mercredi 16 octobre 2013

Le don du loup de Anne Rice

Année d'édition : 2013
Edition : michel lafon
Nombre de pages : 400
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Quand Reuben, vingt-trois ans, vient visiter la propriété de l’énigmatique et troublante Marchent Nideck, il est loin de se douter que sa vie va en être bouleversée. Dans la grande demeure perchée sur un balcon rocheux surplombant le Pacifique, une irrésistible alchimie s’opère entre Marchent et le jeune homme. Mais leur nuit idyllique tourne au cauchemar quand Reuben est violemment attaqué – et mordu – par une bête sauvage.
Commence alors pour lui un processus de transformation à la fois terrifiant et exaltant. Et bientôt, partagé entre horreur et euphorie, Reuben se découvre des pouvoirs d’homme-loup. Tout en s’efforçant de protéger son terrible secret, il devra répondre à certaines questions qui mettent en jeu son identité profonde. Pourquoi a-t-il reçu le don du loup ? Quelle est sa vraie nature ? Et existe-t-il d’autres créatures à son image ?



Reuben est journaliste. Il a toujours aimé les mots et écrire pour un journal est une façon pour lui de travailler sa plume. Lorsqu'il rend visite à Marchent Nideck afin de publier un billet sur la propriété que cette dernière a mise en vente, le jeune journaliste est de suite séduit par les lieux et par sa propriétaire. Une nuit pourtant, alors qu'il est invité dans le domaine tout le temps qu'il le souhaite pour imprégner son article de l'atmosphère des lieux, Marchent se fait agresser par ses deux frères. En tentant de la secourir, Reuben se fait alors lui-même mordre par un animal dont il réchappe in extrémis. Mais dès lors, sa vie va radicalement changer, lorsqu'il va se découvrir de nouvelles capacités surnaturelles.

Le don du loup est un roman dont j'attendais énormément. J'ai toujours été séduite par la plume d'Anne Rice, seulement ici, je n'ai pas retrouvé ce don qu'a l'auteur de nous emmener dans son univers. En fait, j'ai trouvé que le don du loup n'avait pas le même panache que ses précédentes sagas.

Déjà, le style n'a pas su m'ensorceler. Je l'ai trouvé fade et manquant de poésie. Je n'ai même pas su m'immerger dans la peau de Reuben et découvrir comme lui le plaisir de se changer et de devenir autre chose qu'un simple beau garçon. La seule chose de l'auteur que j'ai eue plaisir à retrouver, ce sont ses descriptions de lieux qui sont toujours aussi enchanteresses.

Le roman met un peu de temps à se lancer et ce n'est pas une mauvaise chose puisqu'on peut du coup se familiariser avec Reuben et sa vie si banale afin de mieux comprendre pourquoi le changement à venir va tant lui plaire. Mais Reuben se révèle être un personnage plutôt plat et manquant de ce charisme que possèdent pourtant les personnages d'Anne Rice. Il accepte trop vite sa nouvelle condition, jouant avec ses nouvelles capacités comme un enfant à qui on offre un nouveau gadget. Du coup, il perd beaucoup d'intérêt puisqu'il ne subit pas de torture émotionnelle et ne tente pas de lutter contre son côté animal. Au contraire, il prendra plaisir à se confronter à d'autres créatures, pour le plaisir, et j'avoue que j'ai trouvé son comportement puéril. Utiliser sa nouvelle force pour venir en aide aux personnes en danger est une chose plutôt intrigante, mais je ne sais pas, le côté super-héros m'a un peu refroidie dans le sens où normalement, les loups-garous se cachent des humains. Ils n'aiment pas se montrer au grand jour pour ensuite devenir des bêtes traquées.

La mythologie des lycans est pourtant le point fort du roman puisqu'elle met en avant le côté scientifique de cette métamorphose et non le côté magique. Quasiment tout s'explique scientifiquement, grâce aux nombreux personnages du milieu médical qui apparaissent dans le roman, dont Grace, la mère de Reuben. Certes, il existe toujours un côté plus superstitieux notamment avec frère Jim, le frère de Reuben qui voue sa vie à la religion et qui va tenter d'aider son petit frère, mais même là, je n'ai pas ressenti de réels liens entre les personnages. La famille de Reuben semble si peu soudée que forcément, on comprend qu'ils ne se voient que très peu dès que le jeune homme subit ses changements.

Si l'on revient un peu sur les personnages, je dois bien avouer que j'ai été grandement déçue ! Entre Céleste, la petite amie de Reuben, qui semble être une cocue bienheureuse et trouve très vite le moyen de tomber dans les bras du meilleur ami de celui-ci (Céleste, un personnage que j'ai vraiment détesté tant elle semble niaise et stupide) et Laura, la jeune femme qui accepte dans son lit un loup-garou qu'elle n'avait jamais vu de sa vie, les personnages féminins de ce premier opus n'ont rien d'intrigant. Et c'est là le souci ! Aucun des personnages ne cache de secret, ne cherche à se protéger. Non, ils avouent leurs secrets, sans gêne et vont jusqu'à être tous contents de la situation. Laura n'a rien de crédible et transforme la femme en objet qui accepte dans sa couche le premier individu qui se présente, à poil ou non ! (Il faut en avoir envie de coucher avec un loup-garou sous sa forme animale surtout lorsque l'auteur nous dépeint la taille de ses pattes et de ses crocs !)

Même les deux scientifiques de la fin sont stéréotypés et n'apportent absolument rien à l'intrigue si ce n'est de donner une petite scène digne des films hollywoodiens. En y repensant, je me demande vraiment comment Anne Rice a pu après les excellentes sagas dont elle est l'auteur nous écrire un premier tome aussi médiocre. J'avoue être passée complètement à côté de ce roman, à l'inverse de bon nombre de lecteurs qui eux, semblent avoir su y trouver ce qu'ils attendaient.

Le don du loup n'est pas si mauvais en soi, c'est juste que l'auteur a cherché la facilité et ne nous offre pas la galerie de personnages à laquelle on s'attend lorsqu'on a lu ses précédents ouvrages. Certes, Félix est un personnage que j'ai adoré. Il apporte du charisme et de l'élégance dans ce roman. Instruit et gentilhomme, il offre un aspect plus séduisant à l'ouvrage dès son apparition. Petite mention aussi pour Stuart qui semble être le seul qui a les pieds sur Terre !

Le Don du loup est donc un premier tome décevant et dont j'attendais plus moi qui raffole des lycans et de l'auteur. Cela manque de mystère, de secret et de rebondissement. Je serais au rendez-vous pour le second tome en espérant sincèrement y retrouver la Anne Rice que j'aime tant !

J'ai lu ce roman en lecture commune avec Mélusine et Anne-Sophie qui sont toutes deux du même avis que moi.

Ma note : 4/10





3 commentaires:

  1. J'avais peur de le lire avant même de découvrir ton article, car je trouve que, contrairemenr aux vampires, est très difficile de réussir une bonne histoire de loup-garou, nombre d'auteurs de renom s'y sont cassés les dents… Difficile d'être original...

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    1. il apporte un petit peu d'originalité, mais ce n'est pas du grand Anne Rice :( dommage !

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  2. Il me tentait bien mais du coup ton avis refroidit un peu :s

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