mercredi 12 mars 2014

La Promise des monarchies de l'ombre de Olivier Lusetti

Année d'édition : 2013
Edition : fantasy édition
Nombre de pages : 235
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
En Chine ancienne, la faiblesse impériale encourage les rois à lever des bataillons. Les astrologues prophétisent la fin des temps. Un étrange cavalier parcourt le pays, en quête de celle qui donnera naissance au nouveau visage du Dieu du Ciel. D'où provient cette folie meurtrière qui ronge le plus puissant des guerriers de l'Empire ? Que sont réellement les huit Émissaires écarlates du dieu Zargose, identiques telles des gouttes d'eau, qui fouillent l'âme comme le tisonnier la braise pour raviver les pensées cachées ? Pourquoi les filles nubiles du Royaume de Ch'u rêvent-elles toutes du même amant au visage enténébré murmurant les mots enchanteurs de l'amour ? Dans le royaume de Zhang Zhung (Tibet des origines), pour quelle raison la jeune « Premier oracle » du monastère de Jiu Gonpa se réveille-t-elle terrorisée ?

La promise des monarchies de l'ombre, c'est un roman qui me mettait l'eau à la bouche et qui avait tout pour me plaire. Seulement, ma joie fut de courte durée. Après une cinquantaine de pages, j'ai ressenti un cruel manque d'intérêt pour ce qui se déroulait sous mes yeux. 



Déjà, le style de l'auteur est particulier. J'ai eu la sensation qu'Olivier Lusetti voulait nous en mettre plein la vue avec ses tournures de phrase et son style. Un peu comme un exercice où il cherche à voir jusqu'où il peut aller. Alors certes au début, on prend plaisir à lire cette manière d'écrire si particulière, mais peu à peu, on est lassé et on se dit que oui, on a saisi, Olivier Lusetti a une plume travaillée. À trop en faire, cela a eu sur moi l'effet inverse de celui désiré. Du coup, le roman fut laborieux à lire et j'y ai mis beaucoup plus de temps que nécessaire pour lire seulement 235 pages.



Ensuite concernant le roman en lui-même et l'intrigue proposée, là ce fut catastrophique dans le sens où chaque fois je n'avais qu'une envie, refermer ce livre et passer à autre chose. On voyage bien en chine, c'est très bien rendu et intéressant, mais j'ai eu la sensation que le roman était décousu. Un peu comme-ci le manuscrit était tombé au sol et les feuilles s'étant éparpillées, on les avait mal assemblés. Pourquoi ? Parce qu'à chaque nouveau personnage présenté par l'auteur, j'attendais un fil directeur avec l'intrigue ou les autres personnages déjà proposés, mais rien. Ce fut un peu comme si l'auteur dressait des tableaux de personnages comme pour nous préparer à un jeu de rôle (choisissez votre joueur) et qu'ensuite on découvrait un petit bout de la vie de ce héros avant de passer à autre chose. Très déstabilisant à mon sens !



D'ailleurs, l'auteur a voulu tout miser sur son style et donc sur les descriptions. C'est long, ça manque d'action, on se demande où on va sans avoir aucune réponse après avoir refermé le roman. J'ai eu un début d'attachement pour Hua qui très vite a disparu pour je ne sais quelle raison. 



Alors au final, je pense que l'auteur avait une très bonne idée de départ, mais qu'il a voulu trop en faire au niveau stylistique et du coup, c'est l'intrigue et les personnages qui en pâtissent. Dommage, parce qu'en lâchant un peu du leste au niveau du style pour davantage s'amuser, on aurait pu avoir quelque chose de beaucoup plus sympa. Dommage que pour moi cela n'a pas fonctionné !

Ma note : 3/10

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