mardi 11 octobre 2011

L'esprit de l'anneau profane de Lois McMaster Bujold

Année d'édition : 1999
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 444
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
L'Italie du Quattrocento ! Époque rayonnante et sanglante... L'aristocratie s'adonne avec passion à la magie. Noire, de préférence. Maître Beneforte, orfèvre attitré du duc Sandrino et grand mage à ses heures, connaît bien les dangers de cet art. C'est pourquoi, malgré les dons manifestes de sa fille Fiametta, il refuse de l'initier. Il ne sait pas encore à quel point il a tort !
Car bientôt l'ambitieux Ferrante de Losimo renverse le duc, s'empare du pouvoir. Intrigues, crimes, sorcellerie... désormais le Mal va régner en maître. Mais Ferrante veut plus encore : pour être tout-puissant, il lui faut emprisonner dans l'anneau magique l'âme d'un grand homme. Celle de Maître Beneforte, justement...
Fiametta, malgré son courage et ses dons de magicienne, parviendra-t-elle à déjouer ce dessein démoniaque ? A faire triompher le Bien ?
 
Mon avis :
 
Qu’il est parfois agréable de lire des romans qui ont déjà pas mal d’années derrière eux et surtout dont personne ne parle ! Je me suis donc lancée dans la lecture de l’esprit de l’anneau profane sans à priori ni avis extérieur. Juste poussée par la curiosité. L’auteur Lois McMaster Bujold est née en 1949 dans l’Ohio et a obtenu plusieurs prix pour certains de ces romans que hélas je ne connais pas non plus (comme la saga Vorkosigan qui est un space opéra par exemple, série qui a lancé l’auteur).
Ce roman-ci éditée en 1994 et qui n’a aucune suite nous plonge dans un monde très proche du notre. Il est qualifié de roman fantasy historique car c’est bien de la fantasy mais qui se passe en Italie et avec de nombreuses références à l’histoire Italienne.
Le roman nous plonge dans suite dans un univers particulier et plutôt agréable, une sorte de revisite de la renaissance en Italie, le tout mélangé à de la fantasy. On découvre dès les premières lignes l’héroïne Fiametta Beneforte, jeune fille de seize ans vivant seule avec son père un orfèvre et magicien ainsi que le second héros Thur Ochs jeune mineur de seize ans qui se voit envoyé dans la ville de Montefoglia pour devenir l’apprenti de l’orfèvre le plus célèbre : Prospero Beneforte, le père de Fiametta. Entre temps, l’ambitieux Ferrante de Losimo renverse le duc et s’empare du pouvoir de la ville sous les yeux impuissants de la jeune fille. Dès lors elle devra fuir cette ville et récupérer la dépouille de son père dont Ferrante souhaite se servir.

L’histoire semble se dérouler très vite, car c’est sans m’en rendre compte que les pages ont défilé à une vitesse folle. On se sent de suite intrigué, soucieux de savoir comment Fiametta et son caractère très vif, véritable furie et Thur, personnage beaucoup plus calme vont réussir à récupérer les corps de leur proche et en même temps tuer celui qui détruit lentement la ville de Montefoglia. Du style de l’auteur, rien à reprocher. Celle-ci va à l’essentiel et ses dialogues sont très vivaces. On peut peut-être reprocher à l’auteur de nous inonder d’informations capitales à la compréhension de l’histoire trop rapidement, nous laissant peu de questions en suspens.
On pourra également lui reprocher la grande simplicité de l’intrigue générale de ce roman mais au final les personnages nous permettent de passer un agréable moment et l’intrigue n’est plus notre principale préoccupation. La façon qu’à l’auteur d’utiliser les qualités et défauts humains est incroyablement réussit. De même que la relation sentimentale qui va naître entre Thur et Fiametta nous touche malgré la douceur et la naïveté de cet amour nouveau pour eux.

L’auteur utilise également la religion pour appuyer le caractère vif de la jeune femme qui va se retrouver protégée par un monastère. Une petite critique de la lâcheté des hommes de Dieu est alors utilisée pour permettre à notre héroïne de quitter l’âge adolescent et devenir définitivement une femme adulte et courageuse.

En bref, ce roman même si basée sur une intrigue plutôt simple est un régal. La nature humaine ici est travaillé et on se retrouvera sans problème dans la peau de l’un des personnages. 

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