mercredi 4 novembre 2015

Black Mambo de Vanessa Terral, Sophie Dabat et Morgane Caussarieu



Année d'édition : 2015
Edition : Editions du chat noir
Nombre de pages : 317
Public visé : Adulte
Illustration de Catherine Nodet
Quatrième de couverture :
Il existe des territoires où le progrès n’a pas encore éradiqué les vieilles croyances et leurs pratiques. L’Afrique, berceau de l’humanité, en fait partie.
Chamans, Mambos, Sangomas… Autant de sorciers qui œuvrent dans l'ombre à protéger les fidèles, mais aussi à réveiller les anciens Dieux, démons et loas.
Magie blanche ou magie noire, en dehors des frontières de ce continent, tel un serpent, discret et insinueux, elle se répand.
Ainsi, le jeune punk Mika sera initié malgré lui aux secrets du vaudou, en plein carnaval de la Nouvelle-Orléans, et devra composer avec l'esprit des morts, le terrible Baron Samedi et son armée de gamins buveurs de sang.
À Marseille, des meurtres rituels obligent le capitaine Dilaniti à renouer avec ses racines, le Swaziland, un pays sous dictature militaire où règnent encore les traditions liées au Muti, culte tribal qui vampirise la population.
Au Maghreb, les djinns, esprits nés d'un feu sans fumée, peuvent posséder les vivants. La grossesse avait chassé celui qui résidait en Leila. Entourée de son fils et de son mari, la jeune femme devrait être heureuse. Pourtant, un regard brûlant pèse sur son âme.
Trois auteurs reconnues de la nouvelle génération s’associent pour vous conter ces légendes africaines… À leur manière… Trois romans courts, violents et sans concessions, aux accents sauvages de ce continent insoumis.


Mon avis : 


Ce roman m'a fait de l'oeil dès sa sortie. J'ai donc profité des Halliénnales pour me l'offrir et ainsi acquérir le dernier ouvrage de Morgane qu'il me manquait parce que je suis une grosse fan de son style. Et je ne regrette pas une seule seconde d'avoir succombé à la sublime couverture de Catherine Nodet ! Les trois novellas proposées sont différentes, mais toutes trois diablement addictive et surtout nous offre des histoires qui pourraient bien vous empêcher de vous endormir si vous êtes sensible !

Vanessa terral nous propose un roman sur les djinns. Ces esprits qui nous possèdent et prennent possession de nous. L'héroïne c'est Leila une jolie jeune femme mariée depuis peu et possédée par Nacer, un puissant djinn qui souhaite garder la jeune femme pour lui. Lorsqu'il apprend qu'elle s'est marié, il décide de le lui faire chèrement payer...

Je trouvais cette histoire touchante dès le début. Leila n'a aucun droit sur sa vie et sur son corps, que ce soit par rapport à son époux ou par rapport au djinn, elle est soumise et se doit de céder à toutes leurs demandes. Leila qui ne cherche que sa liberté et qui se voit devoir subir les assauts d'un époux qui ne souhaite qu'avoir un héritier. On déteste son époux autant que le djinn. Un homme qui n'a aucun respect pour son épouse et qui disons-le clairement la viole sous prétexte qu'ils sont mariés et qu'il peut user de son corps comme il le souhaite. Et petit à petit, après que la pauvre femme ait été exorcisé avec violence et violé par son époux, la voilà enceinte et ravi de donner naissance à un petit garçon. Mais voilà l'horreur commence parce que le djinn est toujours là, il n'a pas disparu comme tous le pensait et le roman sombre dans une horreur absolue. On m'avait prévenu qu'un certain passage était gore et je confirme ! Âmes sensibles abstenez-vous sincèrement! 

J'ai été séduite par cette histoire, du début à la fin. J'ai suivi avec intérêt l'histoire de Leila qui avouons-le subi beaucoup de chose et pourtant elle tient le coup, en voilà une vraie femme forte et courageuse. La plume de Vanessa Terral est envoûtante et ne laisse pas présager l'horreur de l'intrigue. On est donc surpris, mais scotché surtout par l'Ivresse du Djinn !

Une fois ce premier texte terminé, Sophie Dabat nous emmène à son tour dans un univers rempli de rituels meurtriers, de viols, d'agressions et de meurtres. Dans la danse éternelle des roseaux, Hlengiwe est uneflic qui travaille dans la criminelle. Possédant une forte personnalité, la jeune femme a vu des choses tellement difficiles dans son enfance, que désormais, elle ne ressent plus rien devant d'horribles scènes de crimes. Mais son supérieur qui semble la détester l'envoie dans son pays d'origine pour prêter main forte à la police locale du Swaziland. En y arrivant, la jeune femme va vite se rendre compte que son passé la suivra toujours peu importe où elle se trouve. 

Cette novella est totalement différente de la première. On change de décor, de personnages et également d'ambiance pour une histoire moins poétique car plus brutale. L'héroïne est une femme qui physiquement n'a rien de très agréable, mais son caractère lui permet de toujours s'en sortir et d'aller de l'avant. Son enfance n'est pas très gaie, elle a vu sa mère se faire assassiner sous ses yeux alors qu'elle n'était qu'une enfant et depuis, elle semble avoir du mal à faire son deuil. Elle semble toujours vouloir mettre la main sur celui qui a fait tuer sa mère. C'est sombre, c'est malsain et très glauque et pourtant, on est scotché devant la plume de l'auteur qui ne prend pas de pincettes pour nous raconter les pires sévices que l'on puisse faire à une femme. J'ai été captivé tout autant que la première novella et j'ai trouvé la fin horrible sous bien des côtés. 

En terminant cette novella, j'étais pourtant loin de me douter que la dernière serait la pire, et forcément, c'est Morgane qui nous la propose. Les enfants de Samedi est comme je m'y attendais : trash, cash, gore, malsain et à nous faire voir les enfants sous un autre oeil, enfin surtout ceux de son texte !  

Ici on suit Mika un jeune Punk qui se rend à la Nouvelle Orléans pour y rencontrer sa grande-tante dont il ignorait l'existence. La vieille femme, malade, souhaite rencontrer le dernier membre de sa famille en vie puisqu'elle a un héritage conséquent à donner. Mais le jeune homme va découvrir un monde totalement en décalage avec ses croyances. La Nouvelle-Orléans va le transformer ! Alors déjà, on retrouve des lieux qui sont chers à l'auteur. La nouvelle-Orléans est un lieu idéal pour proposer une histoire sombre sur fond de magie noire. Morgane ne peut également s'empêcher d'y ajouter des buveurs de sang à sa sauce, comme toujours. Et nous voilà plongé dans une novella qui dépote, qui prend aux tripes, qui jouent avec nos nerfs du début à la fin. C'est furieux, dingues, érotiques et trash, mais on en redemande ! 

Comme je m'en doutais, c'est la dernière novella qui propose le plus d'éléments gores et parfois bien dégueu ! (la séquence finale dans le cimetière... mortellement crado !!). Vaudou, magie ancestrale, tout y est avec en prime un héros pas très futé qui finalement pense davantage avec son sexe qu'avec sa tête. J'ai tout de même été étonné au premier abord d'y trouver une "romance" mais finalement l'auteur a repris ses bonnes vieilles habitudes pour nous surprendre. Je ne dévoilerais pas l'intrigue, forcément, mais c'était un pur régal ! Cette vieille tante mourante, raciste et qu'on aimerait enterrer au plus vite était succulente ! Et la fin ! Comme je m'y attendais : surprenante !

En bref, Black Mambo est un pur régal ! Un recueil de trois novella horrifique qui mérite d'être lu et apprécié! Des histoires d'horreurs comme ça, on n'en fait quasi plus et c'est bien dommage pour les lecteurs comme moi qui raffole d'histoires dérangeantes et bien sombres. Un sans faute ! 

http://www.editionsduchatnoir.com/
 

2 commentaires:

  1. La couverture est vraiment très sympa ! Je note :)

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    1. oui la couverture est géniale ! Mais le contenu encore plus ! ^^

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