dimanche 2 juin 2013

Une collection très particulière de Bernard Quiriny

Année d'édition : 2013
Edition : Points
Nombre de pages : 196
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
D’un recueil à l’autre, Bernard Quiriny met en scène l’extraordinaire Pierre Gould, dandy bibliomane et provocateur par qui l’impossible devient possible. Cette fois-ci, Gould nous fait pénétrer dans sa bibliothèque. Une véritable caverne aux trésors remplies d’auteurs bizarres, de raretés improbables et de chefs-d’œuvre paradoxaux, classés par thèmes : des livres qui s’oublient irrésistiblement en cours de lecture, des livres qui en cachent d’autres dans leurs pages, des manuels de cuisine empoisonnée, des romans qu’on ne peut lire qu’en étant bien habillé et d’autres qui continuent de s’écrire après la mort de leur auteur… Le tout forme une collection unique au monde, et un hommage grandeur nature à la folie littéraire sous toutes ses formes. En guise de complément, deux séries de textes s’intercalent entre les séances de bibliophilie de Gould : une radiographie des folies de notre époque, dans le ton aimable et satirique d’un Marcel Aymé ; et un guide touristique de dix villes à travers le monde, de celle où le bruit n’existe pas à celle bâtie en miroir sur les deux rives d’un fleuve, dans l’esprit inventif et fantastique d’Italo Calvino.


Gould est un collectionneur de roman assez particulier. Ce dernier nous présente le contenu dans les livres qu'il garde jalousement. Entre découvertes de villes improbables et d'histoires incroyables, Gould nous propose un voyage qui flirte entre le fantastique, le cocasse et l'imprévu.

Une collection très particulière est un recueil sympathique. La plume de Bernard Quiriny est loin d'être désagréable et nous permet un séjour étonnant, auquel je ne m'attendais pas. Si certaines histoires sont vraiment plus étranges et addictives que d'autres, il n'en demeure pas moins que ce roman trouvera bon nombre de lecteurs.

Une collection très particulière permet de réfléchir sur la condition humaine et se joue volontiers des codes de notre époque. Par exemple, le fait que l'on puisse changer de nom et prénom a permis à l'auteur d'écrire une nouvelle complètement déjantée où tout le monde change de nom jusqu'à dix fois en une même année pour être dans la modernité ! C'est ainsi que l'on va compter pas moins de dix milles monsieur Hugo en quelques semaines pour le plus grand désarroi des généalogistes qui de ce fait ne servent plus à rien.

Un autre texte nous propose de réfléchir sur la vie après la mort. Et si lorsque l'on meurt, on a une seconde chance ? Les suicidaires s'en donnent à cœur joie puisqu'ils savent qu'ils vont ressusciter sous peu, les retraités qui décèdent retournent travailler lors de leur seconde vie et les parents ne s'inquiètent plus que leur enfant n'en fasse qu'à sa tête. S'il en vient à mourir parce qu'il a été trop têtu pour écouter ses parents, qu'à cela ne tienne, il ne commettra plus la même erreur dans sa seconde vie.

Bernard Quiriny nous propose donc plusieurs thèmes pour réfléchir sur des sujets d'actualités ou non en ajoutant volontairement une grosse dose d'humour. On ne pourra s'empêcher de raconter les nouvelles autour de nous, prenant conscience que plus qu'un roman c'est une véritable réflexion sur des sujets qui nous touchent, de près ou de loin et qui peuvent changer notre vision des choses.

Ma note :



2 commentaires:

  1. Plutôt original le concept, je me laisserais bien tenter tiens ! Je vais attendre qu'il soit en bibliothèque par contre parce que mon compte en banque crie famine... ^^

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    1. oui c'est assez original et au final très intéressant ^^

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