vendredi 26 juin 2015

Le Bâtard de Kosigan : Tome 2, Le fou prend le roi de Fabien Cerutti

Année d'édition : 2015
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 432
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
1340, au c ur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d un complot qui se trame... autour du roi de France.

Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout, pourrait bien se muer en talon d Achille.

Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l année 1899, l enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l Histoire.
Après le succès du premier opus, L Ombre du pouvoir, Fabien Cerutti signe à nouveau un grand roman de fantasy historique, à cheval entre un Moyen Âge empreint de magie et un XIXe siècle scientifique et rationnel.

Combats de masse et subtiles investigations, poursuites à en perdre le souffle et réparties habiles, négociations serrées et manipulations ; on y retrouve le panache habituel de la lignée des Kosigan dans un univers qui ne cesse de gagner en richesse et en cohérence. De toute évidence, les secrets et les héros délicieusement irrévérents de cette série n ont pas fini de nous surprendre !


Mon avis :

Kosigan a tout prévu pour son nouveau plan : sortir Adelys de Quiéret d'une mauvaise posture et l'amener à son père. Mais le plan qui semblait si parfait tourne à la catastrophe quand Kosigan se rend compte qu'il a été pris pour cible dans un terrible guet-apens. Il lui faudra tout son courage et son énergie pour en sortir vivant tout en réussissant à protéger Adelys afin d'éviter de nouveaux ennuis. Après plusieurs péripéties, Kosigan parvient enfin à ramener la jeune femme saine et sauve à son père et espère bien être remercié. Mais les précédents événements ne jouent pas en sa faveur et il en faut de peu qu'on ne le tue là tout de suite. En effet, beaucoup l'accuse d'avoir assassiné le prince Jean, chose que nie notre héros. Kosigan doit alors prouver sa bonne foie et il sera charger d'une enquête pour le roi de France, Philippe VI sans leur avouer qu'il enquête déjà pour les Anglais. Mais à trop jouer sur différents tableaux, Kosigan ne se met-il pas en danger ?


Il est rare que je parle de l'aspect d'un roman, seulement, je tiens vraiment à le souligner : je suis fan de la sobriété des couvertures de cette saga chez Mnémos. Et le livre en lui-même est juste sublime. Très classe et agréable à lire. Comme toujours, une maison d'édition qui prend soin de proposer de très beaux ouvrages à ses lecteurs. Concernant le roman en lui-même, j'ai été ravie de retrouver Kosigan, mais j'ai été finalement moins emballée qu'avec le premier opus. J'ai eu parfois la sensation de lenteur et de trop de longueurs pour vraiment me sentir à 100 % dans ma lecture. J'ai passé certes un bon moment, mais j'attendais plus je pense de cette suite. 

On retrouve donc Kosigan en fâcheuse posture. Il a pour mission de secourir la fille du Connétable de France, mais rien ne va se dérouler comme il le souhaite. Dès le début, le ton est donné et l'action est au rendez-vous. Kosigan va vaillamment protéger la jeune femme et se protéger par la même occasion d'assaillants qui n'ont qu'un but : l'occire. Commencer un roman de la sorte c'est toujours positif pour la suite. Et franchement, niveau action, le roman est au top. On ne s'ennuie pas, tout s'enchaîne rapidement et on est chaque fois suspendue aux pages du roman, espérant que rien de trop dangereux ne viennent enquiquiner notre héros. On sent vraiment le côté historique du roman avec ce début de la guerre de cent ans qui se prépare tout doucement, mais malgré tout, on est davantage dans de la fantasy que dans un roman historique, l'auteur mélangeant une fois de plus habilement les deux genres. 

J'ai encore été complètement séduite par le personnage de Kosigan. Il a une certaine arrogance et fierté que j'apprécie et qui en font un personnage unique et très attachant. Malgré ses défauts, qu'il ne cache pas, il est aussi loyal et courageux, de sorte qu'il fonce toujours tête baissée lorsqu'il a un but. Cependant, Kosigan joue sur deux tableaux. Il enquête en toute discrétion pour le compte du roi de France, mais en même temps pour le compte des Anglais ! Autant dire qu'il devra toujours surveiller ses arrières et ses paroles pour ne jamais se trahir !

La magie est un peu plus présente contrairement au premier opus. On sent que l'auteur veut nous proposer quelque chose d'autre et prendre un nouveau tournant pour son univers. J'ai toujours autant apprécié les lettres épistolaires des descendants de kosigan et j'ai trouvé que les deux histoires se rejoignaient encore une fois à la perfection. Kosigan doit découvrir qui a tué Jean, le fils ainé du roi et l'enquête n'en finira pas de nous surprendre. 

Le seul gros bémol, c'est que l'auteur traîne à nous donner enfin des explications sur les deux enquêtes en parallèle. Cela veut donc dire qu'on aura un troisième opus et vu la complexité de ce second tome (j'ai parfois eu la sensation de me perdre entre l'époque du XIV ème siècle et le XIX ème siècle) espérons ne rien oublier d'ici sa sortie !

Finalement, je n'ai que peu de points négatifs à dire sur cette suite. Pour le coup, je n'ai pas autant apprécié que le premier opus, peut-être parce que je n'étais pas dans de bonnes dispositions pour le lire ou alors que ce n'était pas le livre à lire à ce moment-là. En tout cas, nul doute qu'il a du potentiel et qu'il n'a pas fini de faire parler de lui !

Je croque pleinement dans ce livre : Quelques petits défauts, mais un bon moment de lecture !

1 commentaire:

  1. Avant de découvrir celui-ci, je vais d'abord m'attaquer au tome 1, et ton billet me laisse croire que c'est une bonne idée ;) Merci !

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