lundi 26 octobre 2015

Blackwood, le pensionnat de nulle part de Lois Duncan



Année d'édition : 2015 
Edition : BlackMoon
Nombre de pages : 271
Public visé : Young Adult
Illustration de Clayton Bastiani
Quatrième de couverture :
A l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part. Lorsque d’étranges phénomènes viennent perturber son quotidien et que les trois autres pensionnaires se mettent à développer des talents artistiques incroyables, le malaise de Kit ne fait que s’intensifier. Hantée par une mélodie de piano, elle devient somnambule et aperçoit d’étranges silhouettes dans les couloirs sombres. Bien décidée à mener l’enquête, Kit découvrira que certains secrets feraient mieux de rester enfouis… car ils dépassent tout ce que la raison peut appréhender.

Mon avis : 

Kit doit passer un an dans un pensionnat afin de laisser sa mère partir avec son nouvel époux en voyage de noces où ils ont décidé de voyager à travers l'Europe. Kit est donc au départ ravie d'aller un an à Blackwood en compagnie de sa meilleure amie. Seulement, très vite, elle déchante très vite puisque son amie n'a pas réussi les tests d'entrée au pensionnat. Et elle se retrouve encore plus surprise quand elle s'aperçoit que seule trois autres jeunes filles vont passer un an avec elle dans un manoir effrayant et imposant. Très vite, Kit finit par haïr les lieux et à ne pas s'y sentir à son aise.

Blackwood a un résumé alléchant et sa couverture l'est tout autant. Après avoir vu ça et là qu'il était effrayant et très sympa, j'avais bien hâte de le dévorer moi aussi. Seulement, j'en ressors très peu convaincue. Le style de l'auteur reste plutôt simpliste et permet une lecture rapide, allant droit à l'essentiel.  On vit l'histoire du point de vue de Kit avec une utilisation de la troisième personne plutôt judicieuse puisque forcément cela nous permet de mieux comprendre ce qu'il va arriver à chaque personnage et pas seulement l'héroïne. L'auteur tente d'instaurer une certaine ambiance gothique au roman avec ce manoir perturbant et étrange qui a un passé dramatique, mais j'ai trouvé l'effet loupé en partie à cause des personnages et de l'histoire en elle-même. 

L'ambiance aurait pu être mieux exploité si les jeunes filles n'étaient pas à ce point des nanas insouciantes et qui mettent du temps à réagir à ce qu'il leur arrive. Le thème de la possession avait quelque chose d'intéressant dans la façon dont il était traité, mais pour ma part, je suis restée hermétique à ce choix de l'auteur surtout qu'on reste bien trop dans le flou du début à la fin ! Surtout à la fin, qui ne nous fournit finalement pas d'explications et se termine de manière trop brutale à mon sens et loin de l'ambiance  donné tout au long du roman. Cela peut paraître cohérent au vu de l'histoire de Blackwood, mais j'aurais aimé quelque chose de différent. Là où j'aurais attendu quelques frayeurs, j'ai trouvé que cela manquait de consistance. En fait, les choix de l'auteur de faire que nos héroïnes soient ainsi possédés m'a beaucoup dérangé surtout après les découvertes de Jules concernant sa mère. Cela aurait pu être très très intéressant, mais finalement, on ressort de l'histoire sans aucun frisson et sans avoir eu peur à un instant pour nos héroïnes. Cela reste trop léger, trop en surface et il ne se passe finalement rien de grave si ce n'est quelques toiles effrayantes peintes par un personnage et des fantômes qui semblent vouloir leur part de gloire.

Concernant les héroïnes, elles ne se démarquent absolument pas, ni l'une ni l'autre. Elles sont toutes quatre très différentes, entre la geek super intelligente, mais stéréotypée comme une nana pas très jolie à regarder, sa meilleure amie au contraire est très belle, mais pas très futée. Kit est plutôt banale et tombe vite sous le charme du fils de sa professeur, comme dans 90% des romans du genre. Et puis on a aussi Sandy qui devient une poétesse étonnante et qui n'a rien de particulier.  Je n'ai d'ailleurs pas ressenti de sympathie pour ces quatre jeunes filles les trouvant assez fades et peu curieuses par rapport à tout ce qu'il leur arrive.

Le roman n'est pas mauvais en soi, mais il n'apporte pas les frissons promis et surtout il dresse une histoire déjà-vue et plutôt rapide sans donner d'explications ou de réels dénouements. L'on se posera beaucoup de questions qui ne trouveront jamais de réponses concrètes et c'est bien dommage.

En bref, un roman sympa, mais qui ne m'aura guère convaincu. Si vous recherchez des frissons, je recommanderais plutôt ennemis de Charlie Higson !

Où le trouver ?

2 commentaires:

  1. Il me tentait pas mal après toutes les réactions positives, mais ton avis me refroidit un peu.

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    Réponses
    1. je m'attendais aussi à un bon moment de lecture, mais sincèrement il n'a rien d'effrayant et il est trop court donc pas assez développé. Cela dit il est parfait pour se détendre du fait qu'il se lit rapidement et qu'il ne nous demande aucun effort de concentration pour le lire ^^ .

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