mardi 4 juin 2013

L'oiseau Canadèche de Jim Dodge

Année d'édition : 2013
Edition : 10/18
Nombre de pages : 114
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :

Malgré ses 80 ans, Jake n’a pas peur de l’avenir, car un vieil indien lui a révélé le secret de l’immortalité : la recette d’un tord-boyau carabiné. À la mort de sa fille, Jake se bat pour avoir la garde de son petit-fils, car l’administration hésite à confier l’enfant à ce solitaire excentrique, porté sur le jeu et la bouteille. Mais le vieil homme arrive à ses fins et, malgré quelques divergences de caractère, le duo fonctionne bien. La vie s’écoule paisiblement, t mieux encore lorsque Titou découvre Canadèche, canard boulimique et sympathique, qui devient le compagnon préféré. Seule la présence d’un monstrueux sanglier, en lequel Pepe Jake voit la réincarnation de son vieil ami indien et Titou un ennemi, sème le trouble…


Jonathan Adler Makhurst II, alias Titou, n'est encore qu'un enfant lorsque sa mère meurt, noyée sous les yeux du petit garçon. Il est très vite envoyé chez son grand-père maternel, un vieil homme un peu fou, alcoolique et joueur invétéré. Entre les deux, l'entente passe de suite, eux qui sont pourtant si différents. Titou est calme et réfléchi tandis que Jake est râleur et impulsif. L'un adore créer des barrières tandis que l'autre trouve ça inutile. Tout va pourtant pour le mieux, jusqu'à ce qu'un troisième personnage atypique se joint à leur famille : le canard Canadèche, caneton trouvé sous la terre et qui ne pense qu'à manger tout ce qu'il trouve. Si seulement Cloué-Legroin, le sanglier, n'était pas lui aussi de la partie !

L'oiseau Canadèche est un très court roman et pourtant en si peu de pages il parvient à nous faire passer par un tas d'émotion. La tristesse en premier lieu avec la disparition tragique de la maman de Titou, noyée sous ses yeux. Est-ce la raison pour laquelle le petit garçon ne cesse de construire des barrières ? Pour justement créer ce qui a manqué lorsque sa mère est tombée dans le lac, à cause d'une rambarde pourrie ? On ne le saura jamais, mais je ne doute pas d'avoir la réponse.

Ce roman est aussi très comique avec le canard qui devient obèse et que nos héros emmènent partout, même au cinéma, envoyant paître tous ceux qui s'y opposent. Le nom de l'animal Canadèche est aussi très drôle et évoque une Canne à pêche. Mais le plus drôle, c'est ce sanglier qui malmène nos héros, les narguant tandis qu'ils tentent de le chasser.

Malgré toute cette bonne humeur présente dans quasi chacune des pages du roman, peu à peu on se laisse emporter par une certaine mélancolie grâce à l'insouciance de nos personnages. Jake se sent immortel et on se demande vraiment si au final il n'a pas raison. La relation qu'il entretient avec Titout est merveilleuse et touchante pour ces deux hommes qui ne se connaissaient pourtant pas et qui peu à peu s'apprivoisent.

Une belle fable sur la tolérance de l'autre et l'amour entre un homme et son grand-père que tout oppose.

Ma note :


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