vendredi 20 septembre 2013

Les solitudes de l'ours blanc de Thierry Di Rollo

Année d'édition : 2013
Edition : Actu SF
Nombre de pages : 205
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Contrat...
Cible...
Élimination...
Lui est un tueur à gages. Il a commis une unique erreur, et celle-ci pourrait bien s’avérer fatale.

Elle est la fille de l’une de ses victimes. Elle ne vit désormais que pour assouvir sa vengeance.

Entre eux, s’esquisse un pas de deux mortel.



Marc Sisley est un tueur à gages. Légèrement psychopathe, il ne ressent ni honte, ni gène, ni trouble à l'idée d'assassiner quelqu'un. Lorsqu'on lui confie le contrat Durieux, Marc est loin de s'imaginer que sa vie sera tourmentée par cet assassinat. Car alors qu'il tue Durieux, il découvre qu'une femme a été témoin du meurtre et s'enfuit avec son auto. Marc est en colère et il est bien décidé à retrouver le témoin après que ses commanditaires l'aient menacé au téléphone. Jenny Erin est une jeune femme talentueuse, mais torturée. Ayant un passé difficile, elle n'a plus qu'une lueur d'espoir, Théo un petit garçon dans un foyer. Pourtant lorsque l'opportunité de se confronter à un homme qu'elle déteste depuis si longtemps lui est donnée, elle n'hésite pas. Le face à face réservera bien des surprises.

Les solitudes de l'ours blanc est un roman atypique. Je n'ai encore jamais rien lu qui ne lui ressemble de près ou de loin. Thierry Di Rollo nous offre deux portraits différents, mais qui ont un lien fort. Marc c'est le tueur à gages froid, sans émotion et qui n'a aucune attache dans la vie. Accomplir ses missions est une nécessité pour lui qui n'attend plus rien de la vie. On le sent perdu, solitaire et pourtant il se cache derrière des prostitués pour camoufler ce qu'il est vraiment. Même la jeune femme qu'il loue pour avoir un semblant de vie normale ne semble pas prête à réellement lui offrir ce qu'il attend. Il suffit de voir comment elle évoque le fait de discuter avec lui : pas d'argent, pas de paroles ! Autant dire que l'homme n'est pas quelqu'un de fréquentable et qu'il peut sembler effrayant.

Malgré tout, on se sent pris de compassion et de pitié pour cet homme qui ne peut être foncièrement mauvais. Sinon pourquoi aurait-il sauvé la vie de ce vieil homme ? Est-ce vraiment pour découvrir qui avait assisté au meurtre ou pas souci d'altruisme ? L'auteur ne nous le dit pas, nous laissant nous forger notre propre opinion de ce personnage énigmatique. Car les solitudes de l'ours blanc c'est un roman où vous devez réfléchir, penser et tenter de comprendre ce qui motive les personnages. L'auteur laisse tellement de suspense dans l'air qu'il ne nous donne que le minimum comme information, et moi, qui habituellement aime les détails, pour le coup, je me suis laissée prendre au jeu et j'ai dévoré ce roman en une soirée. 

À l'inverse de Marc, il y a Jenny, une jeune fille qui aurait pu être la fille de Marc tant elle lui ressemble malgré elle. Froide avec les hommes et solitaire, elle n'a d'affection que pour un petit garçon dont la mère est hospitalisée. La relation entre Jenny et Théo est magnifique, poétique et prouve que Jenny n'est pas totalement inhumaine. Animée par un réel désir de vengeance, elle n'hésitera pas à utiliser tous les moyens à sa disposition pour affronter celui qui a assassiné sa mère. 

J'ai beaucoup de choses à dire de ce roman qui pourtant fait si peu de pages, mais je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte. Le fantastique est faiblement dosé et encore, il n'apparait que selon l'interprétation du lecteur. Selon votre avis sur la fin, vous y verrez un soupçon de fantastique et c'est le dénouement le plus étonnant qu'il m'ait été donné de lire sur un roman de ce genre.

Les solitudes de l'ours blanc est une perle, une monstruosité littéraire qui même s'il n'est pas un coup de coeur m'a littéralement transportée de par le style poétique et fluide de l'auteur et par le duo Jenny/Marc si différent et pourtant si proche. À lire !

Ma note :

 

4 commentaires:

  1. je note cette perle, je ne peux pas passer à côté !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. franchement j'ai aimé le fait qu'au fond ce roman est ouvert à diverses interprétations !

      Supprimer
  2. Je le note avec plaisir... le 4o de couverture ainsi que cette dernière me donne bien envie... mais ton avis vient m,achever !!! ;-) Bisous xox

    RépondreSupprimer

Laisser une trace!