vendredi 14 octobre 2011

Alera de Cayla Kluver

Nombre de pages : 448 pages
Editions : éditions du masque (MSK)
 
Quatrième de couverture :
 
À la perspective d’épouser l’homme que son père a choisi pour lui succéder à la tête du royaume d’Hytanica, la princesse Alera a la désagréable impression qu’on lui impose un destin dont elle ne veut pas. Lorsque Narian, un mystérieux jeune homme originaire du royaume ennemi de Cokyri, arrive avec un passé obscur dont il refuse de parler, les nouveaux désirs d’Alera menacent alors de détruire le royaume.

En découvrant le secret de Narian, la jeune fille se retrouve prise au piège de complots, de querelles familiales et de guerres ancestrales. Se résoudra-t-elle à écouter son cœur au détriment de sa famille, son royaume et son honneur ?
 
Mon avis:
 
Alera c’est un roman dont je n’entendais que du bien.
Et lorsque l’occasion se présenta de le lire à mon tour, je ne pus refuser.
Alera nous raconte l’histoire d’une jeune princesse se prénommant Alera comme le tire. Celle-ci se doit de trouver un héritier pour le trône en épousant un homme un peu plus âgé mais surtout capable de régner sur le royaume d’Hytanica. Entre temps on découvre que le royaume d’Hytanica est en froid avec le royaume de Cokyri. Par le passé les Cokyriens ont enlevé de nombreux enfants du royaume de leur ennemi et n’ont rendu que les corps sans vie de quarante-huit d’entre eux. Un seul donc ne fut pas rendu et les Cokyriens arrêtèrent leur guerre pour on ne sait quelle raison. Environs seize ans plus tard, Alera héritière du royaume vit un peu dans l’insouciance, entourée de ses gardes du corps. Ce qu’elle ignore c’est que son destin est en marche, et qu’elle ne pourra continuer à faire ses propres choix sans que cela ai des conséquences sur son futur et sur son royaume. 
Ce qui m’a d’abord beaucoup plu dans ce roman c’est le style de l’auteur. Il est très agréable à lire, fluide et surtout il nous met très vite dans l’ambiance de ce château. 
L’histoire est assez simple de premier abord et elle s’écarte assez des classiques de la fantasy traditionnelle dans le sens où il n’y a aucune créature magique, aucune magie de réellement présente. La seule chose d’assez classique c’est une prophétie mais qui ne concerne en aucun cas l’héroïne, et si au départ je craignais de trouver ça « rébarbatif », ce ne fut pas le cas et l’histoire a su me charmer comme il se doit. En fait il y a très peu d’action à proprement parler dans ce premier tome. On découvre davantage le monde et l’univers dans lequel évolue chaque protagoniste avec son lot de joie et de désillusion.  Ce n’est qu’avec l’arrivée de Narian que le roman commence réellement et on sent les ennuis arriver très vite. Je craignais de trouver une grosse histoire d’amour mièvre et pleine de guimauve dans ce roman, mais fort heureusement ce ne fut pas le cas. Si l’amour a une place dans ce roman, ce n’est pourtant pas la priorité des personnages. Aussi le triangle amoureux Alera, Narian et Steldor m’a chose étonnante bien divertie et à aucun moment ennuyée. La raison est simple : malgré leur sentiment, les personnages privilégient leur rôle et leur devoir à leur passion. La raison l’emporte donc bien souvent sur les sentiments ce qui empêche le roman de tomber dans l’excès de sentimentalité. Un gros point positif donc. 
Je crois que la seconde chose qui m’a tant fait apprécier ce roman, ce sont les personnages. Ils sont tous présents, même les personnages secondaires. Aucun n’est mis de côté et on a le plaisir de tous les découvrir petit à petit. Quand je parle des personnages, je parle de ceux qui font vivre le château et non les servantes qui comme dans tous romans n’ont qu’un rôle minime. Les gardes par exemple : on les découvre tous petit à petit et surtout on apprend à les connaître. J’avoue avoir au départ eu peur de me mélanger les pinceaux avec tous ces gardes du corps mais non, l’auteur parvient à les faire entrer en scène petit à petit, nous laissant le temps de nous intégrer dans le roman et de nous habituer aux personnages. On y trouve une panoplie de protagonistes franchement bien intéressant et certains plus intriguant que d’autres. Que ce soit London le garde du corps d’Alera dont on découvre petit à petit à quel point son passé est sombre, que ce soit Steldor qui malgré les apparences ne cherchent qu’à bien faire et à devenir la fierté de son père, où Alera qui au final privilégiera son rôle d’héritière au trône à celui de jeune fille amoureuse, chacun d’entre eux évoluent réellement pour notre plus grand plaisir. 
En bref, Alera c’est une bouffée de fraîcheur, un roman plein de rebondissement, écrit d’une main de maître pour nous envoyer dans un monde où chaque petite action a des conséquences importantes sur un royaume entier.  Je remercie les éditions MSK ( le masque ) pour ce partenariat qui fait d'Alera un énorme coup de coeur!

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