mardi 2 février 2016

Salem de Stephen King



Année d'édition : 1999
Edition pocket
Nombre de pages : 388
Public visé : Adulte
Illustration de Jean Delville
Quatrième de couverture :
Comment une petite bourgade du Maine peut elle, du jour au lendemain, devenir une ville fantôme ? Jerusalem's Lot - Salem - n'avait pourtant pas de caractéristiques particulières sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure - Marsten House - inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingts ans auparavent. Et lorsque Ben mears y revient, c'est seulement pour y retrouver ses souvenirs d'enfance. Mais très vite, il devrat se rendre à l'évidence : il se passe des choses très étrange à Salem. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l'horreur s'infiltre, s'étends, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem ...
Mon avis : 

Ben Mears est un auteur qui rencontre plus ou moins de succès. Témoin d'un événement tragique et marquant lorsqu'il était enfant à Jerusalem's Lot -dit Salem- il y retourne après des années pour écrire sur une maison emblématique du coin : Marsten House, témoin d'événements violents et qui a  toujours effrayé les habitants du coin. Mais, tandis qu'il souhaite au premier abord louer la maison pour s'imprégner de son ambiance étrange et effrayante, Ben apprend vite que deux hommes ont acheté celle-ci. Et très vite, des choses étranges se passent en ville. Qui sont ces hommes ? Sont-ils liés au changement d'atmosphère de la ville ? 

Lire Stephen King c'est toujours pour moi un réel plaisir. Ayant toute la bibliographie de l'auteur (ou presque, il ne m'en manque que deux) dans ma pal, j'ai pour but cette année de lire un Stephen King par mois selon l'ordre de parution originale ^^ Voilà qui va me donner quelques frayeurs au fil de mes lectures et cette fois-ci c'était au tour de Salem. J'en ressors convaincue et ravie, même si la fin est trop vite expédiée une fois encore. 

Ce roman prend son temps pour se lancer. Pendant une cinquantaine de pages, il ne se passe que très peu de chose, l'auteur prenant le temps de poser le décor, les personnages et surtout l'histoire de jerusalem's Lot, une petite ville où tout le monde se connaît et qui a connu un drame par le passé dans une maison atypique et que tous pensent désormais possédé par le mal en personne, même si la maison est vide, abandonnée depuis un certain événement. Là, on fait la connaissance de Ben, qui revient dans cette ville pour affronter ses cauchemars et s'exorciser d'un passé qui le marque encore aujourd'hui. Hélas pour lui, la maison de ses cauchemars sera très vite acheté par un couple particulier d'hommes qui font froid dans le dos. L'un est invisible et semble ne pas encore être arrivé, tandis que l'autre, Straker se promène en ville inspirant crainte et admiration autour de lui.

Très vite, une disparition nous met sur la piste d'un personnage qui n'a rien d'humain et le thème du vampire que je connais très bien, m'a beaucoup plu à la sauce Stephen King. Certes, c'est semblable aux vampires tels que Dracula, mais c'est surtout sur la survie de nos héros que l'auteur met l'accent et sur certaines scènes oppressantes et angoissantes. Toute une ville finit par se retrouver terrorisé par un vampire qui sème les cadavres au gré de ses envies, ne s'arrêtant pas sur des enfants, bébés ou personnes âgés. Tant qu'il peut se nourrir, il ne regarde pas l'âge de sa victime, cela lui importe peu et c'est là qu'on sent à quel point le vampire dans toute sa splendeur est dangereux et cruel. Il se moque des vivants, n'a aucune compassion pour eux et même ses plus fidèles serviteurs peuvent devenir des gènes à ses yeux. Stephen King n'a pas peur d'utiliser les clichés du vampire parce que pour le coup ça fonctionne à merveille. (à cette époque la bit-lit n'existait pas encore et les vampires n'étaient pas autant à la mode qu'aujourd'hui). 

La romance n'est donc pas présente, du moins pas comme elle l'est dans les romans actuels de vampire. Ben va trouver une jeune femme dont il tombera amoureux, et l'auteur nous le rejoue à la Dracula d'une certaine façon concernant notre couple. De toute façon, l'histoire d'amour n'est qu'au second plan, ce qui nous intéresse ici, c'est la façon dont le mal s'imprègnera dans la ville entière ! Il faut dire que la fameuse maison de Marsten House plane au dessus du roman de son imposante fondation et elle en vient à devenir à son tour un personnage clef du roman. C'est d'elle que tout démarre et c'est avec elle que tout finira.

Les personnages sont attachants, parce qu'ils sont humains et monsieur tout le monde. Un enfant, un écrivain, un médecin, professeur ou encore prêtre, voilà les héros de ce roman fantastique et qui en fera frémir plus d'un. L'Homme y est montré sous son meilleur jour pour affronter le mal en personne et j'ai aimé avoir des profits aussi différents tout au long du roman, entre les laissé pour compte, les alcooliques, les losers et les trouillards. Comme à son habitude, l'auteur nous propose une fin rapide et qui peut surprendre, mais qui finalement est intelligente.

Ce roman aura été proche du coup de coeur mais un démarrage assez lent (normal, il faut placer le contexte) et une fin par contre trop rapide auront empêché à ce roman de devenir un coup de coeur. Je le recommande tout de même, il est effrayant et accrocheur dès la moitié passée !



6 commentaires:

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    1. oui il est surprenant et très bon ^^

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  2. C'est le premier King que j'ai lu. Que de bons souvenirs, je l'ai trouvé excellent et assez flippant ! Moi qui adore les histoires de vampires, je voulais voir un peu la vision du maître de l'horreur. Je n'ai pas été déçu !

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    1. c'est sur qu'il vaut le détour ! bien contente de l'avoir enfin découvert !

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  3. Réponses
    1. c'est l'effet Stephen King ça ^^ on a toujours envie de les relire !

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