dimanche 14 février 2016

In Vitro de Paul Mannering



Année d'édition : 2015
Edition Panini books
Nombre de pages : 400
Public visé : Adulte
Illustration de Norman Blue
Quatrième de couverture :
Il y a 10 ans, l'humanité a perdu la bataille de la survie. Désormais, des zombies intelligents règnent sur le monde. Pour les nourrir et ainsi assurer leur survie, les derniers humains ont créés des clones. Un homme erre à travers le désert Australien, dans une ultime tentative de sauver les derniers survivants et d'éradiquer la menace zombie. Il a pour unique compagne une jeune fille nommée Elle et c'est un clone...

Mon avis : 


Il est encore vivant et humain, mais pour survivre, il travaille pour l'évol le plus évolué de la région. Lorsque ce dernier lui confie une nouvelle mission périlleuse qui pourrait causer sa mort, il accepte, sachant que la récompense lui permettra de tenir le coup pendant quelques jours. Mais dans un univers où les zombies sont partout et dirigent presque tout, comment parvenir à survivre ?

Fan de zombies, il était normal que je me penche sur ce roman. J'espérais y voir une certaine nouveauté ou au moins un roman addictif et bourré d'action. Si l'action et l'innovation sont bien présentes, je trouve par contre que la quatrième de couverture n'est pas exacte. Notre héros n'a pas du tout pour but de sauver les derniers survivants, il doit surtout sauver Elle, une clône qui pourrait aider à détruire les Evols (les zombies). On sent dès le départ qu'il n'a rien du héros, il pense avant tout à se sauver lui et il vit de ce fait au jour le jour, sans s'attacher à personne, sauf à cette clone qui finalement est comme un enfant qui découvre le monde.

La plume de l'auteur est bonne et rend le roman accrocheur. L'action est omniprésente, on ne s'ennuie pas et on suit avec intérêt la dernière lueur d'espoir pour l'humanité. Les zombies sont voraces mais classés ici en deux catégories : ceux qui réfléchissent encore un peu une fois qu'ils ont l'estomac bien rempli et qui dont peuvent encore parler et communiquer, se retenant ainsi de sauter sur les derniers vivants et ceux qui n'ont rien mangé depuis des semaines ou mois et donc n'ont qu'une envie : se jeter sur les vivants pour les dévorer. Une fois qu'on a assimilé ce constat, on découvre que les vivants ont cloné des humains qu'ils appellent Becqutailles et qui servent à nourrir les zombies les plus "civilisé" pour ainsi mieux se protéger. C'est original et plutôt culotté et finalement cela fonctionne. Je voulais un roman de zombies assez sombres et violents et j'ai été servi. Pourtant, ya des choses qui à mon sens n'auront pas su me satisfaire complètement, et où j'attendais autre chose. 

Déjà la première chose qui frappe le lecteur c'est l'absence de nom du héros. On ne saura jamais son prénom ni son nom. Cela restera le héros du roman et c'est tout. Celle qui va l'accompagner un bout de temps c'est Elle. Elle et lui face au reste du monde, un peu comme Adam et Eve et du coup, c'est dommage parce que cela donne un peu des indices sur le dénouement du roman. Après, ce n'est pas comme si on s'attachait au héros, loin de là. Il ne pense qu'à manger, coucher avec les nanas qu'ils rencontrent, même les plus jeunes et peu importe le reste. Un vrai Dom Juan sur patte ! Ce trait de caractère m'a franchement vite agacé, parce que du coup il en devient un peu celui qui parviendra à repeupler la Terre de bons petits enfants vivants, c'est en tout cas l'idée que donne même les scientifiques qu'il rencontrera. 

Notre héros donc est connu comme le loup blanc parce qu'il fait beaucoup de mission pour un zombie très connu et très dangereux du fait qu'il est l'un des rare à avoir encore toute sa tête, ou presque. Du coup, il est envoyé un peu partout pour récupérer à l'Opéra un colis, sans qu'il ne sache quoi exactement et une fois sur place, la base des scientifiques qui fabriquent des clones pour se protéger finit par être envahie par les zombies les plus affamés. Et là, notre héros assiste impuissant à un véritable carnage jusqu'à ce qu'il tombe sur une fille clonée qu'il va appeler Elle. Et là, notre héros comprend qu'elle est peut-être le dernier espoir des humains, mais voilà c'est une clone et donc elle a une durée de vie très limitée.  

Le roman en lui-même est bourré d'actions, on s'éclate, les zombies sont défoncés du début à la faim, on rencontre des gens qui meurent bien trop vite ou qui au contraire nous montre qu'ils sont tenaces et j'ai franchement passé un très bon moment, mais la fin, honnêtement, non. Elle ne m'a pas plu. Certes, c'est une question de goût, mais là non, c'est trop manichéen, trop stéréotypé et du coup, j'étais carrément blasée par le final ! 

En bref, cela reste un chouette roman de zombies tout de même, bourré d'action, les pages défilent rapidement, on s'attache beaucoup à Elle qui n'est pas sans rappeler l'héroïne du cinquième élément puisqu'elle découvre la vie aux côtés de notre héros. C'est donc une bonne lecture qui aurait pu être meilleure, c'est certain. Mais en vrai fan de zombies, j'apprécie toujours de voir des crânes se fendre, du sang gicler et de la cervelle éparpillée !


3 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Réponses
    1. il est très bien ! ya mieux, forcément, mais très original !

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