coup, Seuls au monde nous offre vraiment des personnages attachants et profonds.

Le début démarre très fort avec un accident qui fait déjà des victimes et nous plonge dans le flou le plus total. Que s'est-il passé ? D'où viennent ces grêles ? Est-ce que tout le monde est en sécurité ? Les héros sont confinés dans un centre commercial et même s'ils possèdent tout le confort nécessaire, ils sont assaillis de doute, de peur et surtout de questions. Ils se retrouvent seuls pour s'occuper d'eux et des enfants plus petits et dès lors, nos adolescents se transforment malgré eux en parents qui ont la charge et la responsabilité d'enfants âgés d'à peine cinq ans. C'est ça qui m'a d'abord convaincue. L'entraide entre des enfants qui n'étaient pas forcément ami à l'école et qui comprennent que quelque chose de grave est arrivé. Certaines scènes sont assez tristes surtout vers la fin et vous déchireront peut-être le coeur.

Seuls au monde nous raconte comment des enfants se transforment en adulte alors que dehors c'est le chaos. Une éruption volcanique, un tsunami... les éléments se déchainent pour isoler davantage ces gosses qui sont un peu perdus et on ressent leur maladresse. Ils tentent de s'organiser au mieux et leurs efforts vont payer petit à petit, mais l'auteur en rajoute une couche et l'étrange nuage chimique nous les transforme petit à petit. Tantôt en bête enragée, tantôt soumis à des hallucinations... rien ne les épargne et voilà qu'on se retrouve avec eux, pris dans une spirale infernale sans issue.

Ces enfants seront soumis à beaucoup de choses et nous dévoilerons leur secret et leur peur tout en grandissant. On sent une réelle évolution dans leur comportement et certains sujets comme le sexe, l'alcool, la drogue et la grossesse ne sont pas épargnés.

Seuls au monde est un premier tome excellent à tout point de vue. Fort de personnages variés et divers, il vous hantera pendant longtemps et ne vous permettra pas de dormir tant qu'il n'est pas terminé !



4 commentaires:

  1. C'est marrant, le pitch me fait un peu penser à "The Mist", même si je suppose que le traitement est différent.

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    1. oui au départ j'y ai pensé aussi, mais l'auteur a su différencier les deux oeuvres. Ici rien de surnaturel si ce n'est ce produit chimique crée par l'homme qui produit des troubles chez les humains. Je te le recommande si tu as aimé "The Mist" =)

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  2. Ah j'ai adoré "The Mist", en fait j'aime quand je ne sais pas ce qu'il se passe "dehors" :D C'est noté ;)

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  3. Il est dans ma pal je le sors vite =)

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