mercredi 8 novembre 2017

Dans les brumes du mal de René Manzor


Année d'édition : 2017

Edition : Pocket
Nombre de pages : 444
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Le retour de la nouvelle voix du thriller français.



La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre.
Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

Mon avis :

René Manzor est un auteur que j'apprécie énormément. Les âmes rivales ou celui dont le nom n'est plus, sont deux romans que j'avais dévoré et adoré. Une fois encore, je ne peux que m'incliner face au talent de l'auteur de nous proposer une histoire qui démarre avec une thématique maintes fois abordé mais pour en faire quelque chose de bien plus violent et sombre. Ici, les enfants sont les victimes. Victimes de parents violents et victime d'un tueur en série qui les enlève après avoir torturé et assassiné les parents-bourreaux. Double peine pour la famille proche des victimes qui en plus du deuil subit la perte d'un enfant innocent dont on ignore le sort.

René raconte l'histoire de manière intense et addictive. Dès l'instant où on ouvre le roman, impossible de le lâcher. On veut comprendre les motivations du tueur, découvrir son identité et parvenir avec nos héros à sauver les enfants. J'avoue n'avoir même pas cherché à comprendre l'identité du tueur parce que j'étais tellement scotchée à ma lecture et à l'histoire de Dahlia que le reste m'importait peu. Dahlia c'est aussi l'héroïne du roman Celui dont le nom n'est plus. Cette profileuse qui possède d'excellentes compétences et qui se retrouve une fois encore mêlée à une enquête très personnelle puisque c'est son filleul qui est la nouvelle victime du tueur. 

On va donc suivre Dahlia qui après les épreuves subies précédemment va apporter son soutien à son frère qui a vu sa vie changer. Sa femme assassinée et son enfant kidnappé sous ses yeux, ou presque, voilà qui va détruire cet homme aveugle et qui n'osait pas voir ce qu'il se passait sous son toit. Il faut dire que même enfant et adolescent, il jouait souvent la carte de celui qui ne voit rien, et lorsqu'il est en difficulté, le voilà qui appelle sa soeur à l'aide. 

La tension est au maximum dès le début et ce, jusqu'à la fin qu'on ne voit pas venir, carrément inattendue ! Le passé de Dahlia et de son frère se mêle à l'enquête en cours sans que l'on voit ce qui peut les relier ensemble et pourtant ! Je n'ai rien vu venir, l'auteur a su disséminer de fausses pistes ça et là pour mon plus grand plaisir. Si l'occasion de relire un roman de René Manzor se présente, nul doute que je sauterais sur l'occasion. Il est devenu une valeur sure en terme de thriller.

L'histoire est parfois violente et sombre, les personnages semblent tous torturés par un secret qu'ils gardent au fond d'eux. Que ce soit les flics, la profileuse ou les victimes, personne n'est innocent finalement. Ce fut vraiment une très bonne lecture. Un coup de coeur pour ce thriller efficace, maîtrisé et qui nous fait beaucoup suer !

Lecture coup de coeur pour les nuits de pleine lune.

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