dimanche 22 mars 2015

L'Enfant Papillon de Gabrielle Massat

Année d'édition : 2015
Edition : hachette
Nombre de pages : 400
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
C'est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l'Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute.
La nécessité de s'échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n'a qu'une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l'aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanael, un individu contaminé par le virus.

Mon avis :

Maïa est une jeune fille de dix-sept ans et déjà sous-lieutenant dans la cité. Cet endroit où se retrouve enfermé les survivants d'un terrible virus mortel qui sévit en dehors de ses murs, empêchant toute sortie pour la population. Mais Maïa dont le père, ancien soldat, est décédé pendant une intervention, ne rêve que de liberté depuis que son paternel et Dimitri, le meilleur ami de ce dernier, lui ont laissé à penser que le gouvernement de la cité leur cachait beaucoup de choses en lien avec l'extérieur. Lorsqu'elle finit par obtenir des documents secrets qui mettent en avant certaines choses qu'elle ne devrait pas savoir, c'est Dimitri qui est arrêté et soupçonné de traîtrise. Maïa n'aura que vingt jours pour le sortir de sa cellule avant que le châtiment ne soit effectué sur son mentor.

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec l'enfant Papillon et la surprise fut très agréable puisque j'ai dévoré ce roman en presque un soir, prise par les événements que vit Maïa. Gabrielle Massat offre une dystopie efficace, sans superflu et avec une panoplie de héros qui m'a beaucoup plu. Déjà l'utilisation de la troisième personne du singulier m'a plu parce qu'ainsi on sait ce qu'il se passe à chaque niveau de l'intrigue. On suivra donc autant Maïa que Dimitri ou encore Nathe et Zéphir. Chacun des héros est différent et tente de sortir pour des raisons bien personnelles. Le style est efficace et plutôt percutant, l'auteur ne cherchant pas à minimiser la situation à l'intérieur de la Cité, offrant parfois quelque chose de très sombre. On se prend vite au jeu et on a beaucoup de mal à lâcher le roman.

Maïa est une héroïne qui m'a plu. Elle laisse son coeur lui dicter ses actes sans tomber dans le sentimentalisme, elle a déjà bien trop perdu. Sous lieutenant, elle a pour mission de s'infiltrer dans le ghetto de la Cité pour offrir à ses supérieurs des informations sur de potentiels individus qui oeuvrent contre le gouvernement actuel. Elle est plutôt discrète et très maligne pour cacher son identité et se fondre dans la masse. Son père reste un modèle pour elle, mais elle ne digère toujours pas sa perte. Elle va d'ailleurs suivre ses traces et tâcher de trouver des documents qui prouveraient qu'on peut survivre à l'extérieur de la Cité sans risquer de contracter le virus mortel qui transforment certains habitants en Lazuli, des humains qui n'ont que peu de temps à vivre. Ils sont d'ailleurs facilement détectable de par la couleur de leur peau et leurs cheveux bleus.

Nathe, un Lazuli, m'a vraiment plu. Il est opprimé, victime de discrimination du fait de sa maladie et de sa différence. Mais il tente de survivre quand même et ne pense pas au jour où le virus l'emportera sur son corps. Il sait déjà qu'il n'aura jamais de femme pour prendre soin de lui, c'est un paria, les gens le détestent sans le connaître, mais juste parce qu'il est malade. Il est pourtant courageux et très doux et très vite il apprécie la force de caractère de Maïa. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ces gens si différents qu'on rejette et qu'on traite comme des déchets juste par peur de contracter à son tour la maladie. 

Mon coup de coeur niveau personnage c'est pour Zéphyr, ce tueur à gages si froid qui pourtant tient énormément à sa liberté et à Nathe le Lazur avec lequel il vit. Il va risquer sa vie à de multiples reprises pour permettre à Maïa de sauver Dimitri. Malgré les apparences c'est un homme qui a lui même connu bien des problèmes et c'est une accumulation de choses effroyables qui ont fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.

Concernant l'intrigue, je l'ai beaucoup apprécié. Nos héros tentent de fuir la pseudo liberté qu'ils ont dans la Cité, parce qu'ils sont certains de ne courir aucun risque à l'extérieur, malheureusement ils n'en sont pas certain et vont donc chercher qui est l'enfant papillon et pourquoi il est tant caché par le gouvernement. Les révélations de la fin sont un peu prévisibles toutefois on meurt d'envie d'en savoir davantage sur cet extérieur trop peu visible dans ce roman. La fin laisse penser à une potentielle suite et je l'espère, car sinon, on reste vraiment sur notre faim pour bien des raisons.

En bref, une bonne dystopie qui ne tombe pas dans le cliché d'une romance rapide et prévisible et qui offre des personnages creusés et intrigant.

Je croque pleinement dans ce livre : Très bonne lecture.

Lecture commune avec Grenouille de La vie des livres

2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas du tout, mais je le mets direct dans ma wish list :)

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    Réponses
    1. c'est une très bonne dystopie YA tu peux foncer ^^

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