samedi 15 octobre 2011

L'antilégende de Fabien Clavel

Année d'édition: 2005
Editions : Mnémos
Nombre de pages : 384

Quatrième de couverture :

Don Juan est accusé de meurtre ! Une à une, les femmes qu'il a séduites sont retrouvées mortes, le cœur arraché, et une étrange escouade de spadassins noirs est lancée à ses trousses. Le séducteur légendaire clame son innocence... Mais que s'est-il passé entre le moment où la statue du Commandeur l'a entraîné aux enfers et sa réapparition à Séville ? Il n'en conserve pas le moindre souvenir. Pire encore, il ne parvient même pas à se remémorer l'identité de ses conquêtes passées... Accompagné de son valet et de la blonde et sulfureuse Manon Lescaut, il part à la recherche de la clé du mystère à travers une Europe étrangement transformée. Mais un inquiétant personnage au masque de fer semble l'avoir devancé...

« Elle vous a tendu la main, vous l'avez prise, et elle vous a entraîné en enfer ! »

 

Mon avis :
 
En refermant ce roman, je me demande si je n'ai pas été quelque peu désorientée par l'auteur. Dom Juan? Bien sûr que je connais ce classique. Pourtant le Dom Juan de Fabien Clavel est tellement différent tout en gardant ce côté séducteur qu'on aime tant.
J'ai décidé de lire ce roman via la LC organisée sur le forum Mort Sûre et je ne regrette absolument pas ce choix car j'ai pu me plonger dans un roman étonnant, déroutant, abracadabrant.
 
Dès le début de ma lecture, j'ai compris que l'auteur nous offrait un roman très linéaire, ne souhaitant pas nous voir nous éparpiller un peu partout pendant la lecture. Pourtant malgré ce côté "jeux vidéo" j'ai pu lire un roman mouvementé et maîtrisé jusqu'au bout par son auteur. Pourquoi je compare ce roman à un jeux vidéo? Voici mon schéma pour être plus claire :
Dom Juan apprend qu'un homme arrache le coeur de ses anciennes conquêtes. Il va donc mener son enquête et à chaque nouvel élément et nouveaux personnages interrogés il va passer au level suivant, c'est à dire au chapitre suivant dans un nouvel environnement.
 
Bien sûr je schématise énormément mais en gros c'est un peu le goût qu'il m'a laissé après lecture, et franchement cela m'a fait du bien car je n'ai pas eu à réfléchir dix ans pour comprendre de quoi il en retournait. Autant le dire de suite, le style de l'auteur y est pour beaucoup. Fluide, efficace, Fabien Clavel sait comment nous donner envie de toujours tourner les pages suivantes. C'est le premier ouvrage de l'auteur que j'ai l'occasion de lire mais il m'a donné très envie de découvrir la cité de satan, hmo vampiris ou le miroir aux vampires, trois ouvrages que je possède déjà.
 
Côté histoire donc, rien à dire de vraiment concret. On suit en simple spectateur les aventures d'un Dom Juan en colère de découvrir qu'un homme au masque de fer arrache le coeur de ses anciennes conquêtes. Il va donc à l'aide de son serviteur Sganarelle tenter de démasquer le meurtrier afin de se blanchir lui-même.
En fait je ne vois pas quoi dire de l'histoire parce que certes elle est sympa, mais on est qu'un spectateur des quiproquos et situations délicates dans lesquels vont se retrouver nos héros. Chaque nouveau chapitre se déroule dans un lieu différent et parfois même les personnages ne savent plus ce qu'ils s'apprêtaient à faire ni où ils sont. Et c'est bien ça qui m'a quelque peu destabilité. Déjà moi-même j'avais quelque mal à me rendre compte de la situation réelle mais en plus on découvre que les personnages sont sujets à des pertes de mémoires et donc qu'ils sont aussi perdu que nous! Ainsi Dom Juan a tout oublié comme sa mort et son dîner avec la statue du commandeur.
 
Heureusement il reste un personnage sur qui compter et c'est bien sûr Sganarelle qui ne cesse de vouloir rappeler à son maître que tout ce qui se déroule est étrange. Sganarelle qui possède tout du personnage de théâtre. Il est drôle, niais et surtout fidèle à son maître. Ses court monologue sont bien souvent très drôles et permettent de rendre le roman beaucoup plus léger.
 
Au cours de ma lecture j'ai pu retrouver certains personnages que j'apprécie beaucoup comme Mme de Merteuil et M. De Valmont, les quatre mousquetaires, manon lescaut, Descartes, molière, le masque de fer...
L'auteur parvient plus ou moins bien à leur donner un petit rôle dans cette nouvelle aventure de Dom Juan pour notre plus grand plaisir.
 
En bref, un roman agréable à lire, peut-être un peu trop linéaire mais qui possède une panoplie de personnages tous plus connus les uns que les autres pour notre plus grand plaisir.
 
Ma note : 9/10

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