lundi 19 mars 2018

Troupe 52 de Nick Cutter

Année d'édition: 2018
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 506
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d'adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu'une bonne histoire de fantômes et le crépitement d'un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu'un individu émacié, qui semble tout droit sorti d'un film d'horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L'homme n'a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n'en ont jamais vu... et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. A mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d'angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Mon avis :

Dès sa sortie, Troupe 52 m'avait fait de l’œil. Forcément sa thématique et le fait qu'il soit classé en "thriller et horreur", je ne pouvais pas passer à côté. Fort de son succès, il finit par sortir en poche et me voilà à me jeter dessus hâte de voir si j'aurais le même ressenti que les autres. Si j'ai passé un excellent moment, la frayeur n'était pourtant pas au rendez vous. Il faut dire qu'il en faut beaucoup pour me foutre la frousse, tellement même qu'à ce jour, aucun roman ou film ne m'aura fait faire de cauchemars ou de bonds.

Troupe 52 c'est une histoire d'horreur très bien amené et dosé. Tout y est crescendo et les protagonistes font qu'on trouve ça encore plus dingue et malsain. Ce ne sont après tout que des gamins, des adolescents qui n'ont rien à penser si ce n'est profiter de la vie et grandir chaque jour un peu plus. Et voilà que pendant leur séance de camping ils font face à l'horreur, à une monstruosité qui les bouffe de l'intérieur et les rend fou et violent. Une faim incroyable de tout détruire, de tout dévorer, vivant ou mort... Le séjour prend une tournure inattendue et les voilà confronter enfin à la véritable terreur.

Malgré tout, nos adolescents sont plein de ressources et font face à ce chaos avec courage et bon sens. Ils parviennent à nous surprendre, à tenter de survivre, seul abandonné des adultes qui auraient pu les sauver. Même le chef scout Tim est incapable de leur venir en aide et c'est face à l'inconnu qu'ils vont devoir trouver des ressources cachés pour montrer de quoi ils sont fait.

La tension est toutefois très présente et jusqu'à la fin on se demande comment cela va se terminer. Nos héros sont quelquefois stupides, loin d'être de super héros, mais ils sont encore jeunes et n'ont jamais été confronté à une telle survie. Il leur faudra se cacher, se méfier et faire attention où ils vont. L'idée de l'ennemi du roman, ce truc innommable et bien dégueulasse m'a beaucoup plu parce qu'il fallait y penser à ce truc qu'on connait tous de loin et qui pourtant nous pourrit la vie si on est contaminé. 

On s'attache à tous les personnages, les tordus comme les moins tordus, les violents comme les calmes, chacun apportant quelque chose de personnel et qui lui est propre. Il ne faut jamais oublier que ce sont des enfants qui n'ont pas demandé à être là. Certains vont vous écœurer ou vous mettre en colère, c'est le but, il me semble. Sortir de notre confort en même temps que nos jeunes héros pour mieux comprendre leur état d'esprit et certaines de leurs actions.

Me concernant, j'ai passé un très bon moment de lecture et il devient rare de retrouver des romans d'horreur de ce genre de nos jours, c'est bien dommage !


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