mercredi 12 octobre 2011

Le démon des morts de Graham Masterton

Quatrième de couverture :
 
Un petit village paisible au bord de la mer, non loin de Salem, la ville des sorcières. La femme de John Trenton a trouvé la mort dans un accident de voiture. Un mois plus tard, des phénomènes étranges commencent à se produire, la nuit, John croit voir sa femme... ou son fantôme. Hallucinations causées par le chagrin... ou réalité encore plus terrifiante ? L'explication se trouve peut-être dans un bateau, le Oauid Oark, qui a sombré au large de Salem, trois siècles plus tôt. Que transportait donc ce bateau d'où semble provenir une influence maléfique.
 






Mon avis :
Graham Masterton nous offre à nouveau un roman exceptionnel. J'avais déjà adoré Apparition et trouvé le Djinn intéressant quoique trop court et le Démon des Morts est pour le moment celui que j'ai le plus apprécié des trois.
L'auteur ne s'embête pas à utiliser cinquante pages pour décrire l'univers dans lequel se déroule le roman. Il ne perd pas son temps à nous expliquer ce qu'il s'est passé pour chaque personnage car on le découvre avec l'avancée de l'intrigue. Graham Masterton va droit à l'essentiel.

Ici, on fait rapidement la connaissance de John, un jeune veuf qui a perdu son épouse dans un accident de voiture ainsi que l'enfant qu'elle portait. Dès le départ on sent le vide que laisse cette jeune femme derrière elle, non seulement pour le héros, John, mais aussi pour les parents de celle-ci qui ne cesse d'accuser John de ce malheur.
Un héros plutôt torturé entre la perte de la femme qu'il aimait, du seul fils qu'il aurait jamais eu et par les accusations de sa belle-famille qui le considère comme le principal coupable de ce drame.

Dès le début du roman, on découvre aussi un héros torturé par des "hallucinations" auditives. Il pense entendre sa femme l'appeler , chuchotant son prénom. Mais est-ce dû à la perte trop récente de celle-ci , un deuil qu'il ne parvient pas à faire ou est-ce autre chose? Et là le roman devient petit à petit de plus en plus angoissant. John découvre que son épouse est toujours là sous forme spectral et ses apparitions ont le don de lui faire perdre la tête. Tiraillé entre son envie de la revoir et de profiter de ses apparitions nocturnes et entre le fait de se rendre compte qu'il est face à un fantôme, notre héros ne saura que faire.
J'ai énormément apprécié la psychologie de John. C'est un personnage vraiment humain, et lui qui est pourtant au départ plutôt terre à terre, va vite se rendre compte qu'il n'est pas le seul à souffrir de la sorte des apparitions d'un être cher disparu trop vite.

Les revenants de ce roman ont tous quelque chose de terriblement malsain et glauque, surtout le passage ou Jane la femme décédée de John lui fait l'amour sous sa forme de "fantôme". Je crois que l'auteur n'aurait pas pu faire mieux! Les nombreux morts du roman sont aussi très ingénieux puisqu'aucune d'entre elles n'est possiblement réalisables. On découvre donc à quel point les esprits sont tourmentés et très en colère.

L'être Sans Chair est aussi une créature tout à fait intéressante. L'auteur s'est cette fois-ci inspiré des légendes aztèques pour utiliser un démon dangereux, cruel et surtout sans aucune compassion. Il dévore les coeurs des vivants, se nourrit de l'énergie vitale d'eux... et surtout il les amène à lui grâce aux morts.

En bref le final est tout aussi génial que le roman, un final qui en jette et qui ne tombe pas dans les classiques Happy end " ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants." Un roman vraiment excellent, un véritable coup de coeur pour ce bijoux fantastique!

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