samedi 15 octobre 2011

Prêtresse du sexe de Alexandre Lévine



Année d'édition: 2011
Editions :Artalys
Nombre de pages : 200

Quatrième de couverture:

Dans une Antiquité partiellement imaginaire, des prêtresses servent et incarnent Welouma, la déesse du sexe et de la fécondité. Leur rôle est de se donner aux hommes, de jouir et d’enfanter. Un étranger, Cléaridas, arrive dans leur temple et s’immerge dans son ambiance orgiaque, où l’union avec le divin se fait par l’orgasme. Mais il tombe amoureux d’une prêtresse, Ilouwa, et il comprendra que les sentiments n’ont pas leur place dans cet univers. Bien plus, il verra l’ombre de la mort derrière le culte de la déesse.

Alexandre Lévine signe une fantaisie érotico-mythologique unique en son genre, un mélange de scènes de sexe et d’intrigues amoureuses qui aboutit à une réflexion sur le poids des traditions et l’emprise de la religion sur les âmes.



 
J'ai choisi ce roman suite à la proposition des éditions Artalys de le chroniquer.
Bien sûr j'étais au courant du contenu de ce livre et à aucun moment cela ne m'a gênée. Il en fallait bien plus tout de même !


Dès le début j'ai été charmé par le style d'Alexandre Lévine. Son écriture est recherché, fluide, agréable à parcourir. Cela nous permet de visualiser au mieux les personnages et décors présents dans le roman. Les scènes sexuelles sont certes très présentes mais l'auteur tente à chaque fois de les rendre différentes de façon à ce qu'on ne tombe pas dans le côté répétitif de la chose. Et pour ma part cela a marché, et j'ai pu dévorer ce roman sans me dire «  c'est toujours la même chose ».


Concernant l'histoire, elle peut paraître brutale au départ et très crue mais quand on tente de percer la profondeur de l'intrigue, on se rend compte que l'auteur nous offre une belle histoire d'amour à sa sauce. Pas de personnages niais et stupidement amoureux l'un de l'autre mais une histoire d'amour violente, difficile à accepter et surtout qui n'est pas exclusive. En lisant ce livre j'ai eu l'impression que l'auteur nous disait «  l'amour est éphémère » et même si beaucoup ne sont pas d'accord je pense que c'est vrai et que dans une vie on tombe au moins amoureux deux fois.


J'ai aimé cette immersion dans une religion étrange et sans complexe qui glorifie la sexualité sans pudeur, sans rien cacher. Et l'auteur s'en donne à cœur joie ce qui ne m'a pas gênée une seule minute.

Bien sûr je déconseille ce roman aux âmes sensibles et aux prudes qui seront très vite choquée je pense. Pourtant les scènes de sexes sont maintenant monnaie courante en littérature, et personne ne peut dire le contraire.


Concernant les personnages, je les ai tous trouvé dignes d'intérêt. Que ce soit les prêtresses qui se vouent corps et âmes pour leur religion et qui de ce fait laisse de côté leur vie de femmes amoureuses, les servantes qui doivent se soumettre et subir sans rechigner des assauts parfois brutaux ou ces hommes à qui on offre le paradis, tous ont su me captiver à leur manière.


Aussi je remercie les éditions Artalys pour ce partenariat qui m'a beaucoup plu et qui est au final une belle leçon sur l'amour.


Ma note : 8/10

1 commentaire:

  1. Cela m'a l'air de faire un bon mélange, érotique et fantasy. Je me laisserais bien tenter par ce livre. Je me le note quelque part.
    Merci pour ta chronique.

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